Je n'avais pas eu la chance d'écrire sur mon blog dans les quelques dernières semaines, donc attelez-vous, parce que je me suis reprise dans mon post sur l'Italie :-) 

 

L'Italie 

Simon et moi avons visité le nord de l'Italie durant la ''Semana Santa'', c'est-à-dire durant le congé de Pâques du 16 au 27 avril. J'ai adoré l'Italie... je trouve la langue magnifique (à la fin du voyage, je pouvais même dire quelques formules de politesse et commandez quelque chose au restaurant!), j'ai aimé leur vin, leurs huiles d'olive (les meilleures que j'ai jamais goûtées) et bien sûr leurs pâtes (grande fan de pâtes que je suis, inutile de vous dire que j'en ai pleinement profité!) Nous avons eu une météo parfaite (sauf une soirée, mais j'y reviendrai...) J'ai trouvé que les Italiens sont assez accueillants, chaleureux, mais aussi très désorganisés et pour certaines villes, un peu ''attrape-touristes''.

Ce que je retiens en général de l'Italie, berceau de l'antiquité et de la renaissance (avec les magnifiques oeuvres de Michel Angelo, Da Vinci et autres), c'est la richesse artistique et historique! Ils ont fait un travail extraordinaire pour préserver et mettre en valeur leurs ruines, leurs églises, leurs peintures, etc. Nous sommes entrés dans des dizaines d'églises, toutes aussi époustouflantes et uniques les unes que les autres.  Un autre aspect particulier de l'Italie est la façon de traverser les rues, qui donnait presque une mini crise cardiaque à Simon chaque fois qu'on devait traverser!! La priorité est en théorie aux piétons, mais les voitures vont super vite et n'arrêtent pas vraiment, souvent, elles nous contournaient à toute vitesse... Ça donne un peu l'impression de traverser une autoroute... disons qu'on se sentaient petits dans nos shorts de piétons! Aussi, une chose comique à voir était les vendeurs de gugusses pour les touristes. Pour une raison qu'on ignore, en Italie, les vendeurs avaient tous des espèces de petites boules roses avec des yeux (j'imagine que ça représente un animal quelconque, ou un pokémon, je ne sais pas trop, Simon suggérait un Angry Bird) qui avait pour but de se faire lancer par terre, et se faisant, produisait un petit son de balloune qui dégonfle, ou de mini trompette... Je peux vous dire qu'à la fin, on n'était pu-capables de les entendre, leurs petites boules roses!! Et le plus comique là-dedans, c'était la tête des vendeurs, qui semblaient encore plus blasés que nous, regrettant amèrement (je suppose) leur choix d'article à vendre, ne croyant plus trop à leur produit eux-mêmes!

C'était intéressant aussi de reconnaître beaucoup de marques et de produits que nous avons au Québec et qui proviennent de l'Italie, on n'y pense plus trop maintenant, mais par exemples: l'eau San Pelegrino, les petites viandes comme Proscuitto / Salami / Pepperoni, le Martini et le Cinzano, le fromage Parmesan / Mascarpone / Mozzarella / Gorgonzola, le nutella, la gelato, les marques Prada / Gucci / Dolce Gabana / Versace, les voitures Ferrari, Lamborghini et Fiat, les motocyclettes Vespa, la bière Birra Moretti, ... bien sûr nos importations de vins, pâtes, pizzas, cafés, huile d'olive, vinaigre de balsamique (de Modène), etc. Quand on y pense, notre culture a quand même été très influencée par les Italiens! Nos découvertes culinaires: les pâtes à l'encre de pieuvre noire (la sèche) et le Prosecco (vin blanc mousseux dans lequel on trempe des petits biscuits).

Parlant de bouffe, j'ai aussi appris que les Italiens fonctionnent par ''service'' au restaurant, c'est-à-dire que les portions sont faites pour que tu choisisses d'abord une entrée, ensuite Primer Pasti, ensuite Secundi Pasti, et le dessert. Malheur à moi, naive touriste, qui s'attendait à manger des pâtes durant tout mon séjour en Italie, car les pâtes sont toujours dans la catégorie ''Primer Pasti'', et les portions pour les Primer Pasti ressemblent à des portions pour enfants! Qu'à cela ne tienne, j'ai la tête dure et personne ne m'empêchera de manger des pâtes en Italie. J'ai, pour la première fois de ma vie, commandé deux repas principaux dans un restaurant... deux repas de pâtes, bien sûr! :-) 

Bref, nous avons passés un très très beau voyage! Les photos sont dans l'album ''Italie'' pour ceux qui ne les ont pas vues encore. 

