Katherine en Europe!

mardi 13 mai 2014

Escapades en nature & Despedida

Pour ma dernière semaine en Espagne, je me suis gâtée et j'ai été en nature!

 

Camino de Santiago 

 Tout d'abord, j'ai pensé que je devais absolument faire au moins une partie du Camino de Santiago (j'en avais un peu parlé dans mon post sur Pamplona), tant qu'à être si près! J'ai donc marché de Pamplona à Puente La Reina, un village à 25 km au sud-ouest. Cela m'a pris 6 heures et j'ai adoré cela! Les paysages étaient superbes, c'était très montagneux, et aussi très venteux (surtout au top des montagnes, je comprends pourquoi ils mettent autant d'éoliennes!) La moyenne d'âge des gens que j'ai vu sur le chemin était autour de 50 ans, et la plupart des gens faisait le chemin au complet, c'est-à-dire celui qui traverse toute l'Espagne d'est en ouest, termine à Santiago de Compostella et prend environ 30-40 jours de marche! Je les trouvais tellement courageux de faire tout cela (j'avoue qu'après une journée, j'étais fatiguée!) Les gens venaient de partout dans le monde, mais il y  avait particulièrement beaucoup de Nord-Américains. En général, les gens étaient très sociables, très curieux de connaître l'histoire des autres, etc. (j'aurais pensé que les gens auraient eu plutôt tendance à faire ce chemin en silence, pour soi-même, plus dans l'introversion, mais non!)  Je vous mets quelques photos ici: 

 

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Pour ceux que ça intéresse (je peux comprendre que ce soit pas tout le monde!!), j'ai filmé un oiseau qui avait un chant que je trouvais mélodieux, en fait éventuellement on se rend compte qu'il y a deux oiseaux qui semblent communiquer ensemble (tu sais que tu vieillis quand tu intègres à tes activités l'observation d'oiseaux hahaha!!). Ça dure une minute, on entend mieux le chant à partir de 20 sec. : 

 

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Foz de Lumbier

Ensuite, j'ai été à Foz de Lumbier, c'est un canyon qui a été formé par la rivière, et qui est situé à 1h de route au sud de Pamplona. J'y ai passé la journée avec deux amies, et bien sûr, comme vous pouvez vous en douter, j'ai adoré cela! C'était très paisible! Il y a avait une impressionnante quantité de vautours (je ne sais pas exactement quelle sorte, mais je sais que ce n'était pas des aigles), leurs cris étaient assez saisissants, surtout amplifiés par l'écho du canyon! J'ai aussi vu des arbres à soie (en fait, des verres à soi sur un arbre), beaucoup de papillons de toutes les couleurs, etc. C'était magnifique! Voici quelques photos (malheureusement, pas de vidéo d'oiseaux...haha) : 

 

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Mi Despedida a Espana (mes adieux à l'Espagne)

13 mai 2014... je retourne au Québec dans deux jours après 4 mois et demi d'absence! C'est avec quelques larmes aux yeux que je fais mes adieux à un pays que j'ai beaucoup aimé. 

Je me suis rendue compte que mon idée de ce que serait cette session d'études a beaucoup évoluée au cours de ces quatre mois, mais seulement pour laisser place à de meilleures choses encore! C'est vrai que je n'ai pas vécu un énorme choc culturel, mais je garde quand même beaucoup, beaucoup de bons souvenirs! N'est-ce pas le plus important?

D'abord, je reviens la tête remplie de tous ces beaux souvenirs de voyage, j'arrive à peine à croire moi-même que j'ai voyagé dans une quizaine de villes en Espagne, en plus de celles au Portugal, en France, en Italie, Bruxelles, Amsterdam... Et ce que j'ai préféré à été de voir des endroits plus reculés en nature et être près de la mer (Cabo da Roca au Portugal, Cinqueterre en Italie, San Sebastian en Espagne, etc.) et les activités qui n'ont pas de prix comme visiter les vignobles de St-Émilion en France, faire des dégustation de Porto à Porto, être au Vatican pour la messe de Pâques (mettons la première demie-heure!), visiter la Sagrada Familia, voir de mes propres yeux la Tour Eiffel, être dans une gondole à Venise, serrer la main du Président du Conseil Européen à Bruxelles...  C'est fou! Jamais je n'avais même osé croire que cela m'arriverait dans ma vie, et pourtant je l'ai fait en seulement quelques mois! J'ai aussi adoré vivre à Pamplona, je suis contente d'avoir choisi une petite ville tranquille et près de la nature. 

Je reviens aussi avec toutes ces nouvelles connaissances sur l'économie, la mondialisation, l'éradication de la pauvreté et l'amélioration des grandes problématiques mondiales via l'entreprenariat social,... Je considère avoir eu les cours les plus pertinents et stimulants de mon Baccalauréat cette session-ci! Mes professeurs m'ont beaucoup inspirée et encouragée à faire avancer nos problèmes de société au Québec, en particulier l'éducation. J'espère avoir la chance d'un jour jouer un rôle actif en ce sens, et de sentir que j'ai amélioré, ne serait-ce qu'un tout petit peu, cet aspect de notre société! J'ai hâte de commencer ma Maîtrise en Administration Sociale! :-) 

J'ai aussi eu l'occasion d'améliorer énormément mon anglais et mon espagnol (j'ai enfin compris, après 3 ans de cours et 7 mois d'immersion dans deux pays hispanophones, comment utiliser les temps du passés et du subjonctif!!), en plus d'apprendre de nouvelles recettes (j'ai appris à cuisiner les anchois par exemple, et j'intègre plus à mon alimentation les pois chiches, le mais, le poireau, etc.)  J'en ai appris énormément sur la culture espagnole actuelle, moi qui avait en tête l'Espagne d'il y a 20-30 ans, mais aussi sur la nourriture (tapas, taureau, mazapan, tortilla de patatas, goxua ...), la musique, les paysages, etc.! Je suis également contente d'avoir connu tous ces autres étudiants de partout dans le monde avec qui j'ai partagé rires, discussions, voyages, pic-nics & vin rouge! 

Un autre aspect positif de ces quatre mois est que j'ai eu beaucoup de temps à moi, à faire des activités pour moi (pas de travail, pas de bénévolat, seulement les études et toutes les activités que je voulais). Cela m'a fait du bien, car j'ai pu en quelque sorte me centrer plus sur moi-même, sur ce que j'aime et sur ce que je veux dans la vie. Après quelques semaines, je me suis rendue compte que cela avait comme effet que je m'affirmais davantage auprès de mes pairs, car je me considérais tout à coup plus importante. Je suis vraiment contente d'avoir fait cette expérience. Je suis convaincue que c'était le meilleur moment pour le faire dans ma vie, et je sens que ce «trip de jeune» étant fait, je peux maintenant me concentrer sur d'autres étapes de ma vie qui nécessitent de la stabilité, comme la carrière et débuter une famille. 

Je suis contente, au final, d'avoir fait ce blog, car cela m'a permis de vous raconter un peu ce que je vivais, me forçant par la même occasion à prendre le temps de me rappeler de chaque voyage, chaque expérience, chaque sensation. Je vais conserver ce que j'ai écrit pour moi-même et le relire lorsque j'aurai le blues de mes voyages en Espagne! Ironiquement, je pense avoir été davantage en contact avec certaines membres de ma famille et certaines amies pendant que j'étais à distance que normalement! De plus, je n'y avais pas vraiment songé au départ, mais je remarque que plusieurs personnes ont appris à me connaître à travers mon blog... C'est vrai que si j'avais eu à raconter mon expérience en Espagne en personne, une fois revenue, j'en aurais dit beaucoup moins! 

Je vous laisse sur ce vidéo clip pour clore le tout. C'est une chanson de David Bisbal (chanteur Espagnol qui a été découvert dans une télé-réalité espagnole qui s'appelle Operacion Triunfo, l'équivalent de Star Académie), la chanson, qui est très populaire présentement en Espagne, s'appelle Diez Mil Maneras (10 000 façons) et le vidéoclip présente des images de la Costa de Almeria, qui est sur la cote sud de l'Espagne. Le vidéoclip me rappelle mes propres aventures et je trouve les paysages magnifiques :-) 

David Bisbal y Costa de Almería: Diez Mil Maneras

 

 

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mercredi 30 avril 2014

10 jours en Italie!!!

Je n'avais pas eu la chance d'écrire sur mon blog dans les quelques dernières semaines, donc attelez-vous, parce que je me suis reprise dans mon post sur l'Italie :-) 

 

L'Italie 

Simon et moi avons visité le nord de l'Italie durant la ''Semana Santa'', c'est-à-dire durant le congé de Pâques du 16 au 27 avril. J'ai adoré l'Italie... je trouve la langue magnifique (à la fin du voyage, je pouvais même dire quelques formules de politesse et commandez quelque chose au restaurant!), j'ai aimé leur vin, leurs huiles d'olive (les meilleures que j'ai jamais goûtées) et bien sûr leurs pâtes (grande fan de pâtes que je suis, inutile de vous dire que j'en ai pleinement profité!) Nous avons eu une météo parfaite (sauf une soirée, mais j'y reviendrai...) J'ai trouvé que les Italiens sont assez accueillants, chaleureux, mais aussi très désorganisés et pour certaines villes, un peu ''attrape-touristes''.

Ce que je retiens en général de l'Italie, berceau de l'antiquité et de la renaissance (avec les magnifiques oeuvres de Michel Angelo, Da Vinci et autres), c'est la richesse artistique et historique! Ils ont fait un travail extraordinaire pour préserver et mettre en valeur leurs ruines, leurs églises, leurs peintures, etc. Nous sommes entrés dans des dizaines d'églises, toutes aussi époustouflantes et uniques les unes que les autres.  Un autre aspect particulier de l'Italie est la façon de traverser les rues, qui donnait presque une mini crise cardiaque à Simon chaque fois qu'on devait traverser!! La priorité est en théorie aux piétons, mais les voitures vont super vite et n'arrêtent pas vraiment, souvent, elles nous contournaient à toute vitesse... Ça donne un peu l'impression de traverser une autoroute... disons qu'on se sentaient petits dans nos shorts de piétons! Aussi, une chose comique à voir était les vendeurs de gugusses pour les touristes. Pour une raison qu'on ignore, en Italie, les vendeurs avaient tous des espèces de petites boules roses avec des yeux (j'imagine que ça représente un animal quelconque, ou un pokémon, je ne sais pas trop, Simon suggérait un Angry Bird) qui avait pour but de se faire lancer par terre, et se faisant, produisait un petit son de balloune qui dégonfle, ou de mini trompette... Je peux vous dire qu'à la fin, on n'était pu-capables de les entendre, leurs petites boules roses!! Et le plus comique là-dedans, c'était la tête des vendeurs, qui semblaient encore plus blasés que nous, regrettant amèrement (je suppose) leur choix d'article à vendre, ne croyant plus trop à leur produit eux-mêmes!

C'était intéressant aussi de reconnaître beaucoup de marques et de produits que nous avons au Québec et qui proviennent de l'Italie, on n'y pense plus trop maintenant, mais par exemples: l'eau San Pelegrino, les petites viandes comme Proscuitto / Salami / Pepperoni, le Martini et le Cinzano, le fromage Parmesan / Mascarpone / Mozzarella / Gorgonzola, le nutella, la gelato, les marques Prada / Gucci / Dolce Gabana / Versace, les voitures Ferrari, Lamborghini et Fiat, les motocyclettes Vespa, la bière Birra Moretti, ... bien sûr nos importations de vins, pâtes, pizzas, cafés, huile d'olive, vinaigre de balsamique (de Modène), etc. Quand on y pense, notre culture a quand même été très influencée par les Italiens! Nos découvertes culinaires: les pâtes à l'encre de pieuvre noire (la sèche) et le Prosecco (vin blanc mousseux dans lequel on trempe des petits biscuits).

Parlant de bouffe, j'ai aussi appris que les Italiens fonctionnent par ''service'' au restaurant, c'est-à-dire que les portions sont faites pour que tu choisisses d'abord une entrée, ensuite Primer Pasti, ensuite Secundi Pasti, et le dessert. Malheur à moi, naive touriste, qui s'attendait à manger des pâtes durant tout mon séjour en Italie, car les pâtes sont toujours dans la catégorie ''Primer Pasti'', et les portions pour les Primer Pasti ressemblent à des portions pour enfants! Qu'à cela ne tienne, j'ai la tête dure et personne ne m'empêchera de manger des pâtes en Italie. J'ai, pour la première fois de ma vie, commandé deux repas principaux dans un restaurant... deux repas de pâtes, bien sûr! :-) 

Bref, nous avons passés un très très beau voyage! Les photos sont dans l'album ''Italie'' pour ceux qui ne les ont pas vues encore. 

 

Rome: du 16 au 20 avril

 Je suis arrivée une nuit avant Simon, soit mercredi le 16, et j'ai dormi dans une petite auberge de jeunesse tout près de la station de train. À mon arrivée, il était environ 23h00 (malgré que je sois partie de chez moi vers 9h30 le matin... j'ai eu une longue escale à Barcelone), et c'est là que je me suis rendue compte que les Italiens en général ne parlent pas vraiment anglais. Je me suis débrouillée avec un ''langage des signes'' un peu douteux, et en immitant l'italien (en baragouinant de l''espagnol avec une twist italienne), et ça a étonnement fonctionné! Jeudi matin, j'ai rejoint Simon à la station de trains et nous sommes partis en bus retrouver le logement que nous avions loué pour les 3 nuits. Juste le trajet d'autobus était dépaysant, pour nous, toutes les rues avaient le même nom... des noms qui ressemblaient tous à ''Giuseppe'' (Joseph) suivi de quelque chose qui finissait en vani, iotto, glia... 

Notre logement était situé dans une région de Rome très jolie, calme et sécuritaire, près d'un immense parc. Nous avions un petit logement situé dans un demi sous-sol, avec poêle, frigidaire, grand lit, salle de bain, et près d'une épicerie..., bref tout ce dont nous avions besoin. Nous avons toutefois eu un mini incident à notre logement... Comme je suis allergique à la poussière et aux acariens, et que le système de chauffage en distribuait gracieusement un peu partout dans l'appart, on avait décidé de ne plus l'utiliser. Vint un certain soir où, après souper, malgré que j'étais vêtue d'un pantalon et d'un gros polard, j'avais froid. Nous avons donc eu la brillante idée de nous chauffer avec la plaque chauffante du four... On pense qu'on a peut-être surutilisé nos deux petits ronds ce soir-là, car le silicone qui entourait le four s'est mis à fondre et à fumer! La fumée sentait vraiment chimique (ce n'était pas de la nourriture qui brûlait) et venait d'en dessous des ronds, nous obligeant à décoller la plaque pour voir s'il n'y avait pas un feu qui dormait en-dessous.. Heureusement, pas de feu, seulement une petite fumée qui a duré une bonne demie-heure. C'est ainsi qu'on s'est rendus compte qu'on n'avait ni détecteur de fumée, ni extincteur dans l'appart... Comme c'était rassurant! Heureusement, c'est arrivé à notre dernier souper à l'appart, donc on n'a pas eu à réutiliser le four!

Généralement, on déjeunait et on soupait à notre logement, et on se faisait un petit lunch pour le midi, ce qui a beaucoup contribué à diminuer nos dépenses. Sauf à notre dernier soir à Rome, nous avons décidé de manger au restaurant, sur une terasse plus particulièrement. Avec notre chance légendaire, c'est là que le plus gros orage est arrivé, l'eau coulait à gros débit sur nos pauvres petits parasols sans défense, et évidemment, il n'y avait plus de place pour manger à l'intérieur du restaurant. Nous sommes retournés à la maison à pied (trop compliqué de trouver un taxi), avec nos petits parapluies, tentant tant bien que mal d'éviter les torrents qui coulaient dans les rues et les lacs qui s'étaient créés partout (c'est à croire qu'il n'y avait pas d'égoût dans cette ville!) Nos vêtements, sacs et souliers ont pris 4- 5 jours à sécher... 

En gros, nous avons vu la Piazza del Popolo (une grande place publique avec de belles églises et une obélisque au centre), la Fontaine de Trévi (là où nos voeux se réalisent si on pitche notre argent dans l'eau), le fameux Colisée (mais nous n'avons pas visité l'intérieur), un immense parc où des ruines sont toutes bien conservées (on y  a vu la maison d'Auguste, le Forum , de grandes arcs, etc.), le Panthéon et l'intérieur (c'était très impressionnant) et le Vatican.

 

Le Vatican...

Le sujet mérite sa propre section, c'est une expérience de vie en soi! Si vous pensez que le Vatican est une aventure magique, un lieu enchanteur et mystique de recueillement spirituel, où règnent le calme et l'amour de son prochain, et bien détrompez-vous! Comme on dit, la où il y a de l'Homme, il y a de l'hommerie. Et au Vatican, il y en a des Hommes... Il y a des millions! Alors, je vais répandre mon fiel, ici même, dans ce blog!

D'abord, on a attendu durant 4 heures dans une file, oui j'ai bien dit QUATRE heures. Imaginez-vous: pas 1 heure d'attente, pas 2 heures, pas 3 heures... 4 heures!!! Plus longue file d'attente de ma vie (et j'ai aucunement l'intention de battre mon propre record!) À part manger, se faire pleuvoir dessus de temps à autres et philosopher avec nos voisins, notre principale activité a été de nous battre pour garder nos places et assurer un peu de ''justice'' dans ce bas monde! Je m'explique: il y a petit système de ''crossage'' (désolée pour ma vulgarité, mais c'est le meilleur mot dans ce contexte!) qui est mis en place pour les files d'attente et aucune autorité n'est présente pour réglementer cela. Le système fonctionne ainsi: Il y a une personne qui s'auto-proclame ''guide de groupe'' qui recrute des touristes naifs et les invite à payer leur passage plus cher avec l'avantage de ne pas avoir à faire la file d'attente. Ensuite, cette personne amène son groupe à la moitié de la file d'attente et tente de subtilement s'introduire avec son groupe (quoi de plus inaperçu qu'une madame avec un micro, suivi de 30 personnes avec leurs petits écouteurs bleu poudre!) Les gens qui sont dans la file depuis le début doivent donc bien se rappeler qui sont devant et derrière eux, afin de trier le bon grain de l'ivraie. Ces pauvres touristes naifs qui se font botter le derrière en dehors de la file se sentent un peu mal, car ils croyaient avoir fait affaire avec un guide de groupe légitime. Nous avons même vu des jeunes essayer de payer des gens pour couper la file! La bataille se poursuit ainsi tout au long de l'attente. Je trouvais qu'il y avait quand même quelque chose de beau là-dedans parce que les gens honnêtes se tenaient les coudes, on s'applaudissait mutuellement (littéralement) chaque fois que quelqu'un bottait un derrière. Certains se révoltaient et empêchaient physiquement les gens d'entrer dans la file (on a même vu des parapluies revoler!), d'autres essayaient de sensibliser les ''crosseurs'' à faire le bien, Simon a crié après une des fausses guides pour lui dire de sacrer son camp (madame qui nous a menti, insultant notre intelligence par la même occasion, tentant de nous faire croire que ''on était là depuis le début, mais certains ont été aux toilettes de temps à autres, c'est pour cela que vous ne nous reconnaissez pas!'' Hey madame!! Pousse, mais pousse égal! C'est à croire que les gens voient une correlation entre être un touriste et être dupe! Tsé quand ça fait 4 heures que tu as le même derrière de tête en avant de toi, tu t'en rends compte quand ledit derrière de tête change de couleur ou de hauteur!) et bref, Simon s'est fait encourager par d'autres touristes qui se sont mis à leur tour à huer la madame, c'était beau de voir les gens se battre pour la justice! Ça nous aura au moins distrait un peu! 

Donc, ça c'était l'ambiance pour entrer au Vatican. Maintenant, le musée du Vatican! Le musée est principalement fait en couloir, et non pas comme des pièces dans lesquelles on peut entrer comme c'est le cas pour un musée typique. Les centaines, que dis-je, les miliers de touristes déambulent donc en troupeaux cordés dans les couloirs (pas vraiment le temps de s'arrêter pour admirer les oeuvres sur les côtés et au plafond parce que tu retardes l'autre gang de moutons derrière toi). Ensuite, l'entrée à la fameuse Chapelle Sixtine (une des choses que j'avais le plus hâte de voir)... On ressemblait à un immense troupeau de moutons, entrant dans un camp de concentration, avec une dizaine de nazis sur un high de sucre et de caféine qui nous fouettaient pour qu'on marche plus vite! Littéralement, ils criaient aux gens ''SILENCE! NO FOTOS! DON'T STOP, WALK!'', et ils nous crient et nous fouettent ainsi en queue-leu-leu jusqu'à la porte de sortie! Wow, quelle ambiance calme et relaxante, qui me donne l'occasion de vraiment connecter avec une oeuvre artistique intemporelle, de philosopher sur la signification et l'intention de l'artiste...!!! Et après, rebelotte dans les couloirs et les magasins jusqu'à la sortie du Vatican. Honnêtement, j'étais phychologiquement épuisée après la visite. Si c'était à refaire, je peux vous dire que je ferais bien d'autres choses qu'une file de 4 heures pour voir la chapelle Sixtine! 

Et c'est pas tout! Non non! Parce que nous, on est des guerriers. Simon tenait absolument à assister à la messe de Pâques à la Place St-Pierre le lendemain matin. Moi, j'étais épuisée de cette expérience du Vatican. La veille au soir, je lui ai donc dit que je pensais que ce serait mieux si on y allait séparément, lui qui voulait se lever tôt pour être plus près du Pape, moi qui voulait partir plus tard pour être moins au centre de la foule, ça me semblait une bonne idée. Mais bon, on s'aime, et on a essayé de faire un compromis. 