 

Rome: du 16 au 20 avril

 Je suis arrivée une nuit avant Simon, soit mercredi le 16, et j'ai dormi dans une petite auberge de jeunesse tout près de la station de train. À mon arrivée, il était environ 23h00 (malgré que je sois partie de chez moi vers 9h30 le matin... j'ai eu une longue escale à Barcelone), et c'est là que je me suis rendue compte que les Italiens en général ne parlent pas vraiment anglais. Je me suis débrouillée avec un ''langage des signes'' un peu douteux, et en immitant l'italien (en baragouinant de l''espagnol avec une twist italienne), et ça a étonnement fonctionné! Jeudi matin, j'ai rejoint Simon à la station de trains et nous sommes partis en bus retrouver le logement que nous avions loué pour les 3 nuits. Juste le trajet d'autobus était dépaysant, pour nous, toutes les rues avaient le même nom... des noms qui ressemblaient tous à ''Giuseppe'' (Joseph) suivi de quelque chose qui finissait en vani, iotto, glia... 

Notre logement était situé dans une région de Rome très jolie, calme et sécuritaire, près d'un immense parc. Nous avions un petit logement situé dans un demi sous-sol, avec poêle, frigidaire, grand lit, salle de bain, et près d'une épicerie..., bref tout ce dont nous avions besoin. Nous avons toutefois eu un mini incident à notre logement... Comme je suis allergique à la poussière et aux acariens, et que le système de chauffage en distribuait gracieusement un peu partout dans l'appart, on avait décidé de ne plus l'utiliser. Vint un certain soir où, après souper, malgré que j'étais vêtue d'un pantalon et d'un gros polard, j'avais froid. Nous avons donc eu la brillante idée de nous chauffer avec la plaque chauffante du four... On pense qu'on a peut-être surutilisé nos deux petits ronds ce soir-là, car le silicone qui entourait le four s'est mis à fondre et à fumer! La fumée sentait vraiment chimique (ce n'était pas de la nourriture qui brûlait) et venait d'en dessous des ronds, nous obligeant à décoller la plaque pour voir s'il n'y avait pas un feu qui dormait en-dessous.. Heureusement, pas de feu, seulement une petite fumée qui a duré une bonne demie-heure. C'est ainsi qu'on s'est rendus compte qu'on n'avait ni détecteur de fumée, ni extincteur dans l'appart... Comme c'était rassurant! Heureusement, c'est arrivé à notre dernier souper à l'appart, donc on n'a pas eu à réutiliser le four!

Généralement, on déjeunait et on soupait à notre logement, et on se faisait un petit lunch pour le midi, ce qui a beaucoup contribué à diminuer nos dépenses. Sauf à notre dernier soir à Rome, nous avons décidé de manger au restaurant, sur une terasse plus particulièrement. Avec notre chance légendaire, c'est là que le plus gros orage est arrivé, l'eau coulait à gros débit sur nos pauvres petits parasols sans défense, et évidemment, il n'y avait plus de place pour manger à l'intérieur du restaurant. Nous sommes retournés à la maison à pied (trop compliqué de trouver un taxi), avec nos petits parapluies, tentant tant bien que mal d'éviter les torrents qui coulaient dans les rues et les lacs qui s'étaient créés partout (c'est à croire qu'il n'y avait pas d'égoût dans cette ville!) Nos vêtements, sacs et souliers ont pris 4- 5 jours à sécher... 

En gros, nous avons vu la Piazza del Popolo (une grande place publique avec de belles églises et une obélisque au centre), la Fontaine de Trévi (là où nos voeux se réalisent si on pitche notre argent dans l'eau), le fameux Colisée (mais nous n'avons pas visité l'intérieur), un immense parc où des ruines sont toutes bien conservées (on y  a vu la maison d'Auguste, le Forum , de grandes arcs, etc.), le Panthéon et l'intérieur (c'était très impressionnant) et le Vatican.

 

Le Vatican...

Le sujet mérite sa propre section, c'est une expérience de vie en soi! Si vous pensez que le Vatican est une aventure magique, un lieu enchanteur et mystique de recueillement spirituel, où règnent le calme et l'amour de son prochain, et bien détrompez-vous! Comme on dit, la où il y a de l'Homme, il y a de l'hommerie. Et au Vatican, il y en a des Hommes... Il y a des millions! Alors, je vais répandre mon fiel, ici même, dans ce blog!

D'abord, on a attendu durant 4 heures dans une file, oui j'ai bien dit QUATRE heures. Imaginez-vous: pas 1 heure d'attente, pas 2 heures, pas 3 heures... 4 heures!!! Plus longue file d'attente de ma vie (et j'ai aucunement l'intention de battre mon propre record!) À part manger, se faire pleuvoir dessus de temps à autres et philosopher avec nos voisins, notre principale activité a été de nous battre pour garder nos places et assurer un peu de ''justice'' dans ce bas monde! Je m'explique: il y a petit système de ''crossage'' (désolée pour ma vulgarité, mais c'est le meilleur mot dans ce contexte!) qui est mis en place pour les files d'attente et aucune autorité n'est présente pour réglementer cela. Le système fonctionne ainsi: Il y a une personne qui s'auto-proclame ''guide de groupe'' qui recrute des touristes naifs et les invite à payer leur passage plus cher avec l'avantage de ne pas avoir à faire la file d'attente. Ensuite, cette personne amène son groupe à la moitié de la file d'attente et tente de subtilement s'introduire avec son groupe (quoi de plus inaperçu qu'une madame avec un micro, suivi de 30 personnes avec leurs petits écouteurs bleu poudre!) Les gens qui sont dans la file depuis le début doivent donc bien se rappeler qui sont devant et derrière eux, afin de trier le bon grain de l'ivraie. Ces pauvres touristes naifs qui se font botter le derrière en dehors de la file se sentent un peu mal, car ils croyaient avoir fait affaire avec un guide de groupe légitime. Nous avons même vu des jeunes essayer de payer des gens pour couper la file! La bataille se poursuit ainsi tout au long de l'attente. Je trouvais qu'il y avait quand même quelque chose de beau là-dedans parce que les gens honnêtes se tenaient les coudes, on s'applaudissait mutuellement (littéralement) chaque fois que quelqu'un bottait un derrière. Certains se révoltaient et empêchaient physiquement les gens d'entrer dans la file (on a même vu des parapluies revoler!), d'autres essayaient de sensibliser les ''crosseurs'' à faire le bien, Simon a crié après une des fausses guides pour lui dire de sacrer son camp (madame qui nous a menti, insultant notre intelligence par la même occasion, tentant de nous faire croire que ''on était là depuis le début, mais certains ont été aux toilettes de temps à autres, c'est pour cela que vous ne nous reconnaissez pas!'' Hey madame!! Pousse, mais pousse égal! C'est à croire que les gens voient une correlation entre être un touriste et être dupe! Tsé quand ça fait 4 heures que tu as le même derrière de tête en avant de toi, tu t'en rends compte quand ledit derrière de tête change de couleur ou de hauteur!) et bref, Simon s'est fait encourager par d'autres touristes qui se sont mis à leur tour à huer la madame, c'était beau de voir les gens se battre pour la justice! Ça nous aura au moins distrait un peu! 

Donc, ça c'était l'ambiance pour entrer au Vatican. Maintenant, le musée du Vatican! Le musée est principalement fait en couloir, et non pas comme des pièces dans lesquelles on peut entrer comme c'est le cas pour un musée typique. Les centaines, que dis-je, les miliers de touristes déambulent donc en troupeaux cordés dans les couloirs (pas vraiment le temps de s'arrêter pour admirer les oeuvres sur les côtés et au plafond parce que tu retardes l'autre gang de moutons derrière toi). Ensuite, l'entrée à la fameuse Chapelle Sixtine (une des choses que j'avais le plus hâte de voir)... On ressemblait à un immense troupeau de moutons, entrant dans un camp de concentration, avec une dizaine de nazis sur un high de sucre et de caféine qui nous fouettaient pour qu'on marche plus vite! Littéralement, ils criaient aux gens ''SILENCE! NO FOTOS! DON'T STOP, WALK!'', et ils nous crient et nous fouettent ainsi en queue-leu-leu jusqu'à la porte de sortie! Wow, quelle ambiance calme et relaxante, qui me donne l'occasion de vraiment connecter avec une oeuvre artistique intemporelle, de philosopher sur la signification et l'intention de l'artiste...!!! Et après, rebelotte dans les couloirs et les magasins jusqu'à la sortie du Vatican. Honnêtement, j'étais phychologiquement épuisée après la visite. Si c'était à refaire, je peux vous dire que je ferais bien d'autres choses qu'une file de 4 heures pour voir la chapelle Sixtine! 