Dimanche matin, nous sommes donc arrivés à la Place St-Pierre 1 heure avant la messe, nous allouant une place de choix, soit en plein milieu de la Place St-Pierre. Il faisait chaud, soleil, on avait nos bagages avec nous (c'était notre dernière activité avant notre départ en train vers une autre ville), on était squizés comme des sardines, comme une grosse canne avec des millions de sardines qui fumaient leur cigarette, les gens poussaient par en avant comme si leur vie en dépendait afin de gagner un centimètre de plus (on voit bin mieux le Pape!), bref, je n'étais pas trop dans ma zone de confort. La messe était quand même belle, le Pape a parlé en plusieurs langues, le décor était joli, etc. Mais bon, Katherine ayant de nouvelles petites tendances agoraphobes (va falloir que j'habitue mon cerveau à arrêter d'imaginer le pire quand je suis dans une foule et à s'accoutumer à rester calme quand ça arrive), nous sommes partis un peu avant la fin de la messe. J'ai quand même passé 2 heures dans cette foule, mais à un certain moment, je voulais juste m'en aller, car je sentais que je n'avais plus d'espace, plus d'air (il y avait bien de l'air, mais il sentait la sueur et la cigarette), et que je ne pourrais pas m'échapper s'il arrivait quelque chose. Pauvre Simon qui a manqué la fin de la messe pour moi. C'est ainsi qu'on a appris que la clé du bonheur en couple n'est pas toujours dans les compromis. Dans ce cas-ci, on aurait tous les deux tirés plus d'avantages si on avait fait chacun à notre façon et qu'on se serait retrouvés par la suite ;-)

Et sinon par ailleurs, ce que je retiens en gros de Rome, c'est aussi l'omniprésence de la nature, la ville est très verte malgré que ce soit une importante capitale. Les gens créent de petits jardins sur leur balcon, il y a des cyprès et un autre type d'arbre (voir photo ci-bas) partout, des rosiers qui grimpent sur les murs, etc. Je retiens aussi l'accessibilité des églises: on peut toutes les visiter et elles sont toutes gratuites! J'ai beaucoup aimé Rome! :-) 

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Pise 20 avril

Nous sommes arrivés à Pise par train (magnifique trajet de train qui longeait la mer Tyrrhénienne) le dimanche, 20 avril, en début de soirée. Avant même d'aller à notre auberge, nous sommes allés voir la fameuse tour de Pise. La construction de la tour date du 12ième siècle, elle mesure environ 56 m et son inclinaison est d'environ 4 degrés. On se considérait chanceux d'avoir pu monter à l'intérieur, car on la croyait fermée au public (en fait, elle était fermée entre 1990 et 2001 pour des travaux). La vue était très jolie d'en haut, et Simon s'amusait à essayer de démontrer que toutes sortes d'objets rouleraient s'ils étaient posés par terre, en haut de la tour! Aussi, apparemment Galilée aurait prouvé, du haut de la tour, que la chute de 2 objets de poids différents se ferait à la même vitesse (mais ce serait peut-être un mythe que ça ait été prouvé à la tour même...) Juste à côté de la tour, créés avec le même type d'architecture (sans inclinaison cette fois!), se trouvent la cathédrale (dont la Tour de Pise est le campanile), ainsi qu'un Baptistère. La ville est très petite et on en a fait le tour en quelques heures.

 

Florence 21-22 avril 

Nous avons passés deux jours à Florence, et avons adoré la ville. Le feeling est génial (la ville est à la fois animée et relaxante), l'air est frais et humide, et il y a pleins de statues et de musées un peu partout! On sent que l'histoire et l'art sont au coeur de la ville! Il y a un pont qui s'appelle Ponte Vecchio (vieux pont) qui est très large où se trouvent pleins de magasins qui vendent des produits de luxe, c'est assez particulier! Il Duomo (la coupole) avec ses fresques au plafond et l'immense cathédrale Santa Maria del Fiore datant du 15ième siècle (renaissance) sont des incontournables, c'est la plus grande coupole jamais construite en maçonnerie! Nous avons visité l'intérieur de la cathédrale, avons fait le tour du dôme et sommes montés au sommet du dôme (vue imprenable sur Florence). À l'extérieur, les couleurs de la cathédrale sont vraiment particulières: du vert, du blanc et du orange, dans des motifs lignés et des carrés. D'autres églises à Florence semblent plutôt avoir une influence byzantine dans leurs motifs, leur architecture et leurs couleurs. Nous avons aussi été au sommet d'une montagne pour avoir une superbe vue sur l'ensemble de la ville, où nous avons trouvé une belle église avec un impressionnant cimetière. Enfin, nous avons visité un musée de peintures et statues de la renaissance (ainsi que la statue ''Le David'' de Michel Ange, très impressionnante, d'environ 3 mètres de haut), et le musée d'interprétations de plusieurs machines créées par De Vinci! Ah oui, et le gros musée officiel sur Leonard de Vinci n'est pas à Florence, comme on le pensait, mais bien dans la ville de «Vinci», à environ 1 heure de route de là... Moi, comme une nouille, j'ai toujours crû que De Vinci était le nom de famille de Leonardo, mais c'était juste sa provenance! Meh. Au moins j'ai appris :-) 

 

Cinqueterre 23 avril 

Aaah Cinqueterre... Mon coup de coeur!!! Cinqueterre (5 terres) est un regroupement de 5 petits villages situés à flanc de montagnes au bord de la mer Méditérannée. Nous sommes arrivés par train à Monterosso (village le plus au nord), et avons immédiatement été saisis par la beauté de l'endroit, la plage, la montagne, les couleurs des maisons et des commerces (jaune, rose, bleu et vert pâle), le soleil, l'odeur de la mer (bleu-turquoise)... Wow! Une des activités populaires de l'endroit est de marcher d'un village à l'autre (environ 1h30-2h de marche entre chaque village). Alors que je m'attendais à une petite marche relaxe sur terrain plat, j'ai été surprise par le niveau de difficulté. Il s'agit en fait d'un hiking où il y a peu de ''plat'', il faisait chaud, et nous avions nos backpack contenant tout ce dont nous avions pour passer 10 jours, donc avec ce poids en plus sur le dos, ça ajoutait un peu de difficulté. Moi qui était vêtue d'une robe d'été et de sandales, disons que j'ai troqué les sandales pour des souliers de marche assez vite. Nouvelle tendance mode printemps-été 2014: robe d'été fleurie+ gros souliers de marche noirs + bas blancs. La madame était cute! ;-) Quoi qu'il en soit, le paysage, lui, était à couper le souffle! On était assez haut, le chemin à suivre était vraiment à flanc de montagnes et assez étroit (et n'avait pas toujours de rambarde). On a également vu des vignobles et des citroniers! Le second village où nous avons été s'appelle Vernazza, un peu dans même style que le premier, mais sans la plage. Une fois à Vernezza, on a choisi de se rendre au village suivant en bateau (on était épuisés après notre hiking de 2 heures). Le bateau ne coutait pas cher, et en prime, on a vu quelques dauphins! C'était la première fois que je voyais des dauphins ''en live''! La madame était contente! ;-) Nous ne nous sommes pas arrêtés au troisième village (Corniglia) faute de temps, et avons été directement à Manarola. Encore un autre village très joli, on en a fait le tour en environ 1 heure... La façon dont les rues et les ruelles sont faites est vraiment unique à l'endroit, et ça doit avoir été tout un défi pour les ingénieurs et architectes qui ont bâti les maisons, les routes, les égoûts, etc. Pour nous rendre au dernier village (Riomaggiore), nous avons dû prendre le train, car le sentier était malheureusement fermé. Riomaggiore est un autre magnifique petit village. C'est de là que nous avons pris le train en soirée pour nous rendre à Vérone. Je conseille à tout le monde qui a la chance de voyager en Italie de se rendre à Cinqueterre! C'est définitivement unique comme endroit! 

 

Verona 24 avril 

 

Notre arrivée à Vérone a été quelque peu étrange! Tout d'abord, on s'est rendus compte en fin de journée (après notre hiking à Cinqueterre) que nous étions attendus à notre Bed and Breakfast pour 20h00 et qu'après cela, il serait fermé. Or, nous savions pertinemment que nous arriverions plustôt vers minuit... On appelle donc le monsieur du Bed and Breakfast pour l'avertir de notre retard. Ce dernier a fait une petite ''scène'' à Simon (au téléphone), répétant et insistant sur le fait que c'était vraiment grave qu'on arrive aussi tard, que ça créait d'immenses problèmes, il a même questionné les raisons de notre retard (l'aviez-vous prévu ainsi ou c'est un imprévu? nous a-t-il demandé, comme si on était des ados qui dépassaient leur couvre-feu), mais qu'il allait nous faire l'IMMENSE faveur et le privilège de nous attendre quand même. À notre arrivée, il nous re-questionne sur les raisons de notre retard, et nous dit qu'on était mieux de lui mettre une bonne note dans les ''reviews'' d'hôtel (sûrement, avec un accueil aussi chaleureux..., pensai-je). Le monsieur a ensuite entamé un long speech, en parlant très lentement (Katherine n'est pas patiente lorsque fatiguée), sur le silence requis dans l'auberge (volume de la télé, volume des voix, bruit dans la chambre, etc.), on a même eu droit à une démonstration de fermeture de porte de façon silencieuse. Ensuite, il nous a dit que vu que la douche faisait du bruit, ce serait mieux de prendre nos douches le lendemain matin. WHAT! Il était minuit, on était super fatigués (on arrivait de 4 heures de train) et on était en sueur après une journée de hiking! On a donc insisté et on a gagné le privilège de pouvoir se laver... Ensuite, deuxième mauvaise nouvelle: la machine à café est brisée... Pouet pouet pouet... -100 points pour Griffondor! Non, mais, avouez qu'un bed and breakfast pas de café, ça marche pas! Aussi, c'était la première fois que je voyais un bed and breakfast où on déjeunait dans nos chambres (littéralement un BED and BREAKFAST), il n'y avait pas de cuisine (ce qui veut dire, pas de frigidaire, micro-ondes, toaster, etc.) En gros, le ''déjeuner'' était des petites boites de jus et de lait à température pièce, un croissant sucré, des céréales et des biscuits. Simon pleurait (figurément) à l'idée qu'on n'avait aucune protéine ni aucun fruits dans notre déjeuner, et en plus, pas de café! Bref, on s'est rapidement rendus compte que cette ''auberge'' était vraiment juste un appartment (un 6 et demi) reconverti en auberge, et qu'il y avait un seul employé, c'est-à-dire le gars un peu étrange (Simon disait qu'il avait un syndrome Asperger, car il avait placé les objets tous symétriquement dans la chambre, même les supports étaient accrochés de manière à former un motif, et les napkins du déjeuners matchaient avec nos couvertures, nos oreillers et nos rideaux!!!) Ça nous a aussi créé le problème que, puisque le gars devait sortir faire ses commissions le lendemain, on ne pouvait pas laisser nos bagages en consigne, car on ne savait pas si à notre retour, il serait là. Alors, le lendemain, qui était notre seule journée à Vérone, on a d'abord été déjeuner dans un vrai restaurant, et ensuite, on a dû se rendre à la Gare de trains (qui était loin du centre-ville) pour mettre nos bagages en consigne! Vous pouvez être sûrs que dans ma review, j'ai été 100% honnête sur ce qu'était ce Bed and Breakfast, pas question de booster sa note pour nous avoir attendu le soir! Oui, je sais... je suis une dure! ;-) 

Alors, pour ce qui est de la ville de Vérone, elle est tout-à-fait charmante. L'une des principales attractions est la maison de Juliette, on a donc visité la petite cour intérieure de sa maison, ainsi que le balcon où «Roméo lui faisait la cour»! On avait la possibilité de signer nos noms sur le mur, donc Simon a marqué nos initiales dans un coeur qui restera gravé à Vérone! Hé oui, on est un peu quétaines. La petite ville a aussi un colisée (très semblable à celui de Rome, de l'extérieur), mais on a été légèrement déçus de constater que l'intérieur est une salle de spectacle moderne! Pour le reste, nous avons déambulés, entrés dans diverses églises, etc. C'était bien agréable :-) 

 

Venise 24-27 avril 

Nous sommes arrivés à Venise jeudi le 24 avril en début de soirée. Dès notre sortie de la gare, nous faisions face à un immense canal, des gondoles, des bateaux et de superbes bâtiments! Venise avait quand même quelque chose de dépaysant. D'abord, il n'y a aucune voiture, aucun autobus, ni de vélo dans cette ville! Le service ''d'autobus'' s'appelle le Vaporetto, c'est un bateau (ressemblant à un bateau mouche) dont chaque aller coûte 7 euros (i.e. 10,50$) Ensuite, il y a aussi le service pour traverser un canal, qui se fait en gondole, et qui s'appelle le ''Traghetto'' (3$ pour 2 minutes de gondole!) Ensuite, il y a la «vraie de vraie» ride de gondole qui dure 40 minutes et qui coûte les yeux de la tête (150$), qu'on n'a pas fait pour la raison précédemment exposée. On a bien essayé de négocier, mais les gondoliers ont un espèce de système où tous les gondoliers doivent charger les mêmes prix et c'est un après l'autre qu'ils reçoivent des clients (un peu comme les compagnies de taxi, mais à l'ampleur de l'île). Venise coûte très cher en général... Au restaurant, on doit aussi payer un ''couvert'' par défaut (supposément pour le pain) qui coûte environ 4-6$/pers. De plus, on s'est rendus compte (à nos dépends) que les restaurants ferment en général à 22h à Venise!!! Qui l'eût cru, une des villes les plus romantiques au monde, destination numéro 1 pour les jeunes nouveaux mariés qui ne font que commencer leur soirée à 22h... Enfin! Une autre chose particulière de cette ville est que lorsqu'il y a de très gros bateaux qui passent près de l'île, cela crée de forts remous qui envahissent le peu de rues que les piétons ont. Il y a donc de petites passerelles temporaires mises en place près des gros canaux pour cette raison (la première fois qu'on a vu cette passerelle, on s'est dit tiens, il va y avoir une parade de mode on dirait! Hihi, ignorance, quand tu nous tiens!) J'ai aussi appris que Venise était dans la mer Adriatique (et non pas Méditéranée comme je le croyais!)

L'une des principales attractions de Venise, à part se promener en gondole, est de visiter la Basilique St-Marc (et la Place St-Marc) qui date du 9ième siècle! Anecdote au sujet de notre entrée dans la Basilique... Je vous disais que les Italiens ne sont pas les mieux organisés au monde... Alors, on arrive à la Basilique, on voit qu'il y a une grosse file pour se rendre dans la Basilique, donc on se met au bout. Environ 30-45 min plus tard, on arrive à l'intérieur (surprenamment rapidement) et on constate que l'intérieur de la Basilique est fermé. Elle ouvrait seulement entre 14h et 16h et c'était écrit en petit sur une affiche (en fait ce qui était écrit est que pour Pâques, c'était ouvert entre 14h et 16h, donc apparemment, ils fêtent Pâques jusqu'au 25 avril, eux-autres!) En plus, un monsieur qui travaillait là nous a parlé super bête pour nous dire que nos sacs étaient interdits... On était un peu frustrés d'avoir perdu notre temps et du manque d'organisation (non, mais ce serait quoi de mettre un employé pour dire aux gens de ne pas faire la file inutilement, ou juste de fermer la porte d'entrée!) Mais heureusement, parfois dans la vie (pas toujours), il y a un peu de justice! Quelques heures plus tard, on retourne donc à la Basilique et on apprend qu'on doit se rendre dans un tout autre établissement, plus loin et dans une autre rue, pour avoir accès au service de consigne de bagages. Le monsieur de la consigne nous dit donc qu'il gardera notre sac pour une heure... Nous indignés, on lui dit que c'est pas très réaliste de s'attendre à ce qu'on fasse une file et visite un établissement en 1 heure, mais il répond qu'avec notre coupon de consigne de bagages, on entre sans faire la file (?!) N'y croyant pas trop (avouez que c'est louche), on se rend tout de même à l'entrée de la Basilique, on retourne voir monsieur-pas-de-sourire avec notre coupon, et effectivement, on est passés en avant de tout le monde qui avait attendu super longtemps dans la file. Donc les gens qui ont un bagage ont un traitement privilégié apparemment! De mon côté, je me sentais mal, mais mais mais, c'est pas juste...  Simon, lui, disait Shhuuut, just go with it! 

Ensuite de cela, on a visité le Palais des Doges, magnifique établissement autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, de style gothique/renaissance (14 ième siècle). Cela me faisait un peu penser aux appartements de Napoléon que j'avais vu à Paris... de belles grandes pièces avec du mobilier de luxe, d'immenses fresques sur les murs et au plafond, etc. On a aussi visité quelques musées principalement sur l'art de la renaissance (peintures et statues), mais aussi sur la monnaie, les armes, et on a même vue des sculptures vieilles de près de 3000 ans! 

Ah oui, j'ai une autre anecdote! Vous vous rappelez peut-être de l'épisode ''Katherine reste prise dans un ascenceur à Bruxelles'', et bien n'attendez plus pour connaître la suite, avec ''Katherine reste prise dans une toilette à Venise''! Et pas n'importe quelle toilette, celle de notre hôtel. Alors, je partais insouciemment prendre ma douche (qui était à l'extérieur de la chambre, car pour économiser de l'argent, on avait pris un hôtel avec salle de bain partagée). En barrant la porte (barrure style petit bouton qu'on tourne, qui est directement sur la poignée), je remarque que ça bloque à mi-chemin, donc je tente de ramener la petite barrure à son point initial pour recommencer, ce qu'elle fait, mais la porte, elle, ne suis pas ce que la barrure lui dit de faire! Bref, la barrure avait beau être à ''barrée'', ''débarrée'' ou entre les deux, la porte, elle, restait toujours barrée! Je regarde par la fenêtre, personne dehors que je peux alerter, ni de fenêtres proches non plus, je n'ai pas mon téléphone avec moi, j'étais au 5ième étage donc inutile de penser à sortir par la fenêtre, et il était passé minuit, donc inutile de penser à crier à l'aide (pour l'instant). Commence donc la «valse de la poignée de porte»: je pousse la porte en tournant la poignée et en mettant la barrure à droite, je tire avec la barrure à gauche, je pousse avec la barrure à gauche, je tire avec la barrure à droite, je pousse en envoyant la porte par haut, je tire en envoyant la porte par en bas... Une combinaison infinie, bref, mais tous des résultats négatifs. À force de taponer après la porte (ça se pourrait que mes tentatives furent éventuellement faites avec un peu plus de vigueur, teintée d'une légère agressivité), Simon m'a entendu, bien qu'à l'autre bout du couloir. Il vient me voir, ne peut pas ouvrir la porte, va chercher le réceptionniste (aussi seul employé de l'hôtel), qui gosse avec ses outils dans la poignée pendant au moins 15 minutes. Vint ensuite la vieille madame qu'on a réveillé en faisait du bruit, qui tentait de donner des conseils (en allemand) dans un demi-sommeil à Simon, parce qu'elle, elle savait comment ça marchait une porte barrée... J'entends ensuite Simon perdre un peu patience après la vieille madame qui se mettait dans leur chemin pour mieux les conseiller, Simon perdre patience après le monsieur et lui demander où est la hache (pour la porte, pas pour la madame hihihihihi... beurk qu'est-ce qu'il me prend, c'est un peu dégueu comme blague!), puis le monsieur qui va chercher d'autres outils (car non, il n'y avait pas de hache), et bref, après trois quarts d'heure, une porte à moitié arrachée et beaucoup de patience, j'étais libérée de la toilette. On n'a plus jamais barré de portes après cela (même pas celle de notre chambre, une bonne vieille chaise coincée après la poignée a fait la job), ni pris d'ascenceur dans cet hôtel! 

Pour ce qui est du reste de Venise, et bien ce serait dur d'en dire plus, car c'est plus une ville qui se «vit». C'est très joli, il ya beaucoup de magasins de masques (à cause du fameux Carnaval de Venise), ainsi que de magasins de verre soufflé (fabrique de verre sur l'île de Murano située tout près). Ah oui, et, ce n'est pas vrai que la ville sent l'algue. Non. Elle sent la cigarette! J'ai même trouvé un peu désagréable de respirer (c'est tannant, c'est quand même quelque chose qu'on fait souvent), car il y a énormément, énormément, de fumeurs et comme les rues sont étroites et la ville très humide, ça conserve la fumée juste à la hauteur des narines!! À part cela, c'est une ville où il est très facile de se perdre (pas par manque de sens de l'orientation, car ça, nous l'avons très bien tous les deux), mais parce que même si tu sais dans quelle direction géographique tu veux aller, tu te buttes rapidement à un canal qui n'a pas de pont, donnant un peu l'impression d'un labyrinthe! Sinon, à part se perdre, on a visité des églises, fait des picnics, mangé des fruits de mer dans des places publiques, on a marché dans des quartiers un peu moins touristiques mais tous aussi jolis... Bref, c'est une ville tout à fait unique et incontournable!

Le dimanche matin, nous sommes retournés prendre l'avion (pas le même toutefois... snif snif). 

J'ai A-DO-RÉ l'Italie et j'y retournerais n'importe quand... peut-être une prochaine fois pour voir le sud, qui sait? 

Katherine Xx

 

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lundi 14 avril 2014

Pamplona

Maintenant que je vais mieux et que le gros de mes examens est passé, j'ai décidé de faire du tourisme dans ''ma propre ville'', Pamplona... après y avoir habité depuis 3 mois! J'aime beaucoup ma ville et je voulais vous en parler un peu! J'avais déjà mis plusieurs photos de Pamplona et de mon campus universitaire au début de ma session, mais il y a beaucoup plus à découvrir!  Je voulais vous donner une impression de ''visite guidée'', donc j'ai mis les photos directement dans mon post plutôt que les mettre dans un album! 

D'abord, Pamplona est une petite ville dont la population est d'environ 200 000 habitants. On y parle l'espagnol, mais elle a aussi grandement été influencée par la culture basque, donc on y retrouve aussi la langue de l'euskara. À chaque premier dimanche du mois, les basques se réunissent au centre de la vieille ville pour chanter des chants patriotiques dans leur langue. J'y ai assisté une fois, et même si je ne comprenais pas la langue, leur esprit de communauté et leur attachement à leur culture m'ont beaucoup touchée (ça m'a rappelé nous, les Québécois, comme c'est beau de voir à quel point notre culture et notre accent nous rassemble... Moi je dis... Pas besoin de nous séparer, on est déjà un pays symboliquement!) Côté climat, comme je vous disais, les 3 premiers mois étaient assez pluvieux, mais depuis fin mars, on a droit à de belles journées ensoleillées avec des 18-22 degrés, ça fait du bien! Ça nous permet de faire des pic-nics, ou d'aller manger de la gelato sur un banc au soleil (finalement, je me suis trouvée des amies qui aiment les activités saines ! Note à moi-même: sociabiliser est plus facile quand je ne suis pas dans un autre pays 4 jours sur 7!) Ce que j'aime le plus de la ville, c'est non seulement qu'elle soit entourée de montagnes, mais c'est aussi la quantité et la grosseur des parcs et des aménagements paysagers qu'il y a un peu partout, c'est magnifique! 

Une autre chose que j'ai remarqué ici est que les gens aiment beaucoup manifester! À chaque semaine, il y a des manifestations pour diverses raisons: baisse des taxes, meilleurs services, loi contre l'avortement, etc. Mais ce qui impressionne, c'est la créativité! On ne parle pas de taper sur des chaudrons en métal ici, là, on parle d'avoir des gros costumes avec des cloches cousues sur le dos et les pieds (ça ressemble à une danse tribale), des visages complètement maquillés, tout en scandant des messages de révoltes sociales à la foule et en brandissant le drapeau basque!! C'est assez spécial à voir (malheureusement, j'apprivoise toujours le fonctionnement de mon appareil photo et, alors que je pensais que je filmais une manifestation, j'étais sur le mode photo, donc ça n'a rien enregistré... hum Katherine et la technologie...) 

Pamplona est surtout connue pour Sanfermin. C'est une fête très touristique qui a lieu chaque année au début de mois de juillet (honte à moi, je serai déjà partie à cette date) où on fait des courses de taureaux à travers un parcours dans une petite partie de la ville,où il y a des torreadors, etc. Il y a aussi des festivals de musique flolklorique, des parades, etc. Pamplona est aussi une des villes importantes du pélerinage de Saint-Jacques-de-la-Compostelle, en fait quand je sors de chez moi et que je marche vers l'Université, je me trouve à faire une toute petite partie du ''Camino de Santiago'' (je pense en faire une plus longue partie à la début mai, mais je suis toujours dans les préparatifs pour cela!) Le matin, il n'est pas rare que je vois de courageux pélerins en groupe de 3-4 marcher sur ce chemin, ça doit être toute une expérience! Côté religion, les gens pratiquent surtout le catholicisme, mais j'ai remarqué que l'Opus Dei était vraiment très populaire ici (il y a des chapelles et des activités avec l'Opus Dei à chaque semaine dans toutes les facultés de mon université!), en fait, il n'y a pas vraiment de démarcation entre le catholicisme et l'Opus Dei ici, les gens en parlent comme si c'était un peu la même chose.

Traditions locales: Les mardis se célèbrent le ''Martitxos'' et les jeudis, les ''Juevintxos'', c'est un jeu de mot entre martes / jueves (mardi / jeudi) et le mot ''pintxos'' (prononcé pinchos) qui est un sysnonyme de tapas. Durant ces deux soirs-là, quelques ruelles particulières de la vieille ville se remplissent de centaines de personnes de tous âges qui viennent déguster des tapas et des coupes de vins à 1 euro! Les jeudis soirs sont tellement pleins (à l'intérieur et à l'extérieur) qu'il est extrêmement difficile de se faire un chemin! Mais bon, ça a le mérite d'être chaleureux!

 

Dimanche des Rameaux: dimanche dernier était le dimanche des rameaux, et les gens se rassemblaient dans la veille ville avec des rameaux, des guitares, des flûtes et des grand groupe de gens chantaient gaiement près des églises! C'était beau à voir et à entendre. Il y a un beau sens de la communauté ici!

LE PARC DE LA TACONERA, sa particularité: on y retrouve toutes sortes d'animaux, comme des cerfs, des poules, des cignes, des paons, des tortues, des oiseaux...

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LA VUE SUR LA BASSE-VILLE

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LE PARC DE LA CIUDADELA: sa particularité: c'est un parc immense au centre de la ville, en forme d'étoile, aménagé à partir des anciennes murailles de batailles! C'est l'endroit idéal pour les amis des chiens et pour les joueurs de ''futbol''!

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LA VIEILLE VILLE

C'est l'église Santo Nicolas, celle où je vais chaque dimanche :-) 

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Plaza del Castillo

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Autre très belle église dont j'oublie le nom...

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PARC YAMAGOCHI

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Bref, une belle ville, toute en fleurs depuis fin mars, où il fait bon vivre! :-)

 

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Voilà, je vous laisse là-dessus! Je pars pour l'Italie demain matin... Je vous raconterai nos découvertes :) 

 Katherine Xx

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dimanche 6 avril 2014

Semaines du 23 mars et du 30 mars

Mes deux dernières semaines ont été à peine moins excitantes que les précédentes!

D'abord, depuis mon retour de Paris, j'ai été malade, et mes activités principales se sont résumées à enfler des ganglions, me tousser les poumons et faire vivre l'industrie du kleenex espagnole. Une p'tite visite à la clinique et 150$ de moins dans mon portefeuille plus tard, j'ai appris que j'avais juste une infection virale et, comme la solution la plus préconisée depuis l'histoire de l'humanité le veut, qu'il fallait que j'attende que ça passe. Il y a quelque chose, dans le fait d'être malade à l'étranger, qui nous fait sentir plus vulnérable on dirait... Y'a personne pour cuisiner ta soupe poulet et nouilles, te dire de prendre de la vitamine C, de l'echinacea ou je sais pas quel autre produit naturel, te donner de la crème pour ta peau de nez sèche... on s'habitue à ces petites choses-là!  

 

                                       Source: Externe

 

Quelques jours plus tard, j'avais un rendez-vous chez le dentiste concernant mes dents de sagesse (eh oui, encore). Vous savez, on a tous des peurs dans la vie, et pour moi, aller chez le dentiste en est une. En fait, j'ai pas vraiment peur du dentiste, j'ai plus peur de la douleur qui l'accompagne généralement. Et d'habitude, quand quelque chose me stresse, je gère mon stress en organisant les aspects qui entourent la situation et une fois que la majorité des choses sont préparées à l'avance, je me sens plus ''en contrôle'' de l'événement et plus détendue. Mais pour ce qui est du dentiste, comment peut-on se préparer à avoir mal? Tout à coup, je n'avais plus ma solution anti-stress! Comme si je ne pouvais me détendre simplement, comme s'il fallait que je passe par une activité intermédiaire pour le faire! Et ça m'a fait réfléchir, car je me disais... si je suis aussi stressée d'aller me faire arracher une dent, ça va être quoi le jour de mon accouchement!! Bref, la grosse d'en bas (c'est le p'tit nom affectueux que je lui ai donné) a décidé qu'elle poussait sur les autres pour se faire un peu plus de place et ça, ça fait mal!, alors j'ai été me la faire arracher (tiens, ça t'apprendra!) J'imaginais que l'extraction en tant que telle serait complètement indolore vu que je serais gelée, et que par la suite ce serait un cauchemar: face enflée comme un ballon de football, manger avec une paille pendant une semaine et souffrir le martyr. Finalement, j'ai plutôt eu vraiment mal durant l'extraction comme telle (malgré 4 piqûres de gelage), et par la suite, à part mes points de suture et le fait que mon trou de dent me pompait un char pis une barge de sang dans la bouche (problème réglé avec une gaze), tout était comme si rien ne s'était passé dans ce coin-là (ah oui, sauf pour le 350$ de frais)! Je n'ai même pas pris mes anti-douleurs, et j'ai cessé les anti-inflammatoires dès la 2ième journée. Je suis bien contente, ça me soulage de savoir que ma face a si bien réagie, car j'aurai une deuxième extraction en mai (en espérant que tout se passe aussi bien)! Je trouve que le corps humain est une machine extraordinaire et fascinante, mais... c'est quand même spécial qu'il prenne autant d'années à s'ajuster à nos besoins actuels, à notre alimentation actuelle... Come on!, on continue d'avoir des dents inutiles qui nous poussent dans la bouche même si on n'a pas assez de place pour les garder! De retour de ma boucherie dentaire, je me suis échouée sur le divan, qui a été mon royaume pour le reste de la journée (j'étais épuisée d'avoir été tendue, faut le faire!) Cerveau à off aussi: J'ai passé la soirée à écouter des films de filles, tous plus quétaines les uns que les autres! J'ai trouvé le moyen de pleurer aux scènes tristes de ces films sans grande intrigue... donc j'alternais entre kleenex de mouchage, kleenex de braillage et kleenex de saignage!!! Tout cela en m'alimentant de 'manger mou' et en mâchant d'un seul côté de la bouche...  Quelle belle semaine hahaha!!

Depuis quelques jours, je me sens beaucoup mieux!! Ça tombe bien parce que d'ici au 11 avril, j'ai pas mal d'examens, de travaux longs à remettre et d'exposés oraux à faire. C'est drôle, car maintenant que je suis vers la fin de ma session (reste moins de 6 semaines), c'est là que je commence à connaître des personnes que j'apprécie bien! Étant donné la quantité d'étude que j'avais à faire, j'ai organisé plusieurs groupes d'études chez moi, et finalement, j'aime bien mieux étudier de cette façon. Non seulement, on s'enrichit mutuellement, mais en plus, j'apprends à connaître des gens super sympathiques! Faut bien que je sois à la fin de mon baccalauréat pour me rendre compte de cela!!

Les beaux jours commencent à se montrer le bout du nez ici depuis fin mars... La pluie constante a cessé, faisant place à un soleil radieux et des arbres en fleurs! Le mercure monte autour de 18-22 degrés maintenant, ça fait du bien au moral (je sais que je n'ai pas vécu le calvaire d'un 6 mois de neige comme vous, d'ailleurs je sympatise avec votre cause, mais c'est un peu comme si j'avais eu un mois de novembre qui avait duré 3 mois, avouez que c'est quand même un peu déprimant!) J'ai passé cette fin de semaine à alterner entre étude et tourisme à Pamplona... je vous raconte cela dans un prochain post! :-) 

 

Katherine Xx 

 

 

 

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vendredi 4 avril 2014

Paris – Week end du 21 au 24 mars

Simon et moi sommes partis vers la ville de Paris vendredi soir, à partir de Bilbao. Nous avons eu la chance d’être hébergés par des amis, une jolie famille dont deux enfants, durant tout le week-end !

Simon y ayant déjà été plusieurs fois, il m’a guidé à travers les principales attractions de la ville. À notre départ, nous avons eu pas mal de pluie (pour les 2-3 premières heures), mais le reste de la fin de semaine a été ensoleillé !

Paris n’a pas été un voyage dont l'aspect central a été de me faire vivre pleins d’émotions, comme ça a été le cas de plusieurs villes au Portugal, par exemple. Ceci dit, j’ai beaucoup aimé la ville, et j’avoue que j’en ai surtout profité pour voir les grands monuments et les grandes attractions touristiques (honte à moi). Veuillez pardonner le style un peu plus énumératif de ce post, mais je crois que c’est la façon la plus simple avec laquelle je peux vous raconter Paris ! 

 

                                  carte paris

 

Je vous ai donc tracé notre parcours en rose sur la carte, je sais j'ai un talent artistique indéniable, et sinon, vous pouvez juste regarder les photos si vous êtes visuels (quand on ne connaît pas les lieux, ça peut être un peu ennuyant de lire un liste!) 

- Nous avons débuté par l’Académie Nationale de Musique et ensuite la magnifique Cathédrale Ste Madeleine tout près (elle ressemblait un peu au Panthéon) 

 - La Place de la Concorde (plus grande place de Paris) où se trouve l’Obélisque égyptien haut de 23 mètres (c’est un cadeau que les Égyptiens ont fait aux Français en reconnaissance d’un Français a traduit les hiéroglyphes) 

- Le Jardin des Tuileries qui nous menait vers le Musée du Louvre (wow le Musée du Louvre est gigantesque !!), puis nous avons marché le long de la Seine (les monuments de part et d’autre de la Seine sont superbes) 

- Arrêt dans un petit café Parisien question de déguster un croque-monsieur accompagné d’un café (remarque : les chaises des cafés parisiens sont toutes tournées vers la rue, plutôt que les unes vers les autres)

- La Cathédrale Notre-Dame-de-Paris (je ne pouvais m’empêcher d’avoir la toune il est venu le temps des cathédraaaaaales dans la tête !), nous avons aussi visité les tours de la dite cathédrale, ce qui nous a offert une vue imprenable sur Paris !

- Le Panthéon, et ensuite les Jardins du Luxembourg (jardins privés qui appartiennent au Sénat, mais qui sont ouverts au public) ;

- Les Invalides (établissement dont la construction a été ordonnée par Napoléon, c’était à l’époque un endroit où les militaires blessés pouvaient recevoir des soins) avec ses petits arbustes taillés en cônes et son dôme doré.

- La tour Eiffel !! Ça me faisait tout drôle de la voir pour vrai ! C’est impressionnant à voir ! Et non, nous ne sommes pas montés dedans parce que Katherine n’avait pas la patience de faire la file durant 3-4 heures pour voir Paris de plus haut, quand on a juste 2 jours pour visiter une ville… Surtout compte tenu qu’on avait déjà eu une très belle vue des tours de Notre-Dame-de-Paris :-)

- L’Arc de Triomphe, qui est aussi au centre du plus gros rond point de Paris, était partiellement en réparation, mais tout de même joli à voir. Nous sommes arrivés tout juste à la fin d’une cérémonie de fin du coucher du soleil. Il symbolise les soldats morts au combat au 19ième siècle et à l’intérieur sont gravés les noms des batailles. 

-Nous avons terminé cette journée par une marche aux champs Élysées. Moi, comme une nouille, je pensais que les champs Élysées étaient… des champs, ou un parc…bref quelque chose de naturel. Et bien non ! C’est bien d’un gros boulevard avec des boutiques de riches qu’il s’agit ! Quelques dégustations de chocolats et de macarons plus tard, nous retournions, exténués, à la maison de nos amis !

 

Le dimanche matin, Simon est retourné à Montréal. Quant à moi, j’ai marché à nouveau jusqu’à la Cathédrale Notre-Dame-de-Paris et j’ai visité l’intérieur (nous avions seulement visité les tours la première fois). Ensuite, j’ai marqué jusqu’au Pont des Arts. Celui avec les centaines de cadenas d’amour accrochés. Je me suis amusée à entrer dans différentes galeries d’art gratuites (artistes inconnus) puis, j’ai été visité une galerie d’art beaucoup plus connue : Le Musée du Louvre ! J’ai fait 2 ans d’études en arts au Cégep, mais j’avoue que j’ai oublié la majeure partie de ce que j’ai appris, malheureusement. J’avais oublié quel artiste avait fait quelle œuvre, à quelle époque, etc. Néanmoins, cela ne m’a pas du tout empêché d’apprécier ma visite, j’ai adoré ! J’ai, entre autres, vu les principales œuvres connues (Venus de Milo, Joconde, Sphinx, Les Appartements de Napoléons, La Cour de Marly, etc.) Pour finir ma journée, j’ai été dans le secteur de Montmartre visiter la superbe Basilique du Sacré Cœur (intérieur et dôme). C’était magnifique !! Je dirais même un de mes coups de cœur ! En revenant à la maison, je me suis arrêtée pour prendre une crêpe au chocolat pour emporter dans l’une des innombrables crêperies de Paris (je ne savais pas que c’était si populaire) !

Lundi matin, 5 :00AM, j’étais à nouveau en route vers l’aéroport ! 

Donc, voilà ! J’ai tout aimé de Paris (sauf peut-être l’attitude des gens au service à la clientèle ou dans les restaurants qui aiment bien nous faire sentir stupides par leurs remarques). Je l’ai trouvée jolie, presque romantique, et surtout riche d’histoire et de culture !  Je sens que je n’ai pas tout vu, j’y retournerai peut-être un jour, qui sait… :-) 

Les photos sont disponibles! 

 

 

 

 


samedi 29 mars 2014

Nacedero de Uruderra et Logrono

Mercredi, 19 mars, est une journée fériée à Pamplona. Au début, je ne savais pas trop de quoi il s'agissait, puis quelqu'un m'a dit que c'était ''El dia del padre'' (littéralement: le jour du père). Finalement, j'ai appris plus tard que c'était une fête en l'honneur de St-Joseph! Bref, congé cette journée-là. Simon et moi avons loué une auto pour la journée et nous sommes partis à Nacedero de Uruderra! 

Ce coin un peu reculé (2 heures d'auto de Pamplona), en montagnes, offre un attrait bien particulier: des lacs dont l'eau est turquoise. Nous nous sommes donc rendus en utilisant le GPS. Ouf, mauvaise idée!! On avait vu des affiches à un certain moment sur la route annonçant l'endroit, mais on a préféré suivre le GPS... Et bien celui-ci nous a amené au sommet d'une montagne (qui nous avait pris une demie-heure à monter dans des chemins très sinueux) qui n'était pas la bonne! Lorsque nous sommes arrivés en haut, j'ai regardé la carte disponible dans le stationnement et je me suis rendue compte qu'il n'y avait aucun lac indiqué, seulement des sentiers de marche. On a finalement demandé à une madame qui nous a expliqué qu'il fallait redescendre tout en bas, dépasser un petit village et que l'eau turquoise se trouvait dans le bas de la montagne. Nous sommes donc retournés sur nos pas, et avons mis le nom du village (Baquedano) par lequel nous devions passer dans le GPS... Deuxième erreur! Je ne savais que c'était possible, mais le GPS nous a fait passer par un p'tit chemin de campagne rabotteux et très étroit (clairement pas pour les voitures, mais on ne voyait pas d'autres chemins et le GPS nous disait de passer par là). Simon conduisait et riait de notre situation: deux Québécois perdus dans les chemins bouetteux du fin fond de la campagne espagnole!! Moi j'essayais de le rassurer: selon le GPS, il reste juste 240 mètres sur ce chemin là, juste un petit tournant à droite et on arrive... ! Bref, notre situation était un peu ridicule! On a finalement trouvé le stationnement comme prévu et on a demandé des indications routières (pour les autos) pour le chemin du retour! 

Le trajet était d'environ 6 km, plutôt plat en général et on suivait la rivière qui devenait de plus en plus petite et diffuse (on devait se rendre jusqu'à la naissance de la rivière, qui est en fait un tas de petits ruisseaux qui se faufilent dans la mousse et les arbres pour se jeter dans la rivière). L'eau était effectivement turquoise, et étonnement transparente. Les couleurs étaient très jolies: la mousse verdoyante, l'eau turquoise, les rochers, etc. On a aussi eu la chance d'assister à un magnifique coucher de soleil sur le chemin du retour! Ça nous a fait du bien d'aller nous ressourcer en nature!

Le soir, nous sommes passés par Logrono, qui est une ville située en plein dans la Rioja (une des régions les plus importantes pour la production du vin en Espagne). On a marché un peu dans la vieille partie de la ville, puis avons été souper dans un excellent restaurant, un souper 5 services. On a pu goûter, entre autres, à de la joue de vache (j'oublie le nom en espagnol) et du vin de la région de très bonne qualité!

Voilà tout! Et j'ai mis les photos de notre petite balade en montagnes dans l'album Nacedero de Uruderra (pas de photos de Logrono, car mon appareil n'avait plus de batterie malheureusement!)

 

 

 

 

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Bruxelles & Amsterdam: 13 au 17 mars

Je vous raconte ici mon escapade à Bruxelles et Amsterdam, deux villes que j'ai adoré! 

Départ

Je suis partie de Pamplona mercredi le 12 mars en soirée, en direction vers Madrid, par train (un voyage de 4 heures). Comme mon avion décollait très tôt le lendemain de Madrid (à 6h30, donc je devais être à l'aéroport à 4h30AM), j'avais décidé de dormir dans un hôtel très près de l'aéroport. Je suis arrivée à mon petit hôtel 2 étoiles vers 23h30. Vous devez vous dire ''pourquoi n'as-tu pas dormi directement à l'aéroport tant que à cela'', et bien parce que j'ai toute la misère du monde à trouver sommeil dans un lit, dans une chambre silencieuse et peu éclairée, alors allez vous imaginer assise sur un banc froid, dans un établissement public super éclairé, à guetter à moitié mon bagage...y'en n'était pas question! Bref, le lendemain matin, à moitié endormie, je suis partie pour l'aéroport (sans avoir déjeuné au préalable, c'est humainement impossible d'avoir faim en se réveillant, quand on a dormi moins de 4 heures) pour me rendre compte une fois la sécurité passée qu'il n'y avait absolument rien d'ouvert à cette heure-là dans l'aéroport (sauf le Duty Free, l'aéroport a ses priorités quand même! Qui voudrait manger en attendant son avion quand on peut passer son temps à magasiner des bouteilles de 40 onzes hors taxes, sniffer du parfum trop cher, ou lire des revues à potins!) Bref, c'est une sandwich au jambon provenant d'une machine dont le système de réfrigération me semblait douteux qui m'a fait office de déjeuner. Arrivée à Bruxelles vers 10h00, je me suis rendue compte que mon aéroport (Charleroi) était beaucoup plus loin que je pensais de la ville: j'ai dû faire une heure d'autobus de l'aéroport à la gare centrale de la ville! C'est ainsi que j'ai réalisé que je n'avais pas été si wise pour économiser sur les billets d'avion. Je me suis prise un billet de Madrid, car il était moins cher que de Bilbao (qui est près de Pamplona), mais j'ai du payer le train pour me rendre à Madrid, en plus d'une chambre d'hôtel... Ensuite, je suis arrivée à l'aéroport de Charleroi (moins cher que l'aéroport qui est situé dans la ville même), mais ça m'a coûté 34 euros (50 dollars) aller-retour prendre le bus. Bref, je peux vous dire que mon prochain vol (Italie), je l'ai booké à partir de Bilbao, quitte à payer quelques euros de plus, je sauve en temps! (...J'aurais bien aimé avoir compris cela plus tôt). 