Et c'est pas tout! Non non! Parce que nous, on est des guerriers. Simon tenait absolument à assister à la messe de Pâques à la Place St-Pierre le lendemain matin. Moi, j'étais épuisée de cette expérience du Vatican. La veille au soir, je lui ai donc dit que je pensais que ce serait mieux si on y allait séparément, lui qui voulait se lever tôt pour être plus près du Pape, moi qui voulait partir plus tard pour être moins au centre de la foule, ça me semblait une bonne idée. Mais bon, on s'aime, et on a essayé de faire un compromis. 

Dimanche matin, nous sommes donc arrivés à la Place St-Pierre 1 heure avant la messe, nous allouant une place de choix, soit en plein milieu de la Place St-Pierre. Il faisait chaud, soleil, on avait nos bagages avec nous (c'était notre dernière activité avant notre départ en train vers une autre ville), on était squizés comme des sardines, comme une grosse canne avec des millions de sardines qui fumaient leur cigarette, les gens poussaient par en avant comme si leur vie en dépendait afin de gagner un centimètre de plus (on voit bin mieux le Pape!), bref, je n'étais pas trop dans ma zone de confort. La messe était quand même belle, le Pape a parlé en plusieurs langues, le décor était joli, etc. Mais bon, Katherine ayant de nouvelles petites tendances agoraphobes (va falloir que j'habitue mon cerveau à arrêter d'imaginer le pire quand je suis dans une foule et à s'accoutumer à rester calme quand ça arrive), nous sommes partis un peu avant la fin de la messe. J'ai quand même passé 2 heures dans cette foule, mais à un certain moment, je voulais juste m'en aller, car je sentais que je n'avais plus d'espace, plus d'air (il y avait bien de l'air, mais il sentait la sueur et la cigarette), et que je ne pourrais pas m'échapper s'il arrivait quelque chose. Pauvre Simon qui a manqué la fin de la messe pour moi. C'est ainsi qu'on a appris que la clé du bonheur en couple n'est pas toujours dans les compromis. Dans ce cas-ci, on aurait tous les deux tirés plus d'avantages si on avait fait chacun à notre façon et qu'on se serait retrouvés par la suite ;-)

Et sinon par ailleurs, ce que je retiens en gros de Rome, c'est aussi l'omniprésence de la nature, la ville est très verte malgré que ce soit une importante capitale. Les gens créent de petits jardins sur leur balcon, il y a des cyprès et un autre type d'arbre (voir photo ci-bas) partout, des rosiers qui grimpent sur les murs, etc. Je retiens aussi l'accessibilité des églises: on peut toutes les visiter et elles sont toutes gratuites! J'ai beaucoup aimé Rome! :-) 

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Pise 20 avril

Nous sommes arrivés à Pise par train (magnifique trajet de train qui longeait la mer Tyrrhénienne) le dimanche, 20 avril, en début de soirée. Avant même d'aller à notre auberge, nous sommes allés voir la fameuse tour de Pise. La construction de la tour date du 12ième siècle, elle mesure environ 56 m et son inclinaison est d'environ 4 degrés. On se considérait chanceux d'avoir pu monter à l'intérieur, car on la croyait fermée au public (en fait, elle était fermée entre 1990 et 2001 pour des travaux). La vue était très jolie d'en haut, et Simon s'amusait à essayer de démontrer que toutes sortes d'objets rouleraient s'ils étaient posés par terre, en haut de la tour! Aussi, apparemment Galilée aurait prouvé, du haut de la tour, que la chute de 2 objets de poids différents se ferait à la même vitesse (mais ce serait peut-être un mythe que ça ait été prouvé à la tour même...) Juste à côté de la tour, créés avec le même type d'architecture (sans inclinaison cette fois!), se trouvent la cathédrale (dont la Tour de Pise est le campanile), ainsi qu'un Baptistère. La ville est très petite et on en a fait le tour en quelques heures.