 

Bruxelles

Bruxelles, qu'on aime appeler la capitale de l'Europe est une ville bien jolie à mon sens (plusieurs gens disent qu'elle n'est pas belle, mais bon, tous les goûts sont dans la nature! Par contre, je dois avouer qu'elle n'est pas la plus propre). Aussi, on sent que de grandes décisions se prennent dans cette ville (beaucoup de sièges sociaux de compagnies internationales ou très importantes y sont situés). Malgré cela, mon feeling était qu'on se sentait un peu comme chez soi, je m'y sentais bien. J'imaginais que Bruxelles ressemblerait peut-être un peu à New York ou Paris (gens bien habillés, stressée, qui courrent partout, des dizaine de taxis à chaque coin de rue), mais non, les gens semblent humbles, la vie me semble plus simple, plus tranquille malgré l'importance de la ville. L'aspect interculturel de la ville est omniprésent, les gens en général parlent plusieurs langues, il y a des restaurants pour tous les goûts, etc. Pour vous donner un exemple, lorsque j'ai été souper avec les autres étudiants de mon groupe, il y avait 3 langues parlées à table (anglais, français et espagnol) et certains n'en parlaient qu'une seule. Et bien, notre serveuse a servi tous les étudiants dans leur langue natale, malgré que ce soit un tout petit resto (j'étais impressionnée!) J'ai lu que c'était quelque chose de courant, à Bruxelles. J'aime bien cet aspect de la ville, je trouve cela stimulant. Apparemment, c'est une ville où il pleut beaucoup de ce qu'on m'a dit (300 jours sur 365!),  mais j'ai eu la chance d'avoir du beau temps 2 jours sur 3!

 

Première journée

Je suis allé à Bruxelles dans le cadre de mon cours de Development Economics. Nous avions des visites et des conférences prévues durant 3 jours à l'Union Européenne (UE). Le premier matin, comme j'étais 2 heures en avance sur la première conférence, j'en ai profité pour me promener aux alentours. L'architecture des monuments du Parlement de l'Union Européenne est très impressionnate. Des grands bâtiments en verre avec des photos de gens de toutes les cultures, les drapeaux de toutes les pays de l'UE et des slogans inspirants sur l'unicité de ces pays. Ma première conférence était à TAS Project (une petite entreprise privée qui réalise des projets pour l'UE dont mon professeur de Development Economics est Directeur) Parenthèse: c'est très courant en Espagne que les professeurs universitaires aient un autre emploi en dehors de l'enseignement, et en fait, je me rends compte que l'enseignement est plus leur side line que leur emploi principal. Je n'ai rien contre cela, et à la limite, ça doit leur aider à rester bien connectés avec le domaine dont ils enseignent, mais en même temps, on sent qu'ils ont autre chose à faire que nous enseigner. La quantité de mes cours annulés à la dernière minute parce que mon professeur avait un autre engagement est un signe visible de l'ampleur du phénomène...fin de la parenthèse!

Êtes-vous déjà restés pris dans un ascenceur, vous? Car c'est justement ce qui m'est arrivé le premier matin. Nous sommes 4 filles qui arrivont pour la conférence, on entre dans le petit ascenceur qui indiquait ''maximum 4 personnes'' et au milieu du voyage (1 étage à monter), il s'arrête brusquement. On appuie sur différents boutons, rien ne fonctionne. Notre porte était restée ouverte, donc on voyait bien la délimitation entre les 2 étages, c'était un peu freakant. On appelle finalement les secours, et j'étais la seule qui parlait français, donc j'ai eu le privilège de jaser avec la madame du centre d'appel qui ne s'en faisait pas trop avec ça (d'une voix nonchalante: un technicien va venir dans 15 minutes). Non mais, c'est long un quart d'heure quand on est 4 personnes et 1 valise dans 8 pieds carrés d'espace! Finalement, je vois des pieds passer devant la porte du 2ième étage et j'ai cogné. Des gens nous ont vues, et quelques minutes après, un technicien est venu ouvrir la porte. Nous avions 1 pied d'espace de hauteur entre le plancher du 2ième étage et le plafond de l'ascenceur pour pouvoir nous sortir de là. Je me sentais comme dans un film d'action-comédie style Charlie's Angel, habillée en jupe-talons hauts, tentant de me soustraire au regard d'un méchant en stoppant l'ascenseur et en m'échappant en me soulevant moi-même jusqu'à l'étage supérieur! Heureusement, j'avais ma valise et on a pu toutes s'en servir pour monter. Ouf, toute une entrée!

Durant la première journée, j'ai visité le Parlimentarium (qui est en quelque sorte un musée sur l'histoire de l'Europe et de la formation de l'UE) et le Parlement. J'ai aussi goûté aux ''fameuses'' frites belges (j'gnorais qu'elles avaient bonnes réputation à cet endroit avant d'y aller!) et le reste de la journée a été une conférence sur la représentation diplomatique espagnole et sur l'aide qu'apporte Europe Aid en Amérique Latine. Je suis ensuite allée souper pas très loin de mon auberge (j'ai goûté à la bière Duvel) et je suis rentrée dormir à mon auberge de jeunesse. En arrivant à ladite auberge, je me suis rendue compte que ma chambre était au premier étage et donnait sur le terrasse du bar de l'auberge! Il était 21h30 et il y avait déjà trop de bruit au bar (n'oubliez pas que j'avais dormi un peu moins de 4 heures la nuit d'avant). Heureusement, le réceptionniste me dit qu'ils ont un autre bâtiment qui leur appartient une rue plus loin et qui est très très silencieux (des tombes, pour le citer). Hormis cette image peu invitante, j'ai changé d'auberge. C'était tellement tranquille que je pensais que c'était fermé (les lumières étaient toutes éteintes)! Ce building là n'avait ni bar, ni réception, ni cafétéria, rien sauf des lits et des salles de bains. Bref, le paradis, j'ai dormi comme un bébé! 

 

Deuxième journée

Comme je savais que nous avions un horaire très chargé (9h-19h30), j'en ai profité pour me lever tôt ce jour-là pour visiter un peu la ville. J'ai eu le temps de voir l'imposant Palais royal de Bruxelles (style néoclassique, construit au 19ième siècle), le grand parc royal qui est en face ainsi que la superbe Cathédrale romane des Saints Michel et Gudule (construite au 11ième siècle)! 

De retour à TAS Project, la première conférence de cette journée portait sur l'entreprise Ferrmed, qui est une compagnie qui a comme projets de créer de nouvelles lignes de trains de marchandise à partir de certains ports du sud de l'Espagne pour livrer partout en Europe (surtout de l'ouest). Puis, nous avons fait une visite du European Council, accompagnés de l'ami de mon professeur qui y travaillait. Il avait toute une personnalité le bonhomme! Disons qu'il nous a offert une visite bien plus intéressante que si on avait été pris en charge comme ''groupe scolaire'' par le European Council lui-même. Il nous a amené à des endroits où de simples touristes comme nous n'avons pas nécessairement le droit d'aller (il s'est d'ailleurs fait avertir 2 fois, mais n'écoutant que sa passion, il a continué de nous faire visiter sans se préoccuper du regard désaprobbateur de certains employés. Nous avons vu, entre autres, les bureaux des présidents (chaque président des pays de l'UE a son bureau personnel lors de rencontres importantes!), les salles pour les discussions (très impressionnant à voir, ce sont de grandes pièces avec des bureaux en ronds et vis-à-vis chaque chaise, il y a un micro et le nom de pays affiché), la salle pour les conférences de presse et les médias, le tapis rouge et la porte arrière par où entrent les personnes importantes, la place de Schuman, etc. Puis, en arrivant à une certaine salle, il s'est carrément fait bloquer le passage: un invité important arrivait et on devait laisser la place aux journalistes. On s'est donc tous collés au mur et quelques secondes après, le Président de la Commission Européenne est passé devant nous. Notre guide lui bloque le passage, tout souriant et lui tend la main, puis nous désigne et dit fièrement : ce sont des étudiants de l'Université de Navarre qui sont venus pour une visite d'apprentissage! J'étais un peu gênée, car je me disais qu'il allait peut-être nous trouver un peu effrontés d'être venus jusque là.. mais non! Le Président nous serre la main et nous invite à entrer! On a pu lui parler seulement quelques minutes (et prendre une photo avec lui, bien sûr), mais on était bien contents de notre rencontre fortuite. C'est fou comme le fait d'avoir une personnalité opportuniste (je parle de notre guide là) amène des événements ou des situations qu'on n'aurait pas eus autrement! Ensuite, on a eu une conférence sur place au sujet du fonctionnement du European Council, comment les décisions sont prises, quelle est la structure de l'organisation,comment le budget est géré, quelle est la situation économique des pays de l'UE, quel pays devrait entrer dans l'UE ou non, etc. 

Nous avons ensuite pris une pause de 2 heures pour diner, donc on en a profité pour aller à la Grand Place (patrimoine UNESCO), probablement l'endroit le plus connu et touristique de la ville. On y retrouve l'hôtel de ville, la Maison du Roi, la place de la Bourse et plusieurs restaurants. Ce qui impressionne, c'est surtout la beauté de ces monuments (et leurs ornements), ainsi que l'ampleur de cette place publique. Je l'ai aussi visitée de soir (le samedi soir avec Simon), elle est toute aussi belle! Ensuite, nous avons fait une visite de Europe Aid, un endroit relativement petit. J'étais un peu déçue de la visite, car elle consistait seulement à regarder de courts vidéos sur les projets d'aide humanitaire qu'organise Europe Aid (ce que j'aurais pu faire à la maison), et nous n'avons eu aucune conférence à cet endroit. Mais bon, les vidéos étaient tout de même intéressants. Le soir, nous avons été tous souper ensemble, j'ai mangé du chicon gratin (gros plat d'endives enroulées dans du jambon et gratinées) avec une bière Chimay Bleu.

 

Troisième journée 

Je m'étais levée tôt pour pouvoir visiter d'autres endroits de la ville, mais malheureusement, il pleuvait ce matin-là. J'ai visité un peu quand même, avec mon parapluie et ma valise, mais les endroits que j'avais choisis de voir valaient un peu moins la peine que je le pensais. Ensuite, j'ai été à TAS Project pour les dernières conférences: la coopération économique avec les pays d'Europe de l'est (qui s'est avéré finalement être une grosse discussion sur les actuels conflits en Ukraine), et l'implantation de projets issus de l'innovation sociale. Vers 13h00, nous avions un lunch tous ensemble et Simon est venu me joindre, les gens étaient bien curieux de le connaître! 

Puis, Simon et moi avons été voir le fameux Manneken Pis (toute petite statut d'un bonhomme qui fait pipi, sensée représenter l'indépendance d'esprit des Bruxellois!) et avons été manger des moules et des frites, comme c'est un plat typique de l'endroit. En fin d'après-midi, nous avons pris le train (TGV) vers Amsterdam (2 heures de trajet). 

 

Amsterdam

Après avoir trouvé notre hôtel et déposé nos bagages, la première chose qu'on a fait a été d'aller se promener au Red Light. Le Red Light est un regroupement de quelques rues où la prostitution est localement légale. Les femmes sont donc dans des espèces de petites pièces dont l'immense fenêtre, encadrée de lumière rouge, donne sur la ruelle où les pietons marchent. Disons qu'on se sent assez proches de l'action quand on marche là (heureusement, les rideaux sont fermés lorsqu'Il y a un client!) Simon m'a même dit qu'il y a parfois des spectacles de live sex dehors, à la vue de tous. Disons que j'ai visité cette partie de la ville par intérêt culturel! De plus, la marijuana est aussi légale, donc ça donne un feeling assez spécial de marcher dans les rues le soir. On a terminé la soirée en prenant une petite bière locale!

Le lendemain matin, on a été déjeuner dans un restaurant dont la cour arrière est située sur ce qui ressemble à un quai, donnant l'impression qu'on flotte au-dessus de l'eau, c'était légèrement frisquet, mais ça valait le coup pour l'exotisme et la bonne bouffe. Puis on s'est promenés un peu dans les rues aux alentours, et ensuite on a été louer des vélos (comme la culture le veut). On a eu beaucoup de plaisir à se promener sur les petits ponts, admirer la vue, etc. Nous avons été jusqu'au musée national, là où on peut voir le fameux ''I Amsterdam'' en blanc et rouge, puis dans un énorme parc nommé Vondel Park.

Le soir, nous sommes retournés à Bruxelles (car nous devions reprendre notre avion de Bruxelles le lendemain matin). Nous avons été souper avec des amis de Simon (j'ai goûté à du stoemp, qui est des patates pillées avec des pois, oignons et poireaux). Pour le dessert, on a été se chercher des gauffres belges, menoum! Et on a terminé la soirée au Delirium, un bar qui offre plus de 2000 sortes de bières différentes (le menu ressemblait à nos pages jaunes!) 

 Voilà! Les photos sont disponibles dans l'album Bruxelles & Amsterdam. 

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mercredi 12 mars 2014

France: Week end du 7 au 10 mars

Comme certains d'entre vous le savent déjà, j'ai été me balader du côté du sud-ouest de la France le week-end du 7 au 10 mars. J'ai voyagé seule cette fois aussi, voici l'itinéraire que j'ai fait en trains, autobus et métro. 

 

france

 

Je suis partie vendredi vers 11:00, directement après mes cours, en direction de San Sebastian, là où je prendrais un bus vers Biarritz. Lorsque je suis arrivée à la station de bus, il n'y avait que la possibilité de prendre le trajet qui passait par de petits villages (2 heures plutôt qu'une). Au départ. je me disais que c'était bien, car je pourrais voir de nouveaux paysages. Mais finalement, il s'agissait d'un chemin très très sinueux, en montagnes et l'autobus allait assez rapidement, donc malgré que je trouvais le décor magnifique, je ne me suis pas très bien sentie durant cette partie du voyage! Arrivée à San Sebastian, j'ai pris le premier autobus vers Biarritz, un trajet d'environ 2 heures. Je ne me suis pas tellement rendue compte du moment exact où on a passé la frontière, mais ça m'a fait tout drôle de voir les premiers écritaux en français! L'autobus a longé la côte nord tout le long du trajet, donc j'ai eu la chance d'avoir la vue sur la mer d'un côté et sur les villages de l'autre, c'était magnifique!

 

Biarritz

Biarritz est une station balnéaire le long de la côte ouest de la France. Dès que j'y suis arrivée (vers 16h), je me suis dirigée directement vers la plage. Une très jolie plage, avec un phare au loin et de gros rochers un peu partout. Les vagues étaient assez fortes pour permettre à une vingtaine de personnes de surfer. J'ai principalement longé la côte, puis vagabondé dans la ville et terminé par un souper fruits de mer (parce qu'il le faut bien quand on est à côté de l'océan). Ça m'a permis d'entendre à quoi ressemble le fameux accent ''chantant'' du sud de la France. Petite anecdote: on m'avait dit que la gare pour me rendre à Bordeaux était à l'extérieur de Biarritz (ce que je trouvais étrange) et en regardant la carte de la ville, je me suis rendue compte qu'il y avait un point assez central qui se nommait ''Gare du Midi'', donc j'ai demandé à mon serveur s'il était possible de prendre un train pour Bordeaux de là, ce à quoi il m'a répondu ''oui, j'imagine, c'est une gare, donc il ne devrait pas y avoir de problème''. J'ai marché un bon 45 minutes pour m'y rendre, et en arrivant, je me suis rendue compte qu'il y avait pleins d'affiches de spectacles un peu partout: et oui, c'était une salle de spectacle en fait! Je me suis renseignée auprès des gens dans le coin et apparemment, c'était une gare il y a 40 ans! Heureusement, j'ai trouvé un bus tout près qui m'a amenée à la bonne gare de trains, qui était effectivement à l'extérieur de la ville. 

 

Bordeaux

 Je suis arrivée à Bordeaux vers 21h le vendredi, et me suis dirigée tout de suite vers mon petit hôtel 2 étoiles. Fait divers sur moi: je suis allergique aux acariens (genre de petits microbes qui vivent dans les tissus) et à la poussière, mais normalement, avec un entretien normal de la maison, je n'ai aucun problème. Arrivée à ma chambre, ça sentait l'humidité et la poussière: pas bon pour moi ça! La chambre dans laquelle j'étais avait une salle de bain privée, mais aucune fan pour évacuer l'humidité de la douche, était en tapis et avait de gros rideaux épais à la fenêtre, bref le parfait mélange pour retenir acariens et poussière! Cela faisait des années que je n'avais pas eu de réactions allergiques aux acariens, mais cette nuit-là, c'était la totale. J'ai passé 2 jours à avoir la gorge irritée, enfin! Mon hôtel ne servait pas de déjeuner, mais je me disais que je trouverais bien un endroit pour manger quelque part à Bordeaux vers les 7h30-8h00... Erreur!! Tout était fermé le samedi matin! J'ai finalement pu prendre un croissant et un café vers 9h00 dans un café de terminus d'autobus!! J'ai donc visité Bordeaux durant l'avant-midi, la ville est très jolie, toute en bâtiments blancs, collés, à l'architecture large et impressionnante. Puis je suis partie vers 11h aux vignobles de St-Émilion, car c'était important pour moi de voir un vignoble et goûter au vin de la place. Je suis revenue en fin d'après-midi, j'ai visité encore d'autres secteurs de la ville, mangé une bouchée et pris le train pour Toulouse vers 17h. Parenthèse: À la gare de Bordeaux, j'ai eu mon premier contact avec les toilettes payantes (non, en fait, j'avais déjà vu cela, mais c'était en Colombie et j'avais associé cette pratique à pays en voie de développement), est-ce seulement moi ou c'est un peu étrange de charger 75 cennes pour aller faire pipi?!

 

Vignobles de St-Émilion

J'ai pris le train de Bordeaux vers St-Émilion (environ 1h de route), et c'était drôle de voir notre 'gare' en plein milieu d'un champ, littéralement. Débarquée à cette gare, j'avais un 20 minutes de marche à faire pour me rendre à la cité médiévale qu'est St-Émilion. J'ai adoré l'endroit: des vignobles à pertes de vue, des petites rues étroites en pierres, des vieux bâtiments à l'architecture médiévale, des dégustations de vin un peu partout, et la température parfaite pour cette visite (soleil et 20 degrés!) J'ai fait le tour du village en environ 30 minutes, puis j'ai visité le vignoble Galhauld, tenu par une famille. J'ai vu le champ où ils font pousser le raisin (durant l'été, et ils le récoltent fin septembre) et aussi leurs caves (des anciennes carrières), puis terminé par une dégustation de leur vin le plus populaire Chateau La Rose Brisson. J'ai finalement ramené 2 bouteilles (au diable le poids du sac). Vers 14h, je suis retournée vers Bordeaux pour y prendre mon train pour Toulouse plus tard. On m'avait dit qu'étant donné l'absence de gare réelle, je devais payer mon billet dans le train, finalement personne n'est venu me voir, donc j'ai eu l'aller-retour gratuit :-) 

 

Toulouse

Je n'ai pas tellement eu de coup de coeur pour cette ville, pour différentes raisons. J'avais entendu parler qu'elle était un peu dangereuse, c'est pourquoi je suis arrivée vers 19h30. J'ai demandé quelques indications pour me rendre à mon auberge de jeunesse, et le personnel de la gare m'a dit que c'était à 7 minutes de marche, mais qu'il valait mieux prendre le métro pour m'y rendre! Je ne pensais pas que c'était dangereux à ce point-là! Arrivée à mon auberge (après le stress de ma marche entre la station de métro et mon auberge), la fille de la réception me dit que j'ai été placée dans une chambre pour filles seulement (bref, comme j'avais demandé) et que, justement, il s'agissait de la même chambre qu'elle (je trouvais un peu étrange que l'employé dorme dans ma chambre, mais bon...) Elle m'a dit que j'avais une très bonne chambre, car j'avais une petite cuisinette (personnellement, ça m'était égal, car je me disais que je n'irai sûrement pas prendre mon temps de voyage pour faire l'épicerie et cuisiner, surtout que c'est bien plus intéressant de goûter à la nourriture locale). Arrivée à ma chambre, je croise une autre fille, une Française, bien sympatique. Quelques minutes après, 2 gars cognent et entrent avec leur clé dans notre chambre, et procèdent à se cuisiner leur souper. Voyant ma face pas contente, ils me disent qu'ils travaillent à l'auberge et qu'ils vont juste se cuisiner un petit souper et repartir après. Non mais, quoi de plus agréable qu'une bonne odeur d'ail, d'oignons et de viande dans sa chambre. J'ai donc été prendre ma douche, en espérant ne pas les revoir en sortant. J'ai ensuite remarqué qu'il y avait des produits hygiéniques restés dans la douche permanemment. Bref, les employés vivent à l'auberge. La qualité en général des infrastructures n'était pas terrible (toilette qui ne flush pas, lumière brulée, fenêtre qui ne ferme pas juste, etc.), mais c'était une auberge de jeunesse, donc j'aurais pu passer par-dessus cela. Mais un manque d'intimité comme cela (il y a une raison si j'ai choisi une chambre pour femmes seulement, et ce n'est sûrement pas parce que je désire voir deux hommes inconnus entrer à qui-mieux-mieux dans ma chambre), ça ne passait pas. J'ai donc été voir la réceptionniste et lui ai dit que je voulais annuler ma réservation pour la nuit suivante, car je n'étais pas à l'aise. Le dimanche matin, je me suis levée tôt et j'ai fait le tour de la ville en 5 heures de marche. La ville était très très sale et aussi très brune (les bâtiments sont tous pareils: construits avec de petites briques brunes)! J'ai bien vu quelques paysages jolis, mais sans plus. Je me suis rendue compte qu'il y avait une autre langue parlée: l'Ocitan. Aussi, j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup d'immigrants Marocains (marchés marocains, vêtements, nourritures, etc.) Mais bon, comme je disais, il n'y avait pas grand coup de coeur à l'horizon! En fin d'avant-midi, je suis allée à la gare en me demandant quel trajet j'allais prendre pour le retour, car maintenant, je n'avais plus de réservation pour ma prochaine nuit, donc j'avais le choix des villes. En entrant, j'ai vu qu'il y avait un train qui partait 10 minutes plus tard vers Bayonne (près de Biarritz justement), donc j'ai embarqué dedans pour un trajet de 4 heures. Durant le trajet de train, nous avons passé tout près des Pyrénées, c'était magnifique!! Tandis que j'étais dans le train, je me suis mis à repensé à une ville que j'avais vu à l'aller, St-Jean-De-Luz, que je trouvais superbe. J'ai donc décidé que je m'y rendrais à partir de Bayonne, en autobus.

 

St-Jean-de-Luz

 J'y suis arrivée vers 17h le dimanche soir. La petite station balnéaire est située en bordure de la côte ouest de la France et est bien plus touristique que je le pensais. Elle fait aussi partie des pays basques (qui sont au nord-est de l'Espagne et au sud-ouest de la France). L'architecture était superbe,il y avait partout de petites maisons blanches dont les persiennes étaient soient bleues soit rouges principalement, cela faisait une belle vue d'ensemble. En arrivant, bien qu'affamée (car il n'y avait aucune nourriture sur le train), j'ai été tout de suite me promener le long de la plage! J'ai ensuite attrapé un jus et un sandwich, et procédé à me trouver un endroit pour dormir. Après avoir fait le tour de quelques hôtels que je trouvais bien trop dispendieux (prix moyen de 120$ pour une nuit dans un hôtel 2 étoiles), j'ai finalement été dormir dans un hôtel dans la ville d'à côté (20 minutes de marche) pour le tiers du prix! Le paysage est magnifique: les montagnes, la mer, le port et ses multiples bateaux colorés, l'église, etc. J'ai terminé ma soirée sur une terrasse à déguster vin rouge  et carpaccio de boeuf  (nourriture aucunement typique, mais ô combien délicieuse!) Le lendemain matin, je suis partie vers 9h en autobus vers Hendaye, la fille frontière entre la France et l'Espagne. 

 

Hendaye

J'ai été agréablement surprise par la beauté d'Hendaye (opinion probablement biaisée par la température parfaite), que j'imaginais pas très jolie, vu qu'il ne s'agit que d'une frontière. Encore une fois, de belles montagnes, des cours d'eau, des dizaines de petits bateaux au port, des églises, etc. C'est un pont (sur lequel je me suis amusée à traversé bien sûr) qui relie la France à l'Espagne, ou plutôt Hendaye à Irun. Puis, simple retour vers San Sebastian en métro, et vers Pamplona en autobus le lundi en fin de journée. 

 

Bref, j'ai adoré ma petite escapade. Je me trouve tellement chanceuse d'avoir tous ces paysages magnifiques! Et en passant, contrairement aux stéréotypes de la culture 'latine', je n'ai jamais été courtisée ni au Portugal, ni en Espagne. Par contre, dans le sud de la France, c'était plusieurs fois par jour! J'ai été invitée à prendre des cafés, un homme m'a même demandé mon numéro de téléphone pour 'avoir des conseils si jamais il venait au Canada' (évidemment, je ne lui ai pas donné), les serveurs me faisaient des commentaires, même dans la rue ou au parc, des inconnus me complimentaient! On s'entend que je n'avais pas un look sexy du tout: pantalons de sport, running shoes, un gros sac à dos, le front un peu en sueur et le visage cerné, rien pour stimuler les hormones tant qu'à moi!! C'est très étrange, je ne sais pas s'il s'agit d'une micro-culture dans cette région, ou bien si ce sont les Français en général... Bref, il ne faut pas toujours se fier aux stéréotypes! 

Et comme toujours, puisqu'une image vaut mille mots, les photos sont disponibles dans l'album France :-) 

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lundi 3 mars 2014

semaine #8: 25 février au 2 mars

Loin de moi l'idée de vous décevoir, mais il n'y a aucune histoire de voyage dans ce post! 

La semaine qui vient de passer (8ième sur 19!) a été ma semaine d'examens, remise de travaux longs, exposés oraux, etc. Tout a bien été! :-) J'ai décidé que je passais ce week-end à Pamplona, et, si l'on ne compte pas le week-end de mon arrivée, c'était le premier week-end que je passais à Pamplona! Je trouvais qu'il serait sage de me reposer un peu et aussi de participer aux divers événements sociaux! 

Jeudi soir, j'ai été à une soirée Salsa organisée par le comité international de l'université. Malheureusement, il n'y avait personne qui savait danser la salsa! Tous ceux qui étaient là venaient pour apprendre! En gros, les gens dansaient en ronds (en groupe, plutôt qu'en couple), donc c'était un peu étrange. Aussi, les gens ne faisaient pas la différence entre la salsa et les autres danses latines, donc il y a un gars qui m'a invité à danser la salsa quand un merengue jouait. Lorsque je lui ai dis que ce n'était pas ce type de danse qui allait avec cette musique et que j'ai voulu lui montrer les pas de base de merengue, il m'a dit: «mais non, regarde les autres, ils dansent de la salsa!» (c'est sûr que si tu te fies aux gens qui ont la même expérience que toi en salsa, soit moins d'une heure, tu peux trouver des personnes qui danseront comme toi!!) Bref, après ce moment un peu bizarre, j'ai décidé d'inviter l'instructeur (le seul qui savait danser), car j'aurais trouvé décevant d'aller à un événement de salsa sans en danser (aussi, je m'étais perdu en essayant de me rendre à l'endroit, ce qui m'avait fait marcher trois quarts d'heure à la pluie battante, donc maintenant que j'y étais, je voulais danser!) J'ai finalement dansé 2 salsa, mais j'ai quand même passé une très belle soirée! 

salsa night

Vendredi soir, j'ai été à un «Souper Britannique» organisé par une étudiante d'Angleterre aux résidences de l'université. C'était une résidence pour filles, donc nous étions environ une vingtaine de filles, toutes curieuses d'en savoir plus sur la culture britannique. J'ai appris que ''shepperds pie'' (pâté chinois) venait du mot ''sheep'' (mouton), et donc tout pâté chinois qui n'est pas fait avec du mouton s'appellerait en fait ''cottage pie''. Bref, on a mangé du cottage pie, du pâté chinois aux légumes, et c'était délicieux. On a aussi goûté à un dessert, dont j'oublie le nom, qui ressemblait à des muffins écrasés avec des raisins secs, du pouding à la vanille et du sirop d'érable du Canada! Youhou!! À ma surprise, ce n'était pas du sirop de table, mais du vrai bon sirop d'érable. Malheureusement, rendu à «l'heure du thé», nous étions crevées et nous avions beaucoup de ménage à faire (un repas pour 20 personnes, ça salit beaucoup de vaisselle!!!), alors nous avons remis cette tradition à un autre moment!

 

english dinner

Samedi matin, j'ai été au Carnaval de Pamplona, c'est une fête qui veut souligner le début de la période avant la «semana santa» (semaine sainte, qui est la période entourant Pâques). Les gens se déguisent, comme à l'Halloween, et il y a toutes sortes d'activités familiales organisées. J'ai pu goûter à du chocolat chaud qui était vraiment épais (c'était presque du pouding chaud à saveur de chocolat!) avec des biscochos (biscuits). Puis, les gens s'amusaient à chanter des chansons traditionnelles Basques, c'était tellement beau à entendre. Je ne comprenais rien, car c'était en euskara, mais je devinais qu'il s'agissait de chants patriotiques et/ou des légendes, et d'entendre les centaines de personnes qui chantaient (sous la pluie, comme toujours) était vraiment beau! J'ai pris un vidéo du chant en question, mais je n'arrive pas à le mettre sur le blog malheureusement. 

Samedi soir, j'ai été jouer au bowling avec les étudiants internationaux encore une fois! Puis, une amie Italienne nous a amené dans un restaurant italien (menoum! ceux qui me connaissent bien doivent savoir que je me suis ''bourrée la face'' dans les cannellonis!) Dimanche soir, j'ai aussi été joué au volleyball intérieur (à part pour le volleyball de plage à Cuba l'été dernier, ça faisait pas loin de 8 ans que je n'avais pas joué!) J'avais oublié pourquoi je ne jouais pas souvent, mais ça m'est revenu peu après la partie: avoir les avants-bras mauves et enflés parce que je ne sais pas comment ''servir'' correctement! Lundi soir, j'ai été au «Montaditos» qui est un pub très populaire (c'est une chaîne en Espagne). La raison de la popularité? Les bières valent 1 euro et les tapas, 0,5 euros! Une bonne soirée passée en compagnie des autres étudiants étrangers!

Parallèlement à toutes ces belles aventures, depuis que je suis arrivée à Pamplona, j'ai eu beaucoup de problèmes avec le paiement de mon loyer. J'avais fait mon premier virement d'argent à l'avance, en décembre, et mon propriétaire s'était trompé de numéro de compte. Cette erreur a amené son lots de complications, surtout qu'il s'est trompé plusieurs fois de numéros, et au final, il n'était pas autorisé sur le compte bancaire (sa tante gère la location de l'appartement et le compte de banque aussi). Toutes ces annulations et changements ont fait que la banque m'a chargé des frais de 215$ pour les erreurs de mon propriétaire. Mon proprio a finalement reçu son argent il y a 2 semaines, mais moi je devais dealer avec lui pour m'assurer qu'il me rembourse, et lui, voulait me rembourser seulement en voyant des preuves des montants pris dans mon compte par ma banque. Le problème là-dedans? Ma banque n'avait aucune preuve à me donner. Bon, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, l'un des pires stress dans ma vie est l'argent. Et cela faisait 2 mois que je me battais avec ma banque et avec mon proprio pour que quelqu'un dans l'histoire me rembourse. Si vous voulez savoir, j'ai dû faire une plainte formelle à l'agence de consommation en matière financiere du canada! Après avoir menacé de fermer mon compte à cette banque s'ils ne faisaient pas quelque chose, la banque m'a finalement fourni les documents pour la moitié des frais et m'a remboursé l'autre moitié! Et mon proprio a accepté de remboursé la moitié avec les documents! Ouf!!! Un gros stress qui vient de partir de ma vie cette semaine!! :-D

Je prépare mon voyage du week-end prochain: Biarritz / Bayonne, Bordeaux et Toulouse! Je vais essayer de visiter un vignoble à Bordeaux (peut-être Chateau Margaux) et goûter au, apparemment fameux, jambon de Bayonne. Je vous reviens là-dessus!  

Après 2 mois à vivre cette «expérience» d'études à l'étranger, je constate que j'ai dû changer un peu mes objectifs (i.e. que je n'apprendrai pas le flamenco par exemple!), mais que cela m'apporte quand même beaucoup. Je réalise que je suis plus portée à penser à moi et à ce que je veux vraiment, plutôt qu'à toujours m'adapter aux autres (bon, je ne suis pas devenue égoiste non plus là!) Et si vous voulez savoir, ma résolution 2014 était de m'affirmer davantage, et à date, j'ai saisi la plupart des occasions que j'ai eu de m'affirmer. Je me rends compte que les gens ne me détestent pas si j'exprime mon désaccord et qu'ils me respectent davantage quand je prends plus ma place et affirme mes besoins! Bon, c'est un work-in-progress comme on dit, mais je pense que le fait que mes journées soient remplies de choses que je fais pour moi (études, voyage, sport, etc.) a comme impact que je pense à moi, plus à ce que j'aime, et que ma vie ressemble plus à qui je suis. :-) Je vais devoir m'assurer que cet aspect de moi reste lorsque je serai de retour à Montréal! 

 

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mercredi 26 février 2014

Portugal : 21 - 24 février

J'ai été au Portugal le week-end dernier et je voulais vous raconter cela, car j'ai eu un coup de coeur!

C'était mon premier voyage seule, donc j'avais quand même quelques appréhensions, j'avais comme préjugés que ce pays était un peu dangereux et plus pauvre que l'Espagne. Je m'étais assez bien organisée quand même; j'avais acheté et imprimé à l'avance tous mes billets d'avion, de train, toutes mes réservations dans les auberges de jeunesse, etc. Il n'y avait que la façon dont j'allais remplir mes journées qui n'était pas prévue! Et étant donné que je voyageais seule, je m'étais donné comme objectif personnel de sociabiliser et d'inviter des gens à se joindre à moi pour visiter la ville, aller prendre une bouchée ou une bière le soir.  

 

Lisbonne (vendredi)

Je suis partie de l'aéroport de Bilbao (ville environ à 2 heures au nord de Pamplona) pour me rendre à Lisbonne (Capitale du Portugal). Je suis arrivée vers 15h00 le vendredi. D'abord, j'ai réalisé qu'on y parlait portugais! Bien sûr, je le savais avant de partir, mais ça m'a, en quelque sorte, fait un choc de ne rien comprendre de ce que je lisais et entendais, et c'était la première fois que je voyageais dans un pays où je ne comprenais pas la langue. Je me suis sentie plus vulnérable tout à coup! Ensuite, j'ai pris un bus qui menait vers le centre-ville, là où mon auberge était située (je voulais d'abord me mettre un pied à terre avant quoi que ce soit). C'était également la première fois que je vivais l'expérience d'une auberge de jeunesse. Dans mon imagination, les auberges de jeunesse sont petites, sales, bruyantes, pleines de junkies, etc.... Bref, je m'en faisais une idée peu reluisante! J'avais évidemment lu les ''reviews'' de l'auberge avant de la choisir, mais je me disais qu'une auberge qui a une note de 95% a peut-être juste un peu moins de crasse d'accumulée sur les murs de la salle de bain. En fin de compte, mon auberge était immense, très propre, le personnel a été très courtois (presque trop, je pense que le réceptionniste s'était donné comme mission ultime de me dire tout ce qu'il savait sur Lisbonne et de me tracer un trajet parfait pour tout voir, alors que je lui avais simplement demandé une carte de la ville), ensuite les salles de bain étaient propres, j'avais accès à un ordinateur avec internet, déjeuner gratuit, tout cela pour 15$ la nuit. J'étais aussi dans une chambre pour femmes seulement et j'était située au 4ième étage (donc plus silencieux). Honnêtement, j'étais fière de mon deal! En arrivant à ma chambre, j'ai rencontré une co-chambreuse, une Colombienne qui venait de se lever. Elle m'a dit qu'elle s'était tellement soulée la veille qu'elle avait passé la journée à dormir (au lieu de découvrir une nouvelle ville!!) J'ai tout de suite compris qu'elle ne serait pas ma compagne de voyage! 

Je suis donc partie seule et sachant qu'il ne me restait environ que 2 heures d'ensoleillement, j'en ai profité le plus possible pour voir ce qui était intéressant de jour. Lisbonne est immense et est une ville toutes en collines et en pentes (un peu comme Los Angeles). J'ai commencé par le parc qui est au centre de la ville (à 45 min de marche), il ressemble à un gros jardin fait sur le long, et du haut, on peut avoir une vue sur le centre ville et sur l'océan au loin! L'avenue principale pour s'y rendre est bordée de boutiques hors de prix et de marques luxueuses, et au loin, on voit les petites maisons collées et pleines de couleurs. Ensuite, j'ai été soupé dans un restaurant typiquement portugais. Je crois que ce que j'ai mangé s'appelait Carne de Porco a la Alentejana (bref du porc, fait à la façon Alentejana, qui est une région du sud du Portugal). C'était un mélange de cubes de porc, palourdes dans leur coquille, carottes, petites patates rôties dans un bouillon à l'huile et coriandre. Je me suis régalé! J'ai aussi pris un verre de vin portugais, leur vin est bien plus doux et moins astringeant que les espagnols (et ils servent des coupes immenses qui coûtent presque rien!) J'ai aussi pu faire la conversation avec un couple de Britanniques assis à côté de moi, ils venaient faire un tour à leur chalet au Portugal (moi qui trouvais exotique d'habiter à Montréal et d'avoir un chalet en Mauricie!) Plus tard, des étudiants de Pamplona  qui étaient à Lisbonne en même temps que moi m'ont écrit pour m'inviter à prendre le dessert avec eux. J'ai pu goûter à un Pastéis de Nata qui est une tartelette à la crème. C'était bon, la crème à l'intérieur ressemblait un peu à de la costade à la vanille :-) Les gens avec qui je prenais le dessert m'ont parlé de 3 villes à l'extérieur de Lisbonne qui étaient magnifiques pour quelqu'un qui aime la nature (j'ai tout de suite saisi l'opportunité, au diable la ville, demain, je pars en montagne!!) En rentrant à mon auberge vers minuit, il y avait un gros party dans le salon, de la musique à pleine tête, et des gens (une cinquantaine de personnes) qui prenaient des shooters avec les employés de la réception!! Ah que j'étais contente de dormir au 4ième étage et d'avoir amené mes bouchons d'oreilles... J'ai très bien dormi!!

 

Sintra - Cabo da Roca - Cascais - Belem (samedi)

Sintra

Comme je le disais, plutôt que visiter Lisbonne durant toute la journée, je suis partie à l'extérieur de la ville. Je me suis levée tôt samedi matin, j'ai fait un détour pour me rendre à la gare afin de voir de nouveaux paysages et de nouvelles architectures à Lisbonne, je me suis perdue, me suis retrouvée, et puis j'ai pris le train pour me rendre à Sintra vers 10h00. Sintra est à environ à 1 heure de route au nord ouest de Lisbonne et est en montagnes. Il y avait de superbes monuments au sommet de celles-ci (château, palais), mais je n'ai pas pu les visiter, car mon but était de prendre le premier bus pour me rendre à Cabo da Roca. J'ai donc visité cette ville pour environ 2 heures et je suis partie vers les routes étroites et sinueuses de Cabo do Roca (avec des courbes que mon chauffeur d'autobus n'hésitait pas à prendre à 80-90 km/h....très rassurant quand on regarde en bas, et qu'on se rend compte à quel point le ''bas'' est bas!!) 

 

Cabo da Roca

J'ai un gros coup de coeur pour Cabo da Roca. Ceux qui apprennent à me connaître à travers mon blog doivent commencer à savoir que j'aime la nature, la montagne, la mer... Et bien c'était un magnifique mélange de tout cela, un décor qui rappelait un peu à celui du Seigneur des Anneaux, je trouvais. Il y avait de grandes plaines vertes qui ondulaient jusqu'au bord de l'océan, puis tombait abruptement au bout pour se laisser éclabousser par les vagues de l'Atlantique! L'herbe était vraiment épaisse (chaque brin d'herbe était large et épais, ca me rappelait presque des feuilles d'aloès) et était rouge et vert. C'était vraiment spécial! Et il y a avait un gros phare rouge et blanc qui trônait au sommet d'une colline! L'odeur aussi... Un mélange d'air salin et frais, de terre humide, d'herbe... Le seul ''bruit'' était celui du vent... wow, je trippais!! J'y suis restée 2 heures (car, en fait, ce n'est pas une ville, c'est plus comme un gros belvédère) et j'ai pris un autre trajet de formule 1 dans les courbes vers Cascais. 

 

Cascais

Je m'étais fait dire que c'était une jolie Beach Town, en même temps d'être un bon point pour avoir un trajet de train direct vers Lisbonne. J'y suis restée seulement 1 heure et j'ai été voir la plage. Il y avait d'immenses rochers sur la plage qui étaient tous troués, et à chaque vague, l'eau passait à travers les trous! C'était bien joli!

 

Belem

 

Belem est le nom d'un quartier de Lisbonne, il est à l'ouest de la ville, et c'est là qu'on y trouve le port, ainsi que plusieurs autres bâtiments intéressants (palais, tour, belvédère, etc.) J'ai surtout aimé la tour où j'ai pu monter pour avoir une vue sur toute la ville, et simplement marcher le long de la marina était plaisant. Je suis repartie ensuite vers le centre de la ville pour prendre mon train à 18:00 pour Porto.

 

 

portugal

 

 

Porto - Vila Nova de Gaia (dimanche) 

Porto est à 3 heures de train (TGV) de Lisbonne, donc je suis arrivée à 21:00. En arrivant, je me suis rendue directement à mon auberge. Elle était dans le même style, même accueil et même prix que celle de Lisbonne. Je suis impressionnée, honnêtement. Le réceptionniste m'a parlé d'un "pub crawl" qu'ils organisaient, eux et l'auberge voisine, ce soir-là. J'ai demandé s'il s'agissait de pub ou de night club, c'était en fait tous des night club, sauf le premier endroit, qui était un pub. Par contre, ils ont une tradition portugaise qui est de commencer les pub crawl en buvant dehors au premier pub. Et comme je me les étais gelée juste durant le trajet de 10 minutes pour me rendre à mon auberge, j'ai décliné l'invitation. Ensuite, j'ai rencontré mes co-chambreuses: 3 Américaines et 1 Écossaise. Je leur ai proposé de sortir prendre une bière, mais elles m'ont dit qu'elles prévoyaient déjà aller dans un night club et que je pouvais les suivre si je le désirais (devinez ma réponse). Mais de toute façon, après la journée que je venais d'avoir, c'était bien correct pour moi de prendre une douche et d'aller me coucher! Je pensais inviter les filles à se joindre à moi le lendemain, mais comme elles sont rentrées à 4:00 du matin et que je me suis levée à 7:00, j'ai laissé tombé (vous voyez, j'ai vraiment essayé de sociabiliser!!) 