 

Florence 21-22 avril 

Nous avons passés deux jours à Florence, et avons adoré la ville. Le feeling est génial (la ville est à la fois animée et relaxante), l'air est frais et humide, et il y a pleins de statues et de musées un peu partout! On sent que l'histoire et l'art sont au coeur de la ville! Il y a un pont qui s'appelle Ponte Vecchio (vieux pont) qui est très large où se trouvent pleins de magasins qui vendent des produits de luxe, c'est assez particulier! Il Duomo (la coupole) avec ses fresques au plafond et l'immense cathédrale Santa Maria del Fiore datant du 15ième siècle (renaissance) sont des incontournables, c'est la plus grande coupole jamais construite en maçonnerie! Nous avons visité l'intérieur de la cathédrale, avons fait le tour du dôme et sommes montés au sommet du dôme (vue imprenable sur Florence). À l'extérieur, les couleurs de la cathédrale sont vraiment particulières: du vert, du blanc et du orange, dans des motifs lignés et des carrés. D'autres églises à Florence semblent plutôt avoir une influence byzantine dans leurs motifs, leur architecture et leurs couleurs. Nous avons aussi été au sommet d'une montagne pour avoir une superbe vue sur l'ensemble de la ville, où nous avons trouvé une belle église avec un impressionnant cimetière. Enfin, nous avons visité un musée de peintures et statues de la renaissance (ainsi que la statue ''Le David'' de Michel Ange, très impressionnante, d'environ 3 mètres de haut), et le musée d'interprétations de plusieurs machines créées par De Vinci! Ah oui, et le gros musée officiel sur Leonard de Vinci n'est pas à Florence, comme on le pensait, mais bien dans la ville de «Vinci», à environ 1 heure de route de là... Moi, comme une nouille, j'ai toujours crû que De Vinci était le nom de famille de Leonardo, mais c'était juste sa provenance! Meh. Au moins j'ai appris :-) 

 

Cinqueterre 23 avril 

Aaah Cinqueterre... Mon coup de coeur!!! Cinqueterre (5 terres) est un regroupement de 5 petits villages situés à flanc de montagnes au bord de la mer Méditérannée. Nous sommes arrivés par train à Monterosso (village le plus au nord), et avons immédiatement été saisis par la beauté de l'endroit, la plage, la montagne, les couleurs des maisons et des commerces (jaune, rose, bleu et vert pâle), le soleil, l'odeur de la mer (bleu-turquoise)... Wow! Une des activités populaires de l'endroit est de marcher d'un village à l'autre (environ 1h30-2h de marche entre chaque village). Alors que je m'attendais à une petite marche relaxe sur terrain plat, j'ai été surprise par le niveau de difficulté. Il s'agit en fait d'un hiking où il y a peu de ''plat'', il faisait chaud, et nous avions nos backpack contenant tout ce dont nous avions pour passer 10 jours, donc avec ce poids en plus sur le dos, ça ajoutait un peu de difficulté. Moi qui était vêtue d'une robe d'été et de sandales, disons que j'ai troqué les sandales pour des souliers de marche assez vite. Nouvelle tendance mode printemps-été 2014: robe d'été fleurie+ gros souliers de marche noirs + bas blancs. La madame était cute! ;-) Quoi qu'il en soit, le paysage, lui, était à couper le souffle! On était assez haut, le chemin à suivre était vraiment à flanc de montagnes et assez étroit (et n'avait pas toujours de rambarde). On a également vu des vignobles et des citroniers! Le second village où nous avons été s'appelle Vernazza, un peu dans même style que le premier, mais sans la plage. Une fois à Vernezza, on a choisi de se rendre au village suivant en bateau (on était épuisés après notre hiking de 2 heures). Le bateau ne coutait pas cher, et en prime, on a vu quelques dauphins! C'était la première fois que je voyais des dauphins ''en live''! La madame était contente! ;-) Nous ne nous sommes pas arrêtés au troisième village (Corniglia) faute de temps, et avons été directement à Manarola. Encore un autre village très joli, on en a fait le tour en environ 1 heure... La façon dont les rues et les ruelles sont faites est vraiment unique à l'endroit, et ça doit avoir été tout un défi pour les ingénieurs et architectes qui ont bâti les maisons, les routes, les égoûts, etc. Pour nous rendre au dernier village (Riomaggiore), nous avons dû prendre le train, car le sentier était malheureusement fermé. Riomaggiore est un autre magnifique petit village. C'est de là que nous avons pris le train en soirée pour nous rendre à Vérone. Je conseille à tout le monde qui a la chance de voyager en Italie de se rendre à Cinqueterre! C'est définitivement unique comme endroit! 