Le matin, en allant déjeuner, j'ai croisé 3 gars dans la cuisine. Ils m'ont demandé ce que je faisais debout si tôt (je ne comprenais pas vraiment la question). En fait, ils venaient d'arriver et ne s'étaient pas encore couchés!! Et ils trouvaient que c'était moi l'extra-terrestre dans l'histoire hihi! De mon côté, je ne comprends pas trop l'idée de se souler la nuit et passer la journée à dormir ensuite, et en particulier en voyage, mais bon, chacun sa vision des choses! Visiter une ville un dimanche matin, vers 8:00 en février, c'est très tranquille et relaxant!! Je n'avais aucun touriste sur mes photos, ni aucune file d'attente à faire pour visiter des endroits! J'ai passé quelques heures à marcher dans le quartier plus vieux de la ville: encore une fois, une ville toutes en pentes abruptes, des petites maisons collées et colorées, des vieilles églises à la décoration en mosaiques bleutées, bref, c'était magnifique! Il y a un gros canal qui sépare Porto de Vila Nova de Gaia (un peu comme Quebec-Levis), alors je voulais absolument traverser de l'autre côté du canal, juste pour prendre des photos de plus loin de Porto! Un de mes objectifs en allant à Porto était, bien entendu, de boire du porto! Comme de fait, Vila Nova de Gaia détient les 5 plus grandes maisons de Porto au monde. Les vignobles sont à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville, mais c'est là que les portos y sont fermentés. J'ai été à la maison Taylor's et pour 10 euros, j'ai fait une visite des lieux, j'ai appris sur la façon de faire du porto, et j'ai goûté à 3 portos différents avec du fromage fort (je trouvais que j'avais fait une bonne affaire!) C'était aussi la première fois que je goûtais à du porto blanc, j'ai bien aimé! Puis, après diné, j'ai vu que sur ma carte touristique, il y avait une plage indiquée au bout de Porto, au nord. C'était écrit ''Surf Beach'' et je me suis tout de suite dit que je voulais voir la taille des vagues sur lesquelles on peut surfer! 1 heure plus tard, j'étais assise sur une grosse roche en train de regarder des vagues immenses entrer en colision avec des roches, des brises lames, un phare... J'ai passé 3 heures juste à contempler les vagues et à trouver le paysage inspirant! Le soir, j'ai été mangé dans un petit café et j'ai demandé à goûter à un repas typiquement portugais: je crois que cela s'appelait de la Francesinha. C'était un sandwich contenant une tranche de boeuf, de la saucisse, du jambon, un oeuf, du fromage, et le sandwich en tant que tel flottait dans une flaque de sauce bbq (un peu comme un hot chicken), le tout gratiné et servi avec des frites. Inutile de vous dire que je n'ai pas réussi à engloutir tout ça! Je me suis couchée tôt encore une fois, car je me levais à 4:45 le lendemain pour prendre mon train pour me rendre à l'aéroport de Lisbonne. Lundi, j'ai voyagé pendant 11 heures, j'ai appris que mes cours avaient été annulés et que j'aurais pu revenir juste le lendemain soir, j'ai été frustrée de cela, je suis revenue à la maison, et j'étais quand même très satisfaite de mon voyage :-)

Je retournerais volontiers au Portugal; les villes que j'ai visitées étaient jolies, romantiques, propres et sécuritaires... Le Portugal en général me parait plus exotique que je ne l'imaginais. Et le peuple est très chaleureux, accueillant, joyeux, les gens ont un grand sens de l'humour! J'ai aussi pu me débrouiller sans problème avec mon espagnol lorsque je me suis rendue compte que les gens ne maîtrisaient pas très bien l'anglais. Bref, j'ai adoré cela. Et ça me faisait drôle lorsque je prenais conscience que j'étais au Portugal! Ce voyage n'était même pas prévu quelques semaines avant! Et pour moi, visiter l'Europe a toujours été comme un rêve que je pensais ne jamais atteindre. On voit toujours ces belles publicités de l'Italie, de l'Espagne, et je me disais que j'aimerais beaucoup y être, mais je ne pensais pas réellement que ça m'arriverait un jour, et surtout pas aussi rapidement! Et pourtant! Je me sens très reconnaissante de vivre toutes ces belles expériences! Ce sont de bons souvenirs que je chérirai toujours :-)

Comme toujours, il y a les photos disponibles dans l'album Portugal!

 

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mardi 18 février 2014

Aventures à Barcelone, au MontSerrat et à San Sebastian

Je vous raconte ici nos aventures du premier février au 16 février, excluant le road trip dont j'ai déjà parlé dans un autre post! Les photos sont disponibles dans l'album Barcelona, comme toujours! 

 

Barcelone (2 et 3 février): Tentative de faire le touriste quand tout est en réparation! 

Simon et moi nous sommes rejoints à Barcelone (région de La Catalogne) le samedi soir. Pour ma part, je suis arrivée en matinée, mais malheureusement, il a plu toute la journée! J'ai quand même passé tout l'après-midi dehors à me promener un peu dans le ''Barrio Gothic'' (quartier gothique) et au vieux port. J'ai pu y voir de magnifiques vieilles églises et mangé ma première paella. Le lendemain matin, nous sommes partis nous perdre un peu dans la ville, en tentant de nous rendre à la Sagrada Familia (Sainte Famille), passant par la Place de la Musique Catalane et l'Arc de Triomphe. Arrivés à la Sagrada, nous avons été un peu déçus, car une grande partie de la façade principale n'était pas visible à cause des réparations. Aussi, nous n'avons pas pu visiter l'intérieur, car la file pour l'achat des billets (au coût de 20 euros par personne!) était interminable et le téléphone de Simon ne voulait pas nous laisser acheter les billets par internet. Nous sommes donc repartis à la marche pour voir les autres merveilles de Gaudi: la Pedrera et la casa Batllo (2 maisons). Malheureusement, la Pedrera était complètement recouverte d'une toile pour réparations (20 euros pour visiter l'intérieur encore une fois) et l'autre maison nous semblait correcte, mais sans plus, donc nous ne l'avons pas visité non plus. Sur l'heure du midi, nous avons été manger dans un très joli restaurant, sur une terasse. C'est incroyable la quantité de perruches sauvages qu'il y a en Espagne! Ça produit un son très exotique! Et ensuite, nous avons tenté de nous rendre au funéculaire ou au téléférique pour monter jusqu'au MontJuic (mont des juifs), mais malheureusement, les deux étaient en réparation! Heureusement, un service d'autobus avait été ajouté en remplacement! J'ai adoré le MontJuic! Nous y avons été sur l'heure du coucher du soleil et la vue, à la fois sur la ville et sur le port, était superbe! Le soir, j'ai suggéré à Simon qu'on aille manger dans un des restaurants que j'avais vu la journée d'avant qui s'appelait Bilbao Tapas. Il m'inspirait vu que je savais que les tapas à Bilbao était non seulement délicieux, mais en plus à très bas prix. Nous avons finalement passé 1 heure à chercher le restaurant (Simon est patient, quand il veut :D) et c'est lorsqu'on a décidé d'arrêter nos recherches que nous sommes tombés dessus (en fait, nous avions passé en avant sans nous en rendre compte!). Comme de fait, la bouffe était incroyable, on s'est régalés et le service était excellent. Apparemment, ils ouvrent une succursale à Londres... on leur a suggéré d'en ouvrir une à Montréal également!!

Ah oui, en passant, à Barcelone, les gens parlent le Catalan, ce qui m'a un peu déstabilisée au début. Il s'agit réellement d'une micro-culture, une toute petite portion de la population espagnole qui parle sa propre langue! Les gens comprenaient quand même l'espagnol en général, mais par défaut, les écritures, les menus, les indications, etc. étaient en Catalan! On a aussi trouvé que ça ressemblait presque plus au français qu'à l'espagnol! Et sinon, en général, on a trouvé que ce n'était pas la ville la plus propre ni qui sentait le meilleur au monde disons... 

Lundi matin, départ en train vers Pamplona (4h de route). Le soir, j'ai amené Simon dans le quartier plus vieux de «ma» ville, dans un bon petit resto pour sa fête! On trouvait qu'on soupait tard vers 21h... Les Espagnols, quant à eux, sont arrivés pour souper vers 22h30-23h !  

 

2ième semaine de Février 

 Durant la deuxième semaine, Simon a profité de sa journée du mercredi pour visiter Olite, une petite ville avec un château médiéval dont je vous avais déjà parlé. J'étais bien contente qu'il parte explorer un peu les environs (en plus, on avait gardé la voiture de location pour la semaine, donc ça facilitait les déplacements). Jeudi: Virée à San Sebastian (2ième fois pour moi)! On a profité de la plage du mieux qu'on a pu (on s'est fait accueillir par la pluie, mais ça s'est estompé en après-midi), et Simon s'est trempé les orteils dans l'Océan Atlantique! Nous avons trouvé un petit belvédère (pas très haut) à la plage pour regarder et écouter les vagues (particulièrement fortes cette journée-là) se frapper contre la roche et nous éclabousser, c'était super beau! Ensuite, on a marché jusqu'au funéculaire pour avoir une vue panoramique incroyable, avons marché dans les rues du vieux quartier pour finalement nous retrouver dans un restaurant tapas, comme nous les aimons tant (c'était les meilleurs tapas qu'on avait mangés à date!) Par la suite, peut-être un peu influencés par notre coupe de vin, nous avons décidé de marcher sur une rue qui était fermée pour les voitures à cause des vagues très fortes de la mer qui venaient éclabousser la rue malgré une haute rembarde. Par curiosité, nous nous sommes accrochés à la rampe et avons monté sur le trottoir beaucoup plus élevé que la rue afin de voir de l'autre côté de la rembarde. Ce qui devait arriver arriva: la plus grosse vague du siècle nous est arrivée en plein dans la figure!! Heureusement, c'était aussi très venteux, donc on a pu sécher un peu avant de reprendre l'auto! Mis à part qu'on goûtait le sel et qu'on sentait le poisson, les conséquences n'étaient pas très grave et on en a beaucoup rit! Ça restera notre souvenir de San Sebastian! 

 

Montserrat et Barcelone (14-16 février): Une seconde première impression  

 

Vendredi midi, nous sommes partis en direction du Montserrat, tout près de Barcelone, toujours avec notre bolide sport: la Fiat Cube. Nous avons vu des paysages extraordinaires, encore une fois: des château en ruines au top des montagnes, une rivière couleur émeraude au flan d'une montagne, et un espèce de rocher orangé gigantesque! On a passé plusieurs heures dans des routes très sinueuses à dire des Ooohh et des Aaahh à chaque tournant!

Puis, l'arrivée au fabuleux Montserrat (Mont en dents de scie). Étant très fan de la nature, j'étais aux anges à observer cette énorme montagne à l'allure tout à fait unique, quasi volcanique!  Nous sommes arrivés vers les 5 heures, donc nous n'avons pas pu faire les longues randonnées de 2-3 heures de marche, mais seulement une qui a duré environ 30 min. L'avantage était la lumière du coucher du soleil et la vue avec un ciel aux teintes de rose et d'orange (enfin, nous avions du beau temps!!!)  De retour vers Barcelone, nous avons eu nos pires moments de conduite: il faisait noir, nous étions fatigués et nous nous sommes trompés de chemin au moins 12 fois dans une grande ville bondée de traffic!! Je pense que le trajet nous a pris au moins 3 fois plus de temps que c'était supposé! Exténués, nous sommes finalement arrivés à notre chambre d'hôtel pas loin de 22h. Nous avons été prendre notre souper de St-Valentin dans un charmant restaurant où on a goûté des pizzas typiquement catalanes (j'oublie le nom), mais ça ressemblait à des petites pizzas carrées sur pain plat, c'était super bon! On avait enfin le mérite de manger à l'heure des Espagnols! 

Le lendemain matin, on s'est promenés dans la ville à nouveau, mais avec du soleil cette fois!. On a aussi visité l'intérieur de la Sagrada Familia (on s'y était pris à l'avance), qui a commencé à être bâtie en 1882, par Gaudi. Aujourd'hui, Gaudi est décédé, évidemment, mais son travail est poursuivi en suivant ses plans originaux. On a visité les tours, vous savez, le genre de tour super étroite, haute, avec une quantité de marches à n'en plus finir (je ne suis pas claustrophobe, mais disons que me savoir au milieu d'une tour super étroite, vieille, savoir que je ne peux pas reculer si j'ai besoin car tout le monde derrière moi monte, ce n'est pas nécessairement la pensée la plus rassurante disons). Arrivés en haut, il y avait un petit pont qu'on pouvait traverser pour passer d'une tour à l'autre, et où nous avions une superbe vue de la ville. Ça nous permettait également de voir les structures de l'église de plus près. L'intérieur est tout simplement magique, c'est vraiment unique comme architecture: des formes éclatées, toutes les couleurs inimaginables, des structures originales, rien à voir avec les églises médiévales qu'on avait vu avant. On a ensuite appris que Gaudi s'était inspiré de la nature (insectes, plantes, ruches d'abeilles, etc.) pour le design. C'était très impressionnant. 

On a ensuite courageusement marché jusqu'au Parc Guell. Pourquoi je dis courageusement? Parce que ça nous a pris un peu plus d'une heure et que c'était en fait une montagne, alors que nous au début, on cherchait un parc (un parc plat, à notre hauteur!!) Arrivés devant, on s'est rendu compte que c'était très (trop) touristique comme endroit. Simon tenait à voir le fameux banc du film l'Auberge Espagnole, moi je n'avais pas vu le film, donc ce n'était pas ma motivation première! En fin de compte, il fallait payer pour voir le banc, donc on a laissé tomber. Juste la vue sur toute la ville, sur la Mer Méditérannée et le MontJuic valait amplement la peine! Nous sommes redescendus en autobus jusqu'à la plage (courageux, mais pas trop hihi!), ce qui nous a donné l'occasion de voir la ville différemment. La plage était magnifique, avec le coucher de soleil, c'était parfait pour terminer nos retrouvailles. Nous avons décidé de souper à nouveau au Bilbao Tapas, étonnamment notre serveur nous a reconnus (c'est des petites joies qui font si chaud au coeur!) Simon est reparti dimanche matin vers 6hAM. De mon côté, j'en ai profité le lendemain pour visiter le musée de l'histoire Catalane et je suis repartie en train vers Pamplona en après-midi. 

 

 

 

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mercredi 12 février 2014

Roadtrip 7 - 10 février

Après 2 semaines sans publication, j’imagine que vous vous attendiez à lire un long post… N’écoutant que mon public en délire, je vous raconte ici notre incroyable périple à travers l’Espagne ! Simon et moi sommes partis du 7 au 10 février et nous avons fait 2000 km en 3 jours et demi, et ce, dans une Fiat Cube…

 

carte roadtrip

Comme le nom de notre bolide l’indique, c’est un modèle assez cubique, et donc aussi peu aérodynamique. Avec les conditions météorologiques particulières ce week-end là (forts vents latéraux, pluie battante, etc.), en plus des routes en courbes et de la conduite de nuit, on peut dire que c’était un petit exploit d’avoir autant roulé !

 

Départ et Gomorra

 C’était tout un départ : en fait, nous nous sommes trompés de chemin dès le début ! Sans trop savoir par où nous passions (mais sachant au moins qu’on allait dans la bonne direction), nous avons pu apprécier la région de La Rioja, pleines de vignobles (non fonctionnels à ce temps-ci de l’année par contre), où le sépage Tempranillo yest fait. Nous avons fait un premier arrêt à Gomora, un très très petit village qui semblait presque abandonné. Nous avons éclaté de rire en voyant une petite boule de foin rouler devant l’auto ! Nous nous sommes arrêtés dans le seul commerce ouvert, un bar un peu louche où les quelques clients se sont tous retournés, ahuris de voir des touristes (ou peut-être simplement de voir la lumière du jour, qui sait ?)

 

Toledo

Ensuite, notre deuxième arrêt, là où nous allions passer la nuit du vendredi au samedi, était la ville de Toledo (région Castille-Lamanche), pas très loin de Madrid. Puisque nous sommes arrivés peu après l’heure du souper, nous avons surtout visité en soirée. La cathédrale gothique et l’Alcazar (château, maintenant devenu bibliothèque municipale et musée) étaient les principaux points d’attractions de la ville. Nous avons aussi pu goûter au Mazapan, un dessert typique de la ville, qui est fait à base de pâte d’amandes. Nous avons déambulé dans les rues étroites et courbées de la ville, et terminé la soirée en dégustant quelques tapas.

 

Mérida

Samedi matin, c’était le départ vers Mérida ! Nous y avons passé seulement quelques heures, mais nous avons quand même pu voir l’impressionnant temple de Diana, l’amphithéâtre romain, la Plaza del Toro, en plus de marcher un peu dans la ville. Petite Anecdote : On voulait visiter l’amphithéâtre romain, mais on était trop cheap pour payer 12 euros (=18 dollars) (c’est aussi que c’était un prix pour visiter 6 attractions et qu’on avait le temps d’en visiter seulement une). Alors qu’on marchait pour retourner à la voiture, on longeait le parc clôturé du dit amphithéâtre. En montant sur un banc, on s’est rendu compte qu’on pouvait très bien voir les ruines au-dessus de la clôture ! Bref, on était bin heureux d’avoir pu voir ce qu’on voulait sans payer !

 

Séville

Vers la fin de la journée du samedi, nous sommes repartis pour Séville ! À notre arrivée à l’hôtel, nous avons vécu un mini traumatisme : l’ascenseur à voiture de l’hôtel (insérer une musique d’épouvante ici). D’abord, c’était à peine si l’auto pouvait entrer complètement dans le dit ascenseur. Ensuite, nous avions reçu comme instruction de peser sur le bouton zéro pour descendre jusqu’au stationnement sous terrain. On appuie sur le bouton et on attend. On se rend ensuite compte que l’ascenseur donne des coups et tremble, mais ne semble pas nous amener à notre destination. 1 minute plus tard, alors qu’on avait tous les deux les yeux ronds et le cœur qui battait fort, la porte devant nous s’ouvre et nous sommes devant un stationnement. Honnêtement, ça a été une très longue minute. On avait l’impression que l’ascenseur était en train de lâcher sous le poids de l’auto et descendait par coups ! Bref, ce petit traumatisme passé, nous sommes partis à l’aventure dans Séville !

 Malheureusement pour nous, il a plu toute la fin de semaine… mais qu’importe, nous avons courageusement visité la ville : moi avec un parapluie de piètre qualité qui n’arrêtait pas de se retourner à l’envers, et Simon avec son imperméable court duquel il s’était fabriqué un système de gouttière pour ne pas avoir trop d’eau sur les jambes (bref, on était tous les deux trempés). Nous avons continué la soirée en mangeant de délicieuses Paellas (plat typique de l’Espagne, en gros, c’est du riz avec des fruits de mer) et Simon a cueilli et dégusté une orange directement d’un des nombreux orangers (moi, je ne « trustait» pas une orange qui pousse en ville). Le lendemain, nous avons visité la Torre del Oro (une tour abritant un musée naval, activité idéale lorsqu’il pleut à boire debout), ainsi que La Plaza de Espana (en fait, à notre grande déception, nous n’avons pu que la voir de loin, puisqu’elle était fermée pour cause de mauvais temps), et finalement nous avons fait une petite croisière d’une heure (tout ce qui a un toit et qui nous permet de voir la ville est parfait). Un aspect intéressant de la ville était qu’on y sentait beaucoup l’influence arabe dans l’architecture, les motifs de la décoration, les couleurs, etc. Mais ce que nous avons préféré de Séville est sans contredit la cathédrale et la Giralda (nom de la tour de la cathédrale). La Cathédrale est immense, possède 2 orgues très impressionnants, une panoplie de pièces magnifiquement décorées, toutes sortes d’objets luxueux d’époque et de reliques. La Giralda est toute aussi étonnante : on la monte à pied par quart de tour (34 demi étages) et on y retrouve des fenêtres à chaque tour donnant la vue tantôt sur la ville, tantôt sur les structures de la cathédrale. Arrivés au sommet, les vents et la pluie étaient puissants, mais qu’à cela ne tienne ! En bons touristes que nous sommes, nous avons pris un tas de photos, cheveux, foulards et appareils photos au vent. Nous avons terminé notre visite de Séville dans un superbe petit restaurant, où j’ai pu goûté à du taureau (comme on peut s’y attendre, le goût est semblable au bœuf). Une panne de courant plus tard, nous sommes repartis vers Ségovia, une petite ville au nord de Madrid (région Castille-Léon). 

 

Ségovia

Nous qui espérions naïvement avoir de la température plus clémente à Ségovia, c’est plutôt la neige qui nous a accueilli! Le mauvais temps a rallongé considérablement notre trajet, de sorte que nous sommes arrivés seulement vers 2 heures du matin, dans la nuit du dimanche au lundi. Après une bonne nuit réparatrice de 5 heures, nous avons visité l’incroyable ville de Ségovia. Ça a été un gros coup de cœur pour nous! Une toute petite ville, toutes en ruelles étroites, bordée de montagnes enneigées et de plaines et de forets vertes, où un aqueduc romain d’une taille démesurée (29 m de haut) et semblant s’étendre à l’infini trône fièrement, ainsi qu’un magnifique château et qu’une immense cathédrale. C’était tout simplement enchanteur ! Le château (l’Alcazar, pauvre Simon qui n’arrêtait pas de l’appeler l’Alcatraz) était à couper le souffle. Comme nous y sommes arrivés tôt le lundi matin, nous étions les seuls à le visiter. Il était complet (pas seulement des ruines), avec les meubles et la décoration, et nous offrait une vue spectaculaire sur le reste de la ville. Vers midi, nous avons repris la route, passant par les petits villages aux toits enneigés, les régions plus arides, et terminant aux montagnes vertes de Pamplona en fin d’après-midi!

 

Autres remarques

À part cela, nous avons trouvés que les Espagnols semblent assez avancés sur l’exploitation de l’énergie propre : des éoliennes à perte de vue au sommet des montagnes, des champs de panneaux solaires, des panneaux solaires sur le toit des hôtels, plusieurs centrales hydroélectriques, beaucoup de stationnements réservés aux voitures électriques, etc.

De plus, ce qui nous a beaucoup impressionnés sont les microclimats et les paysages très changeants d’une région à l’autre. Nous avons vu autant des plaines fertiles et des vignobles, que des montagnes enneigées, que des régions désertiques…  L’Andalousie (région du Sud de l’Espagne) fait pousser des tas d’orangers et des palmiers, c’était finalement très exotique comme espacade !

L’aspect plus négatif du voyage a été nos frustrations lorsqu’on se butait à des endroits fermés à cause de la pluie (même des parcs publics, des établissements intérieurs touristiques, etc., pour des Canadiens aguerris au froid comme nous, ce n’était pas tellement une bonne raison!) et aussi lorsqu’on avait des problèmes de communication, notamment dans les restaurants (une serveuse nous a même apporté 1 déjeuner pour deux !!)

Mais bref, malgré cela, nous sommes très heureux d’avoir fait ce petit voyage et nous avons eu beaucoup de plaisir à découvrir tous ces endroits ensemble ! 

Les photos de notre épopée sont disponibles dans l'album "Roadtrip 7-10 février" ! 

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jeudi 30 janvier 2014

Semaine #4: Du 27 au 31 janvier

Ça fait presqu'un mois que je suis en Espagne... C'est fou comme ça passe vite! 

Cette semaine a bien été, j'ai surtout été prise dans mes travaux scolaires: quelques présentations orales, beaucoup de lecture, un travail long, etc.