 

Verona 24 avril 

 

Notre arrivée à Vérone a été quelque peu étrange! Tout d'abord, on s'est rendus compte en fin de journée (après notre hiking à Cinqueterre) que nous étions attendus à notre Bed and Breakfast pour 20h00 et qu'après cela, il serait fermé. Or, nous savions pertinemment que nous arriverions plustôt vers minuit... On appelle donc le monsieur du Bed and Breakfast pour l'avertir de notre retard. Ce dernier a fait une petite ''scène'' à Simon (au téléphone), répétant et insistant sur le fait que c'était vraiment grave qu'on arrive aussi tard, que ça créait d'immenses problèmes, il a même questionné les raisons de notre retard (l'aviez-vous prévu ainsi ou c'est un imprévu? nous a-t-il demandé, comme si on était des ados qui dépassaient leur couvre-feu), mais qu'il allait nous faire l'IMMENSE faveur et le privilège de nous attendre quand même. À notre arrivée, il nous re-questionne sur les raisons de notre retard, et nous dit qu'on était mieux de lui mettre une bonne note dans les ''reviews'' d'hôtel (sûrement, avec un accueil aussi chaleureux..., pensai-je). Le monsieur a ensuite entamé un long speech, en parlant très lentement (Katherine n'est pas patiente lorsque fatiguée), sur le silence requis dans l'auberge (volume de la télé, volume des voix, bruit dans la chambre, etc.), on a même eu droit à une démonstration de fermeture de porte de façon silencieuse. Ensuite, il nous a dit que vu que la douche faisait du bruit, ce serait mieux de prendre nos douches le lendemain matin. WHAT! Il était minuit, on était super fatigués (on arrivait de 4 heures de train) et on était en sueur après une journée de hiking! On a donc insisté et on a gagné le privilège de pouvoir se laver... Ensuite, deuxième mauvaise nouvelle: la machine à café est brisée... Pouet pouet pouet... -100 points pour Griffondor! Non, mais, avouez qu'un bed and breakfast pas de café, ça marche pas! Aussi, c'était la première fois que je voyais un bed and breakfast où on déjeunait dans nos chambres (littéralement un BED and BREAKFAST), il n'y avait pas de cuisine (ce qui veut dire, pas de frigidaire, micro-ondes, toaster, etc.) En gros, le ''déjeuner'' était des petites boites de jus et de lait à température pièce, un croissant sucré, des céréales et des biscuits. Simon pleurait (figurément) à l'idée qu'on n'avait aucune protéine ni aucun fruits dans notre déjeuner, et en plus, pas de café! Bref, on s'est rapidement rendus compte que cette ''auberge'' était vraiment juste un appartment (un 6 et demi) reconverti en auberge, et qu'il y avait un seul employé, c'est-à-dire le gars un peu étrange (Simon disait qu'il avait un syndrome Asperger, car il avait placé les objets tous symétriquement dans la chambre, même les supports étaient accrochés de manière à former un motif, et les napkins du déjeuners matchaient avec nos couvertures, nos oreillers et nos rideaux!!!) Ça nous a aussi créé le problème que, puisque le gars devait sortir faire ses commissions le lendemain, on ne pouvait pas laisser nos bagages en consigne, car on ne savait pas si à notre retour, il serait là. Alors, le lendemain, qui était notre seule journée à Vérone, on a d'abord été déjeuner dans un vrai restaurant, et ensuite, on a dû se rendre à la Gare de trains (qui était loin du centre-ville) pour mettre nos bagages en consigne! Vous pouvez être sûrs que dans ma review, j'ai été 100% honnête sur ce qu'était ce Bed and Breakfast, pas question de booster sa note pour nous avoir attendu le soir! Oui, je sais... je suis une dure! ;-) 

Alors, pour ce qui est de la ville de Vérone, elle est tout-à-fait charmante. L'une des principales attractions est la maison de Juliette, on a donc visité la petite cour intérieure de sa maison, ainsi que le balcon où «Roméo lui faisait la cour»! On avait la possibilité de signer nos noms sur le mur, donc Simon a marqué nos initiales dans un coeur qui restera gravé à Vérone! Hé oui, on est un peu quétaines. La petite ville a aussi un colisée (très semblable à celui de Rome, de l'extérieur), mais on a été légèrement déçus de constater que l'intérieur est une salle de spectacle moderne! Pour le reste, nous avons déambulés, entrés dans diverses églises, etc. C'était bien agréable :-) 

 