Ma première journée de bénévolat a été intéressante!  Je suis arrivée à la Clinique, j'ai dit que j'étais bénévole et une infirmière m'a conduit jusqu'à une "salle de thérapie" (c'était vraiment ce qu'il était écrit sur la porte!) et est repartie. Il y avait une dizaine de personnes âgées assises en rond qui discutaient, chantaient et une vieille madame qui dansait! Aucun un autre bénévole en vue. Tout ce que j'avais à faire était simplement d'être là. On dira ce qu'on veut, c'est très déstabilisant de n'avoir rien à faire! Il y en avait qui avaient beaucoup d'énergie, se promenait partout, parlaient à tout le monde; d'autres qui s'étaient endormis dans leur chaise, ou ne répondait pas tellement à mes tentatives de discussion. Il y avait une madame qui ne comprenait pas du tout ce que je disais (je ne la blâme pas, la pauvre!), alors elle prenait une chance en me répondant! Lorsque je lui demandais son nom, elle me donnait sa date de naissance, lorsque je lui demandais si elle avait des enfants, elle me répondait le nom d'une ville... éventuellement j'ai compris qu'il fallait juste que je PARLE PLUS FORT!! Après environ une demie-heure, j'ai suggéré que chacun se présente pour que je les connaisse... Ça a été vraiment long avant que tout le monde comprenne ce qu'il se passait hihi! Et j'ai passé la dernière partie de mon bénévolat à discuter avec une madame seulement, c'était fort intéressant d'entendre ses histoires! 

Au sujet de mon expérience en général, je dirais que je suis agréablement surprise de la facilité de voyager. Par contre, j'avoue que je suis un peu déçue de la quantité de ''défis'' que j'ai à surmonter. J'avais en tête que je vivrais pleins de difficultés, de choc culturel, etc. Je pense que j'avais comme attente quelque chose de semblable à mon expérience d'aide humanitaire en Colombie, où j'ai vécu des chocs culturels presqu'à chaque jour (et des chocs temporels à chaque matin du lundi au vendredi, quand je prenais ma douche froide à 5:00AM!!) Je pense aussi que j'avais en tête l'Espagne plus "traditionnelle" avec le flamenco, les taureaux, la paella, etc. Un peu comme si quelqu'un venait au Québec et était déçu de ne pas voir les gens porter des ceintures fléchées et se promener en traîneaux à chiens... L'Espagne est beaucoup plus moderne que ce que je pensais, et sa culture, plus homogène avec le reste de l'Europe que ce que je croyais!

Au final, je trouve cela facile de suivre mes cours en anglais, et mon espagnol m'est revenu très vite (c'étaient 2 grandes craintes que j'avais). De plus, c'est difficile de vivre un choc culturel, car je suis rarement en compagnie d'habitants locaux et à la maison, je vis comme une Québécoise (sans sa poutine) finalement. Aussi, je me rend compte que tout ce que mes amis disaient au sujet du fait qu'une session d'étude à l'étranger change beaucoup quelqu'un n'est pas faux... Mais que cela concerne surtout les étudiants qui expérimentent pour la première fois la vie en appartement, loin de la famille, ou encore le fait de vivre à l'étranger, ce qui n'est pas mon cas. J'imagine que lorsqu'on combine tous ces aspects, ça commence à faire beaucoup effectivement! Heureusement, mes cours me stimulent. Mais à part cela, j'avoue que je me sens peu ''challengée'', je suis aussi un peu déstabilisée de ne pas travailler, je suis déstabilisée que mon horaire ne soit pas surchargé... En gros, je suis déçue d'être ici seulement pour m'amuser et étudier un peu, rien de plus compliqué, ni de plus difficile. Je sais, vous vous dites que je suis un spécimen étrange, n'est-ce pas? Et vous vous dites que je devrais me compter chanceuse de tout ce temps libre...

Pensez à ça: C'est un peu comme si  on vous disait que dans quelques mois, vous partirez escalader le mont Kilimandjaro. Cela fait 3-4 mois que vous vous entraînez, vous vous préparez au pire, on vous parle de toutes les difficultés que vous vivrez, mais aussi de la vue spectaculaire en haut, de la fierté de l'accomplissement, et vous êtes finalement prêt! En arrivant au site, la journée de l'escalade, vous vous rendez compte que vous êtes en Ontario et que vous êtes devant une montagne similaire au mont St-Hilaire, que les conditions climatiques sont parfaites, que vous êtes en bien meilleure forme que vous ne pensiez et qu'arriver au sommet sera facile et rapide. Une fois le soulagement de l'effort passé, éventuellement, vous penserez que c'est bien beau que ça soit facile, mais la vue sera bien moins bonne qu'en haut du Kilimandjaro, et qu'il n'y a pas vraiment de différence dans les paysages, puisque cette montagne est similaire à d'autres que vous connaissez, et que vous n'aurez pas la fierté de vivre l'accomplissement du Kilimandjaro, parce que dans 1 heure, vous serez au sommet en train de manger votre sandwich au balloney.  Vous comprenez maintenant? 

 

Choses auxquelles je n'arrive pas à m'habituer, même après 1 mois:

- La température / le climat étrange: Il pleut 3 jours sur 4; il fait supposément 13-14 degrés selon le termomètre mais on gèle pareil; Le soleil qui commence à se lever vers 8h-8h30... 

- Avoir une femme de ménage!

- Tout ce qui a besoin d'électricité dans l'appartement est sur le même breaker! Alors, si je chauffe ma chambre pendant que la laveuse fonctionne, le breaker saute! Dès qu'on a un élément de chaleur avec un autre élément, ça saute (four + lave-vaisselle, chauffage + télé, etc.)! 

- Le bruit et l'absence d'isolation sonore (et un remerciement tout spécial au chien du voisin qui pleure toutes les nuits vers 2:00AM & aux enfants d'à côté qui jouent à frapper dans le mur). 

- Les magasins qui sont fermés de 13h30 à 16h30!

 

Même après 1 mois, je dénote encore quelques nouvelles petites différences culturelles:

- Produits dont j'ignorais l'existence mais qui sont communs ici: oeufs de caille (se vendent avec les oeufs de poule!), confiture aux raisins, confiture aux pommes, yogourt au blé, yogourt aux raisins secs... La "Tortilla de papas" (plat typique de la région de Navarra) qui, en gros, est une genre de quiche aux patates... c'est pas mauvais! On en trouve absolument partout: épicerie, cafés, bars, centres commerciaux, à l'université, etc. Le Goxua, un dessert typique de Navarra, qui ressemble à un mélange entre un pouding à l'érable et une crème brûlée... 

- Produits qui n'existent pas ici: du beurre de peanut, du jus de légume, du fromage en grains... les sushis ne se vendent que dans les rares restaurants asiatiques (pas à l'épicerie, ni dans des comptoirs pour emporter)... bien sûr la poutine! (Juste pour faire exprès, j'ai une forte envie de manger de la poutine depuis que je suis en Espagne. La prochaine fois, avant de partir à l'étranger, je vais me "bourrer la face" bien comme il faut au Ashton à Québec ou à la Banquise à Montréal!!) 

- Le Dunkin Donuts s'appelle le Duffin Dagels!

- Salon de coiffure: me faire couper les cheveux m'a coûté 1 euro...en revanche les teindre et les coiffer m'a coûté 27 euros!

- Les indications sur le four.... 

 

Petite anecdote culinaire 

Depuis que je suis arrivée à mon appartement, je me suis évidemment servie du four quelque fois, mais jamais pour suivre une recette; j'ai cuit des aliments en y allant à l'oeil et à l'odorat. Aujourd'hui, j'ai décidé que je faisais un gâteau en suivant une recette que je n'avais jamais fait... Ô malheur à moi (et ma naïveté) qui croyait que ce serait simple!! Il y a 2 boutons pour le four: le premier pour indiquer le type de cuisson (on choisit parmi 6 dessins) et l'autre pour la température. Je mets donc mon fameux mélange au four, en choisissant comme type de cuisson le symbole qui avait l'air de dire que la chaleur venait du haut et du bas. Comme le four ne va pas plus haut que de 250 degrés (il fallait 350), je me dis que je vais simplement faire cuire le gâteau plus longtemps que ce que la recette dit. Après quelques minutes, je me rends compte que la cuisine est toute en fumée et que ça sent le brûlé!! Je sors la dite mixture de l'antre de la bête et j'analyse de plus bel les pictogrammes, un peu consternée que le gâteau ait brûlé si rapidement. Fait divers sur moi: je suis assez orgueilleuse quand vient le temps de cuisiner, je n'aime vraiment pas rater une recette. C'est un peu une vieille mentalité que j'ai (les féministes qui me lisent, je vous suggère de passer à un autre paragraphe), mais dans ma tête, vu que je suis une femme, je suis sensé réussir toutes mes recettes et la cuisine est supposé être le royaume sur lequel je règne. Bon. Ce n'est pas très réaliste, mais inconsciemment, je me mets cette pression quand même. Et les fois où j'ai raté une recette, je peux vous dire que c'était pas trop long que je la ''swingnais" dans la poubelle! Mais aujourd'hui, je me suis dit: Non, Katherine, tu vas faire ce gâteau coûte que coûte, c'est un combat à finir!... Bref, je reprends espoir en faisant des gros yeux au four, en pensant «Il n'y a pas assez de place pour nous deux dans cette cuisine, fourneau!», tout  en grattant le dessus de mon dessert moitié-galette-brûlée-moitié-pouding-avec-des-mottons. Sérieusement, une fois gratté, ça ressemblait à mon mélange de départ! 

Je remets de nouveau mon gâteau à cuire, maintenat à moitié plus maigre qu'au départ. Il y avait un autre dessin qui avait l'air de dire « chaleur en haut et en bas, avec la convection», donc je tente cette option-là (les autres options avaient l'air un peu trop exotiques à mon goût). Je reste auprès du four, guettant la moindre fumée, la moindre odeur. Après quelques minutes, tout semble bien aller. Je retourne donc vaquer à mes occupations, me disant qu'il suffisait de choisir le bon mode de cuisson. 5 minutes plus tard, je décide d'aller voir si tout se passe bien... et bien le gâteau a brûlé encore!! Mais cette fois, au lieu de durcir et s'enflammer, il est resté semi-liquide avec le dessus tout noirci! Bref, c'était un gros pouding chômeur  avec des cratères noirs qui bouillonnaient sur le dessus! Je le sors du four, et j'analyse encore une fois les boutons... C'est là que j'ai compris mon erreur. Le four est en degrés celcius. J'ai suivi la recette en utilisant des degrés fahrenheit!!! Je suis tellement habituée que ça soit en fahrenheit, et j'étais tellement occupée à comprendre les dessins que je n'ai jamais pensé à vérifier avec quel type de degrés il fonctionnait...!!  J'ai ris, j'ai tellement ris quand j'ai vu cela, j'en ai ris aux larmes pendant au moins 5-6  bonnes minutes!!!  Ça valait au moins ça. Par après, j'ai recommencé mon gâteau en suivant une recette que je connaissais et en cuisant avec les bons degrés... Pas facile la cuisine avec un four différent! 

 

Prochaine publication

Comme certains d'entre vous le savent déjà, mon amoureux va venir passer 2 semaines avec moi en Espagne, du premier au 16 février. Demain, samedi, j'irai le rejoindre à Barcelone, où nous passerons le week-end. Nous prévoyons faire un ''road trip'' le week-end suivant à Salamanca, Séville et Toledo, et terminerons le derniers week-end à Barcelone de nouveau (la logistique était plus simple ainsi). Nous allons possiblement faire quelques "day trips", mais c'est à voir.  Honnêtement, on se compte très très chanceux de pouvoir se voir, même bénis, surtout que nous pourrons célébrer ensemble son anniversaire et la St-Valentin: le timing est parfait! Tout cela pour vous dire que je risque de ne pas publier pour les prochaines semaines (en revanche, j'en aurai long à dire lorsque je publirai!) 

Hasta Luego! 

PS: Je suis étonnée de la longueur de mes posts. Je vous le répète, je ne vous tiendrai aucunement rigueur de ne pas lire tout cela! J'essaie de faire des paragraphes... mais bon s'il y a 50 paragraphes, ça reste long à lire pareil! 

 

                                                   

 

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mardi 28 janvier 2014

Semaine #3: Du 20 au 26 janvier 2014

Enfin, un peu d'action en dehors de mes cours!

C'était une semaine un peu plus intéressante au niveau des projets extrascolaires! D'abord, j'ai réussi à me trouver du bénévolat: au service de résidences pour personnes âgées de la clinique médicale de l'Université! Je vais commencer la semaine prochaine, mais j'ai déjà visité les lieux et pu interagir un peu avec les autres bénévoles et les résidents. Ces derniers sont soit autonomes ou semi-autonomes, certains sont handicappés. Il y a en a qui vivent là, et d'autres qui ne viennent que pour passer la journée. Honnêtement, j'ignore si je vais aimer cela, on verra! Mais je risque d'avoir une tonne d'anecdotes à vous raconter juste avec cela! Par contre, je suis habituée de faire du bénévolat avec des enfants, donc ça risque de faire changement pas mal (quoique...)  En fait, j'ai un peu peur que la communication soit difficile, mais bon, dans le pire des cas, j'acquiescerai en souriant et ça devrait passer :D La vérité, c'est que j'espère secrètement me faire raconter comment était ''l'Espagne d'autrefois''... 

À part cela, je me suis inscrite à des cours de Public Speaking. J'aurai une rencontre en groupe une fois par semaine et nous devrons pratiquer à parler en public en anglais. Je pense que je vais me servir de cela pour pratiquer les exposés oraux de mes cours! Et sinon, je me suis aussi inscrite au programme Borders Down. C'est un projet qui s'adresse spécialement à des étudiants étrangers. On nous demande de préparer une présentation sur notre pays et de parler de notre culture dans notre langue natale à des jeunes (d'écoles secondaires) qui apprennent ces langues. Ensuite, ponctuellement, on passe d'école en école, à raison d'une demie journée chaque fois. J'avais déjà fait quelque chose de semblable en Colombie et j'avais bien aimé (j'avais amené du sirop d'érable et cuisiné des ''pets de soeur'' cette fois-là, donc mon kiosque était très populaire, ahhh là bouffe, tellement une manière facile d'attirer les humains. Amenez des beignes et du café à votre travail et tout le monde écoutera vos idées tout-à-coup!)

 

Ma vision de la culture européenne vs nord américaine

Une des raisons pour lesquelles j'ai décidé de faire l'expérience des études à l'étranger était que je voulais en savoir plus sur l'Europe en général. J'en entends beaucoup parler, mais j'en ai une connaissance très superficielle, après tout. Ici, en Espagne, j'ai vraiment la chance de me sentir plus près de ce qui se passe. D'une part parce que je discute avec des étudiants qui proviennent de d'autres pays européens, et d'autres part parce que les nouvelles à la télévision parle de ce qui se passe dans la plupart des pays de l'Union Européenne. Honnêtement, je suis fascinée de voir comme c'est facile pour les Européens de voyager, fascinée de voir aussi comment chaque pays a sa propre culture et en même temps est ouvert sur la culture des autres pays, de voir comment les pays semblent se soucier de ce qui se passent chez leurs voisins, etc. Aussi, je constate qu'ils sont plus avancées que nous, les Nord Américains, en ce qui concerne les télécommunications, les moyens de transport, et même l'éducation! 

En quelque sorte, on peut dire que j'ai eu un choc culturel en ce qui a trait a l'éducation. Je vous avais déjà parlé que la forme des cours est un peu différente de ce que l'on a au Québec (bon, je ne connais que le premier cycle de l'Université Laval et de HEC Montréal, mais en supposant que cela représente notre éducation supérieure au Québec), en ce sens où les cours sont donnés sous forme de conférences / discussions, que les évaluations sont surtout sous forme d'exposés oraux et que le but du cours est surtout de nous faire réfléchir (plutôt que nous faire acquérir une tonne de nouvelles connaissances). J'avoue que je trouve cette façon de faire beaucoup plus pertinente et intéressante. Les seuls cours dans lesquels j'ai eu réellement l'occasion de réfléchir ont été Philosophie (au Cégep) et Droit des Affaires (U Laval)... Dans ma vision de l'éducation, je pense que l'aspect de la réflexion et du développement de l'esprit critique devraient être plus présents, je pense que les meilleurs citoyens sont ceux qui sont capables de remettre en question les fondements de notre société et de voir comment améliorer les choses. Pourtant, nos écoles apprennent aux jeunes à retenir des informations par coeur (je comprends que ça soit ainsi pour les notions de base, bien sûr), je trouve cela dommage. Mais bon, en même temps, aucun système d'éducation n'est parfait non plus! Aussi, mon opinion est peut-être biaisée du fait que j'adore mes cours (j'adore en particulier l'économie et tout ce qui touche le développement international). Ici, ils considèrent normal de voir ces matières lors des cours de fondement en administration, contrairement à l'Université Laval! Je trouve presque que je suis en train de suivre les cours les plus intéressants de mon baccalauréat!

 

Interaction avec les cultures différentes 

Je suis émerveillée devant les dizaines d'occasions de connaître des gens d'autres cultures qui se présentent à moi, chaque jour! Aujourd'hui, à la fin de mon cours d'espagnol, une fille d'Hong Kong a commencé à jaser avec moi et on a finalement été prendre un café... L'autre jour, j'ai été diné avec une madame qui travaille à la bibliothèque, juste parce que c'est un contact qu'un ami de Montréal m'a référé... Les amis de mes amis deviennent mes amis en quelques secondes... Et je me retrouve à faire des projets de voyage avec des gens que je ne connaissais pas il y a une heure!! C'est quand même fascinant; ce n'est pas quelque chose qui arriverait si j'étais à Montréal! C'est à croire que je socialise ici! Et en plus, moi qui me disais que je serais sage et ne voyagerais que dans les villes d'Espagne... Me voilà que j'ai acheté des billets d'avion pour le Portugal et la Belgique... Me voilà en train de regarder quelle date je vais aller à Londres et en train de planifier dans quelle auberge je dormirai lors de mon voyage en back pack en Autriche à la fin de ma session! Je trouve tout cela positif et je n'attendais pas cette réaction de moi-même. On dirait que je me sens moins obligée de tout contrôler et je suis plus ouverte à ce que les choses changent à la dernière minute, et à rencontrer toutes sortes de nouvelles personnes. En plus, avec le type de cours que je suis, je sens que j'améliore réellement ma tolérance à l'ambiguité! Si ces aspects de moi restent lorsque je serai de retour à Montréal, j'aurai beaucoup progressé!! ;) 

 

 

 

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lundi 27 janvier 2014

Escapades à Zaragoza et Olite

Zaragoza 

Samedi, quelques étudiants se sont joints à moi pour visiter la ville de Zaragoza (capitale de la région de l'Aragon), une ville à 2 heures de route au sud de Pamplona.  C'était une ville particulièrement venteuse, apparemment même plus venteuse que Chicago! J'ai d'abord été impressionnée par l'immensité de la gare d'autobus / trains, qui ressemblait plutôt à un aéroport! L'une des principales attractions de la ville selon moi est la Basilique Nuestra Senora Del Pilar, immense cathédrale, édifice considéré le plus grand temple baroque de toute l'Espagne, construit au 17 ième siècle (Goya y a aussi peint quelques fresques!) Nous avons pu monter dans la tour, et avoir la vue sur toute la ville. C'était à la fois magnifique et effrayant... Il y avait tellement de vent à cette hauteur que j'en avais le vertige! Sinon la ville en soi était belle, quelques segments de vieux édifices et de murs se trouvaient ça et là; je n'ai pas réussi à trouver de quelle époque ils provenaient malheureusement. Nous avons terminé la journée en visitant le Palacio de la Aljaferia (j'ai vraiment de la difficulté à prononcer le nom!), avec définitivement de fortes influences arabes (le nom du palais nous en donne déjà un bon indice!) Je croyais que les influences arabes se trouvaient plutôt au sud de l'Espagne, mais apparemment, ça a remonté jusqu'à Zaragoza! L'extérieur de l'édifice est superbe! L'intérieur était toutefois décevant, d'abord parce qu'on avait accès à à peine le quart du palais, ensuite parce qu'il était quasiment vide (peut-être suis-je étrange: je m'attendais à voir des meubles?) et finalement parce que le palais a été complété avec des ''éléments modernes'' qui juraient avec le reste du palais (par exemple des grandes fenêtres, des escaliers modernes, des éclairages luxueux modernes, etc.) Je trouvais déplorable ces anachronismes dans le cadre d'une visite d'un édifice datant du 11ième siècle. Enfin, pour une visite à 1 euro, on dit merci et on se considère satisfait! ;)

Olite (ou Blanche Neige et les 500 nains) 

Dimanche, c'était la virée à Olite, prise 2! Je vous en avais déjà parlé un peu, mais en gros c'est une ville fondée en l'an 621!Il n'était pas rare d'y découvrir une nouvelle église romane ou gothique au détour d'une rue et son fabuleux château (le Palacio Real) était la raison de ma visite. Il a été construit au 15ième siècle et il était tout simplement magique! Ils ont fait un incroyable travail de préservation de l'architecture et nous avons mis plusieurs heures à en visiter chaque coin! Par contre, un seul élément négatif: nous avons visité le château la même journée qu'une ENTIÈRE ÉCOLE PRIMAIRE!!! Soyons clairs, j'adore les enfants. Mais 500 minis-humains surexcités, drogués aux bonbons et au pepsi, qui crient dans des pièces écho et courent dans des escaliers en colimaçon dont la longueur des marches est de maximum 2 pieds et la largeur à son point maximum, de 4 pouces...  Ai-je besoin d'en dire plus!! Nous avons ensuite déambulé dans les rues et je complétais mentalement le tableau en imaginant des carrioles, des hommes et des femmes vêtues comme à l'époque médiévale, moi-même portant une robe de princesse... Bon, je suis peut-être trop romantique. Au final, ca a été plutôt court; en 1 heure de marche, nous avions déjà fait le tour de la ville (le village?) au complet! Nous avons donc passé l'après-midi dans un pub irlandais avec d'autres étudiants étrangers que nous avons rencontrés là-bas! 

Les photos des 2 villes sont disponibles dans l'album de photos pour les intéressés :) 

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mercredi 22 janvier 2014

Différences culturelles / Choc culturel (Suite...)

 Anecdote cocasse au sujet de mon apprentissage de l'espagnol:

Apprendre une langue étrangère n'est pas toujours évident... Je croyais que ''bouchons d'oreille'' se disait ''tampones'' en espagnol, et j'expliquais à mes colocs que j'ai de la difficulté à dormir et que les bouchons d'oreille ne tiennent pas à l'intérieur de mes oreilles (fait divers sur moi: j'ai des mini intérieurs d'oreille). À voir leur expression faciale, j'en déduis que je me suis mal exprimée. J'étais en fait en train de dire que j'essayais de me rentrer des tampons dans les oreilles et qu'ils étaient trop gros pour mes oreilles!! En fait, ''bouchons d'oreilles'' = ''Tapones'' en espagnol! La meilleure façon d'apprendre, c'est en faisant des erreurs, non? ;)

Par ailleurs, c'est fou comme l'anglais, le français et l'espagnol se mélangent dans ma tête! En fait, c'est très bizarre, car on dirait que plus j'apprend de l'espagnol, pire mon anglais est! Parfois je me rends compte que je roule mes 'r' pendant que je parle en anglais!  Parmi la centaine d'étudiants étrangers de l'Université, quelques uns viennent de France. Il arrive parfois que je marche sur le campus et que quelqu'un s'adresse à moi en français, et moi, toute mêlée, je commence à chercher mes mots... Et au lieu de dire ''je'', je dis ''yo'' (se prononce ''jo'')! Mais sinon, je commence à apprendre les expressions typiquement de l'Espagne, comme ''osea'' (= donc, les gens ponctuent leurs phrases avec ce mot!), ou encore ''a ver'' (= voyons cela, voyons voir, très très utilisé aussi). 

 

Anecdote un peu frustrante au sujet des télécommunications:

J'ai un forfait de téléphone cellulaire qui me permet de faire des appels locaux à peu de frais. Une nouvelle leçon à ajouter à mes apprentissages lors de cette fabuleuse expérience à l'étranger est qu'il est important de s'informer sur ce qui est considéré comme un ''appel local''. Je suis dans mon appartement, j'appelle à la gare (qui est à 20 minutes de marche, donc tout près), car leur site web fonctionne mal pour acheter les billets en ligne. Vous savez comment c'est: je passe 5 minutes à entrer des choix et à me promener d'un menu à l'autre, pour finalement être en attente pendant 15 minutes avec de la musique d'ascenseur et des messages automatiques qui disent que «votre appel est important pour nous» et que «vous pouvez également aller sur notre site web pour faire vos achats» (j'aimerais bien, si seulement il fonctionnait correctement!) en guise de divertissement... pour finalement parler avec un humain. Je précise, c'était la troisième fois que j'appelais (leur site est vraiment particulièrement mal fait). Après quelques minutes de discussion, mon téléphone décide qu'il interromp l'appel, car apparemment, mon solde était à zéro (alors que je venais de recharger ma carte juste avant!). Mon apprentissage d'aujoud'hui: appel local ne signifie pas appel dans la même ville.. non non!! Appel local signifie appeler un numéro qui ne commence pas par 900, 901, 902, 903... Car si vous faites cela, gare à vous!! Des frais de 2 euros la minute sont chargés. Bon... Ca m'aura coûté 20 euros pour apprendre cela! 

 

Quelques petites différences culturelles en vrac:

À l'épicerie:

- le lait est vendu dans des petites boîtes en carton d'1 litre sur dans des étagères non réfrigérées. J'ai par ailleurs de la difficulté à digérer le dit lait! 

- les oeufs ne sont pas réfrigérés (c'était le cas en Colombie également... c'est à se demander pourquoi l'Amérique du Nord réfrigère ses oeufs!!) 

- les clients doivent étiquetter le prix des fruits et légumes eux-mêmes en utilisant une balance qui génère une étiquette lorsqu'on entre le code du produit.

- les taxes sont incluses dans le prix qu'on voit sur les étiquettes. 

Autres: 

- Les numéros d'étages dans les édifices sont différents. Les gens considèrent par défaut que l'étage au niveau de la rue est le niveau 0 (au lieu de 1). Quand on me disait de monter au niveau 2, moi je montais seulement de 1 étage à partir du niveau de la rue... Je peux vous dire que j'ai tourné en rond pas mal avant de me rendre compte de cela!

- Les services de soins dentaires sont beaucoup moins chers qu'au Québec! Vous savez, j'ai été chez le dentiste 3 fois en novembre et décembre 2013 pour des petites réparations (c'est sur qu'aller chez le dentiste 1 fois par décennie fait que LA fois où on y va, il y a plus de travail à faire!). Mais malgré tout, c'est 1 mois plus tard,  lorsque je suis à l'étranger, et à 23 ans, que mes dents de sagesse viennent me dire un beau bonjour! Bref, j'ai dû aller faire un tour chez le dentiste ici aussi. Le prix pour ouvrir un dossier et faire des radiographies: 20 euros (=30$, versus 100 à 150$ au Québec). Le prix pour arracher une dent de sagesse: environ 150 euros par dent (= 225$, versus 500-800$ par dent au Québec!). Finalement, mes dents de sagesse semblent pousser en ligne droite et ne pas nécessiter d'extraction (je suis presque déçue de pas pouvoir faire toutes ces économies... Hihi non je blague, ça a l'air affreux comme expérience!!)

-Ici, c'est normal de recevoir de la publicité et des spams par messages textes. Au début j'étais très surprise... Alors que je venais tout juste d'acheter ma carte de téléphone et que personne n'avait mon numéro, j'ai commencé à recevoir de la publicité d'une madame qui voulait me lire mon avenir! Et plus tard un autre message anonyme qui disait quelque chose comme «je te regarde et te suis depuis plusieurs jours et je suis amoureux... donnons libre cours à notre amour!» Très «creepy» comme message! Vous devinerez que je n'ai pas donné de réponse à ces publicités douteuse! 


                                                                            

 

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mardi 21 janvier 2014

Tentative ratée de voyage

Lundi soir, j'apprends que mon cours de mardi est annulé et que, par conséquent, ma journée du mardi est libre jusqu'à 18:00! Je décide donc que je partirai pour la journée visiter la ville de Olite, à 45 minutes de route au sud de Pamplona, afin de voir de mes propres yeux le fameux château médiaval construit au 15ième siècle. 

En regardant sur internet, je vois que le départ est à 11:30 et le retour à 17:00, donc je me dis que ça convient comme délai puisque c'est une toute petite ville. En arrivant à la gare d'autobus, j'apprends que le départ est 30 min plus tard que ce qui est indiqué sur internet, et le retour 1h plus tôt. Bon, je me dis que ça vaut toujours la peine de partir. J'achète donc mon billet, qui indique :Pamplona - Olite, départ: midi, prix: 3,5 euros, Bus #1. Je regarde le stationnement des autobus: ils sont tous numérotés de 1 à 12, donc je déduis que je dois attendre au quai #1. Vint finalement 12:00 et toujours pas d'autobus. Je retourne donc voir le petit monsieur au comptoir (pour la 8ième fois au moins, je lui avais posé beaucoup de questions au sujet de leur service) pour lui demander où était l'autobus, en me disant qu'il allait probablement me dire de respirer par le nez et qu'il était sûrement en retard de 1 ou 2 minutes. Il me dit plutôt ''Il est 12:04 donc il est parti''. Je ne comprenais pas... Je lui dis que ça fait une demie heure que j'attends au quai #1 et que je n'ai jamais vu de bus. Il me dit alors que ''Bus #1'' sur mon billet n'a rien à voir avec le quai, c'est seulement le numéro d'autobus, et que je dois en fait marcher d'un quai à l'autre et essayer de trouver l'autobus qui part pour Olite. Bref, le bus est parti. Et ah oui, aucune possibilité de remboursement, vu que, selon lui, c'est comme un billet d'avion, si tu le manques, c'est tant pis pour toi. Dès que le bus est parti, aucune possbilité de remboursement. Et bien sûr, aucune possibilité d'utiliser ce billet une autre journée non plus. 

Bref, après une discussion enflammée avec le petit monsieur (mon espagnol est bien meilleur quand je suis en colère!!) où j'ai exigé un remboursement, où j'ai dis que leur compagnie volait leurs clients et que les informations n'étaient vraiment pas claires (non, mais... on s'en fout du numéro d'autobus s'il ne correspond pas au # de quai!), je suis partie. Tout en retournant bredouille chez moi, je me rends compte que je peux au moins me faire rembourser le retour (celui-là n'est pas encore parti!), ce que je fais. Et en arrivant chez moi, la première chose que je fais est d'écrire à leur compagnie pour leur dire que les informations sur les billets portent à confusion et que j'ai manqué mon départ à cause de cela. 

Bon, en gros, ma journée de congé est seulement restée une journée de congé normale et j'aurai beaucoup d'autres occasions de voir Olite.

Ça m'aura coûté 5$ pour apprendre ces leçons:

- Leçon #1: Ne pas se fier aux heures de départ mentionnées sur internet, toujours vérifier en personne à la station de bus (au moins, elle est proche)

- Leçon #2: Ne jamais utiliser sa logique pour déduire des informations quand on est à l'étranger.

 

Ahhh les péripéties quand on est dans un autre pays... C'est le pain quotidien, quoi!! 

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dimanche 19 janvier 2014

Semaine #2: Du 13 au 19 Janvier 2014

Pour résumer ma deuxième semaine : des hauts et des bas !

 

Au sujet de mes cours

D’abord, quelques changements au programme, j’ai échangé le cours de Business Ethics pour celui d’Espagnol II, pour me permettre de commencer mes cours plus tard le lundi (afin de voyager la fin de semaine jusqu’au lundi en fin de journée!)

Ce fameux cours d’espagnol, où j’ai été classée au niveau le plus haut pour une raison obscure (l’Université Laval m’avait classée niveau intermédiaire, probablement avec raison), est donné par Speedy Gonzales en personne ! Une vraie tornade sur deux pattes, un Louis-José Houde espagnol… Tsé quand ta bouche fournie pas à articuler la quantité de mots que tu veux dire… Bref, un beau défi linguistique qui s’amène pour moi!

 Sinon, j’adore mon cours de Global Political Economy (qui, en fait, en est un sur la Mondialisation). Il est donné par un quinquagénaire portant de toutes petites lunettes rondes, qui a fait énormément d’études (diplôme de 4 ans en psychologique, diplôme de 4 ans en droit, MBA, et j’en passe). Il semble très exigeant, mais il est tellement passionné par ce qu’il raconte qu’on accepte d’embarquer à fond dans son cours. Selon lui, la mondialisation a commencé lorsque les continents qui étaient encore tous rassemblés en un seul (Penjia) ont décidé de se séparer pour former le monde qu’on connaît aujourd’hui. Intéressante perspective… Par ailleurs, nous avons un voyage de 3 jours prévu à Bruxelles en mars pour visiter les principaux monuments politiques, ça promet !

 J’ai également Business Communication II, qui est simplement un Xième cours de marketing. Disons que le marketing n’est pas un sujet dans lequel je me suis découvert une passion (bien que je comprenne son importance dans une entreprise). Nous avions une analyse de cas à faire sur le marketing chez Apple et le professeur était clairement un adepte de Apple et n’avait absolument pas un point de vue objectif sur le sujet. J’ai trouvé son approche peu professionnelle (et en plus, je n’étais pas d’accord avec lui !).

 Et sinon, j’ai mon cours de Development Economics qui s’avère être plutôt un cours sur Comment éradiquer la pauvreté dans le monde. Je trouve le sujet très très intéressant et pertinent, mais malheureusement, le professeur a un IMMENSE accent espagnol. Sérieusement, il devrait directement parler espagnol, ce serait plus clair. En fait, si j’arrête de porter attention à ce qu’il dit, j’ai l’impression qu’il parle en espagnol ! Et en plus, ces instructions pour les travaux ressemblent à peu près à cela : « lisez un livre dans la liste que je vous met et faites-moi en un résumé.» ou encore «choisissez-vous un pays du tiers monde et analysez-le». C’est bien, car ça nous fait travailler sur notre tolérance à l’ambiguïté. Encore d’autres beaux défis !

 En gros, j’aime bien mes cours et le côté dynamique de ceux-ci. En fait, mes périodes de cours sont les plus stimulantes, enrichissantes et pertinentes de ma semaine.

 

Au sujet de mon moral 

Oui, je sais, je n’ai techniquement pas le droit de me plaindre, car je suis en train de vivre un rêve et que la vie est belle. Mais, que voulez-vous, je n’ai pas eu le moral en début de semaine. Et puis, c’est mon blog, donc si je veux chialer, je peux ;)

D'abord, depuis que je suis arrivée en Espagne, je n'ai pas réussi à m'endormir plus tôt que 2:00 du matin. Je fais tous les petits trucs qu'on connaît (faire du sport en journée, activités relaxantes le soir, éviter la caféine et l'alcool le soir, etc.), mais malgré tout, typiquement je me couche à 23h00 et je vire dans mon lit jusqu'à 2-3h00. C'est tellement long que mon estomac a le temps de digérer mon souper et je recommence à avoir faim à force d'être éveillée longtemps! Une des raisons qui expliquerait ce phénomène est probablement l'isolation sonore nulle de l'appartement combinée avec le fait que les bouchons d'oreille de taille normale ne tiennent pas dans mes oreilles. Une autre des raisons est sûrement aussi que la seule oreiller à laquelle j'ai accès mesure un pied de haut; ça dort mal le menton accoté sur le chest. Pour finir, on peut expliquer l'éphémérité de mon sommeil par l'absence de rideaux opaques dans mon immense fenêtre combinée avec le fait que mon petit cache-yeux n'arrête pas de glisser sur le dessus de ma tête pour finalement attérir sur le plancher! Tout cela avec le décalage horaire, bref, je manque de sommeil! 

En plus, j'ai eu quelques déceptions en début de semaine, car mes tentatives de participer à des activités culturelles / sportives / artistiques se sont toutes soldées par un échec ! D’abord, les équipes de sports (soccer entre autres) n’acceptent que les athlètes, les cours de cardio-kick-boxing-zumba-aérobie-je-ne-sais-plus-trop-le-nom coûtent les yeux de la tête, il n’y a pas de flamenco dans les environs, les organismes de bénévolat avec les enfants n’ont besoin que les soirs de semaine (là où tous mes cours sont) et finalement, j’ai eu une expérience très «mal à l’aisante» avec le professeur de chant. Rien de grave, je vous assure, mais sans qu’il me dise clairement qu’il ne voulait m’admettre, il m’a fait sentir, par son langage non verbal, que je n’étais pas la bienvenue. Il ne me reste que le pauvre petit club de Montagnes qui m’a acceptée, mais ils n’ont qu’une seule activité par mois. Cela fait 4 ans que ma vie, en terme d’activités, est scindée en trois parties : études, travail et bénévolat.  Et pour la première fois depuis que j’ai 15-16 ans, je ne travaille pas ! Bref, je trouve que mon horaire est pas mal vide. Et avec mon amoureux qui est de l’autre côté de l’Atlantique… Ça fait un peu déprimant. Oui mais, direz-vous, il te reste encore les gens que tu rencontres en Espagne, au moins !

 La vérité c’est que je me sens très peu en contact avec le peuple espagnol. La réalité d’une session à l’étranger (contrairement  aux 3 mois que j’ai passé dans une famille en Colombie) est que tous les étudiants en échange international se regroupent en un cocon sécurisant où ils peuvent s’exprimer en anglais à volonté et parler de leurs projets, leur vie, leur petit monde à eux, quoi… De mon côté, j’ai une soif d’en apprendre sur les Espagnols, mais il me semble que je ne fais qu’effleurer leur véritable culture.

 Alors, direz-vous, tu as au moins tes amis, les autres étudiants étrangers!

 Non. En fait, je n’ai pas trop envie de m’agglutiner aux autres étudiants, car, disons, je ne « fitte» pas tellement dans le modèle. D’abord, ils me considèrent vieille (ça vous donne une idée de la moyenne d’âge) et « classy», pour reprendre leurs mots. Une façon élégante de répondre à ma vision des activités organisées cette semaine.

 

Mon coming out de cette semaine

 Tout a commencé lors des premiers événements organisés pour les étudiants internationaux. Pour vous donner une idée, 2 à 3 fois par semaine, il se passe exactement ceci : tous les étudiants se rejoignent dans un bar à minuit, se soûlent et se frottent sur tout ce qui bouge jusqu’à 4 :00 du matin, ensuite partent pour aller dans un night club, et rebelote jusqu’à 6 :00 du matin, pour finalement tenter de retrouver le chemin vers chez soi (ou pas) et se lever à 3 :00 de l’après-midi le lendemain. Bon. Déjà, je me suis trouvée bonne d’avoir fait acte de présence deux fois en tout, et ce jusqu’à 2 heures du matin si on arrondit! Mais cette semaine, la thématique de la soûlerie était « Snow Bunny» avec des photos de filles à moitiés nues supposément déguisées en lapin (tsé quand le déguisement consiste en des fausses oreilles et un pompon…) en guise de publicité de l’événement. Et il y avait même «des prix à gagner»… 

Vint un soir où nous sommes une dizaine d’étudiants réunis, discutant de tout et de rien, prenant un verre tous ensemble après le souper chez une amie (une soirée normale quoi) et c’est là que le sujet sort. Pis toi Katherine, viens-tu à la soirée Snow Bunny ? Heu, non. Mais pourquoi, tout le monde sera là ! Heu, parce que je ne suis pas intéressée à me présenter à une soirée où un paquet filles de 18-20 ans seront soûles, à moitiés nues et se trimousseront dans l’espoir dans remporter le fameux prix d’une budweiser gratuite, peut-être ? Mon slogan serait plutôt : la Budweiser coûte 2 euros, achète-toi là directement et préserve ta dignité ! Bon, c’était pas très gentil de ma part, étant donné que probablement que quelques unes de ces filles se trouvaient dans l’audience de mon speech inspirant, mais c’est pour leur bien que je disais ça ! Et de tout cela arrive finalement mon coming out : je suis une fausse jeune ! Je suis en réalité une vieille plate qui aime marcher dans le bois, boire du thé, écouter Big Bang Theory en pyjama le vendredi soir et aller à la messe le dimanche matin, mais tout cela avec mon «enveloppe corporelle de jeune», ce qui fait de moi une fausse jeune ! Et demander à une fausse jeune de se conformer aux idéologies novatrices du groupe, soit «to party harder» et de faire des concours de calage entre pays et de miser sur le pays gagnant...ça se peut que ça fasse un clash ! Bref, c’était une belle discussion enflammée, qui s’est close par 14 personnes gambadant joyeusement vers leur prochaine brosse et une quinzième personne retournant chez elle pour lire la biographie de Jeanne D’Arc tout en buvant une bonne tisane au citron !

La, vous direz, mais on s’en fout d’eux, Katherine.

Non, ce n’est pas aussi simple.

Loin de moi l’idée de vouloir dramatiser, mais je trouve que la vie d’une personne introvertie est sillonnée d’aventures sociales périlleuses. S’il y a une chose que j’ai apprise lors de mon année sur l’équipe exécutive de l’AIESEC, c’est que les moments informels d’un groupe sont autant sinon plus importants que les moments formels. La plupart des discussions essentielles, des alliances importantes et mêmes des décisions prennent naissance et parfois se font complètement dans les moments informels. Ce qui veut dire que si tu es une personne introvertie qui ne priorise pas particulièrement d’être entourée d’un même groupe de personnes à chaque semaine de façon informelle, il se peut fort bien que tu en vivras les conséquences. J’ai d’ailleurs pu confirmer mon hypothèse en entreprise. Ça veut dire quoi pour moi en ce moment ? Ça veut dire qu’en disant que je ne partage pas leurs valeurs (vivons comme si aujourd’hui était le dernier jour, vivons sans nous préoccuper du lendemain, etc.), je risque fort bien qu’on «oublie» de m’inclure dans les projets, dans les sorties, dans les voyages, etc.

Bref, tout cela n’est pas très grave. Reste plus qu’à trouver des gens qui me ressemblent un peu plus… Qui sait, lors d’une sortie du club de Montagnes ? ;)

(Haha je ris en écrivant cela ! Sincèrement, je ne pensais jamais faire un jour partie d’un club de Montagnes...)

À bientôt, les amis ! 

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samedi 18 janvier 2014

Seconde escapade: Bilbao

Aujourd'hui, j'ai été visiter la ville de Bilbao, datant du 14 ième siècle (un beau choc entre les monuments antiques et modernes d'ailleurs), où plus d'un million de personnes vivent! C’est une ville sur la côte nord de l’Espagne, faisant partie de la région Basque. On y parle l’espagnol et l’euskara (cette dernière étant une langue un peu plus traditionnelle, et qui me semble drôlement plus compliquée à apprendre!).

L'une des principales attractions est le Musée Guggenheim, où j'ai pu examiner quelques oeuvres de Velasquez et Goya, mais surtout principalement beaucoup d'oeuvres d'art moderne (je suis personnellement un peu moins fan de l'art moderne… chacun ses goûts!). Plusieurs autres oeuvres d'art trônaient un peu partout dans la ville. Sinon, nous avons surtout déambulé dans la partie plus vieille de la ville ("casco viejo"), longé la rivière Arga et été dans le funiculaire. Les photos sont disponibles dans l’album "Bilbao".

Moi qui préfère habituellement ne pas trop attirer l’attention, il a suffit que j’écrive sur le groupe Facebook des Étudiants Internationaux que je planifiais passer la journée à Bilbao pour que je me retrouve la guide touristique toute désignée d’une quinzaine d’entre eux. En fait, de parfaits inconnus ayant vu mon message m’abordaient à l’Université pour me demander des informations au sujet des départs d’autobus, des principales attractions là-bas, etc. D’abord déstabilisée, j’ai finalement aimé mon expérience, où j’ai pu mettre à profit mon sens de l’orientation et mettre à l’épreuve ma patience :) 

C’était vraiment bien somme toute ! C’est possible que je continue de publiciser mes projets de voyage ainsi… ;) 

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samedi 11 janvier 2014

Première escapade: San Sebastian

Aujourd'hui, j'ai été passé la journée à San Sebastian, une ville située sur la cote nord de l'Espagne, à environ 1h de route Pamplona. C'est une ville magnifique, un peu plus chaude que Pamplona (autour de 16-18) et avec un style plus européen aussi. La plupart des affiches sont en espagnol et français et il y avait beaucoup de touristes Français. Les tapas (ou les Pintxos comme ils les appellent parfois) sont tout-à-fait délicieux, et peu dispendieux (1-2 euros chaque, avec une petite coupe de vino tinto à 2 euros, c'est parfait!). 

Allez voir les photos sur l'album ''San Sebastian''! 

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