Venise 24-27 avril 

Nous sommes arrivés à Venise jeudi le 24 avril en début de soirée. Dès notre sortie de la gare, nous faisions face à un immense canal, des gondoles, des bateaux et de superbes bâtiments! Venise avait quand même quelque chose de dépaysant. D'abord, il n'y a aucune voiture, aucun autobus, ni de vélo dans cette ville! Le service ''d'autobus'' s'appelle le Vaporetto, c'est un bateau (ressemblant à un bateau mouche) dont chaque aller coûte 7 euros (i.e. 10,50$) Ensuite, il y a aussi le service pour traverser un canal, qui se fait en gondole, et qui s'appelle le ''Traghetto'' (3$ pour 2 minutes de gondole!) Ensuite, il y a la «vraie de vraie» ride de gondole qui dure 40 minutes et qui coûte les yeux de la tête (150$), qu'on n'a pas fait pour la raison précédemment exposée. On a bien essayé de négocier, mais les gondoliers ont un espèce de système où tous les gondoliers doivent charger les mêmes prix et c'est un après l'autre qu'ils reçoivent des clients (un peu comme les compagnies de taxi, mais à l'ampleur de l'île). Venise coûte très cher en général... Au restaurant, on doit aussi payer un ''couvert'' par défaut (supposément pour le pain) qui coûte environ 4-6$/pers. De plus, on s'est rendus compte (à nos dépends) que les restaurants ferment en général à 22h à Venise!!! Qui l'eût cru, une des villes les plus romantiques au monde, destination numéro 1 pour les jeunes nouveaux mariés qui ne font que commencer leur soirée à 22h... Enfin! Une autre chose particulière de cette ville est que lorsqu'il y a de très gros bateaux qui passent près de l'île, cela crée de forts remous qui envahissent le peu de rues que les piétons ont. Il y a donc de petites passerelles temporaires mises en place près des gros canaux pour cette raison (la première fois qu'on a vu cette passerelle, on s'est dit tiens, il va y avoir une parade de mode on dirait! Hihi, ignorance, quand tu nous tiens!) J'ai aussi appris que Venise était dans la mer Adriatique (et non pas Méditéranée comme je le croyais!)

L'une des principales attractions de Venise, à part se promener en gondole, est de visiter la Basilique St-Marc (et la Place St-Marc) qui date du 9ième siècle! Anecdote au sujet de notre entrée dans la Basilique... Je vous disais que les Italiens ne sont pas les mieux organisés au monde... Alors, on arrive à la Basilique, on voit qu'il y a une grosse file pour se rendre dans la Basilique, donc on se met au bout. Environ 30-45 min plus tard, on arrive à l'intérieur (surprenamment rapidement) et on constate que l'intérieur de la Basilique est fermé. Elle ouvrait seulement entre 14h et 16h et c'était écrit en petit sur une affiche (en fait ce qui était écrit est que pour Pâques, c'était ouvert entre 14h et 16h, donc apparemment, ils fêtent Pâques jusqu'au 25 avril, eux-autres!) En plus, un monsieur qui travaillait là nous a parlé super bête pour nous dire que nos sacs étaient interdits... On était un peu frustrés d'avoir perdu notre temps et du manque d'organisation (non, mais ce serait quoi de mettre un employé pour dire aux gens de ne pas faire la file inutilement, ou juste de fermer la porte d'entrée!) Mais heureusement, parfois dans la vie (pas toujours), il y a un peu de justice! Quelques heures plus tard, on retourne donc à la Basilique et on apprend qu'on doit se rendre dans un tout autre établissement, plus loin et dans une autre rue, pour avoir accès au service de consigne de bagages. Le monsieur de la consigne nous dit donc qu'il gardera notre sac pour une heure... Nous indignés, on lui dit que c'est pas très réaliste de s'attendre à ce qu'on fasse une file et visite un établissement en 1 heure, mais il répond qu'avec notre coupon de consigne de bagages, on entre sans faire la file (?!) N'y croyant pas trop (avouez que c'est louche), on se rend tout de même à l'entrée de la Basilique, on retourne voir monsieur-pas-de-sourire avec notre coupon, et effectivement, on est passés en avant de tout le monde qui avait attendu super longtemps dans la file. Donc les gens qui ont un bagage ont un traitement privilégié apparemment! De mon côté, je me sentais mal, mais mais mais, c'est pas juste...  Simon, lui, disait Shhuuut, just go with it! 

Ensuite de cela, on a visité le Palais des Doges, magnifique établissement autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, de style gothique/renaissance (14 ième siècle). Cela me faisait un peu penser aux appartements de Napoléon que j'avais vu à Paris... de belles grandes pièces avec du mobilier de luxe, d'immenses fresques sur les murs et au plafond, etc. On a aussi visité quelques musées principalement sur l'art de la renaissance (peintures et statues), mais aussi sur la monnaie, les armes, et on a même vue des sculptures vieilles de près de 3000 ans! 

Ah oui, j'ai une autre anecdote! Vous vous rappelez peut-être de l'épisode ''Katherine reste prise dans un ascenceur à Bruxelles'', et bien n'attendez plus pour connaître la suite, avec ''Katherine reste prise dans une toilette à Venise''! Et pas n'importe quelle toilette, celle de notre hôtel. Alors, je partais insouciemment prendre ma douche (qui était à l'extérieur de la chambre, car pour économiser de l'argent, on avait pris un hôtel avec salle de bain partagée). En barrant la porte (barrure style petit bouton qu'on tourne, qui est directement sur la poignée), je remarque que ça bloque à mi-chemin, donc je tente de ramener la petite barrure à son point initial pour recommencer, ce qu'elle fait, mais la porte, elle, ne suis pas ce que la barrure lui dit de faire! Bref, la barrure avait beau être à ''barrée'', ''débarrée'' ou entre les deux, la porte, elle, restait toujours barrée! Je regarde par la fenêtre, personne dehors que je peux alerter, ni de fenêtres proches non plus, je n'ai pas mon téléphone avec moi, j'étais au 5ième étage donc inutile de penser à sortir par la fenêtre, et il était passé minuit, donc inutile de penser à crier à l'aide (pour l'instant). Commence donc la «valse de la poignée de porte»: je pousse la porte en tournant la poignée et en mettant la barrure à droite, je tire avec la barrure à gauche, je pousse avec la barrure à gauche, je tire avec la barrure à droite, je pousse en envoyant la porte par haut, je tire en envoyant la porte par en bas... Une combinaison infinie, bref, mais tous des résultats négatifs. À force de taponer après la porte (ça se pourrait que mes tentatives furent éventuellement faites avec un peu plus de vigueur, teintée d'une légère agressivité), Simon m'a entendu, bien qu'à l'autre bout du couloir. Il vient me voir, ne peut pas ouvrir la porte, va chercher le réceptionniste (aussi seul employé de l'hôtel), qui gosse avec ses outils dans la poignée pendant au moins 15 minutes. Vint ensuite la vieille madame qu'on a réveillé en faisait du bruit, qui tentait de donner des conseils (en allemand) dans un demi-sommeil à Simon, parce qu'elle, elle savait comment ça marchait une porte barrée... J'entends ensuite Simon perdre un peu patience après la vieille madame qui se mettait dans leur chemin pour mieux les conseiller, Simon perdre patience après le monsieur et lui demander où est la hache (pour la porte, pas pour la madame hihihihihi... beurk qu'est-ce qu'il me prend, c'est un peu dégueu comme blague!), puis le monsieur qui va chercher d'autres outils (car non, il n'y avait pas de hache), et bref, après trois quarts d'heure, une porte à moitié arrachée et beaucoup de patience, j'étais libérée de la toilette. On n'a plus jamais barré de portes après cela (même pas celle de notre chambre, une bonne vieille chaise coincée après la poignée a fait la job), ni pris d'ascenceur dans cet hôtel! 

Pour ce qui est du reste de Venise, et bien ce serait dur d'en dire plus, car c'est plus une ville qui se «vit». C'est très joli, il ya beaucoup de magasins de masques (à cause du fameux Carnaval de Venise), ainsi que de magasins de verre soufflé (fabrique de verre sur l'île de Murano située tout près). Ah oui, et, ce n'est pas vrai que la ville sent l'algue. Non. Elle sent la cigarette! J'ai même trouvé un peu désagréable de respirer (c'est tannant, c'est quand même quelque chose qu'on fait souvent), car il y a énormément, énormément, de fumeurs et comme les rues sont étroites et la ville très humide, ça conserve la fumée juste à la hauteur des narines!! À part cela, c'est une ville où il est très facile de se perdre (pas par manque de sens de l'orientation, car ça, nous l'avons très bien tous les deux), mais parce que même si tu sais dans quelle direction géographique tu veux aller, tu te buttes rapidement à un canal qui n'a pas de pont, donnant un peu l'impression d'un labyrinthe! Sinon, à part se perdre, on a visité des églises, fait des picnics, mangé des fruits de mer dans des places publiques, on a marché dans des quartiers un peu moins touristiques mais tous aussi jolis... Bref, c'est une ville tout à fait unique et incontournable!

Le dimanche matin, nous sommes retournés prendre l'avion (pas le même toutefois... snif snif). 

J'ai A-DO-RÉ l'Italie et j'y retournerais n'importe quand... peut-être une prochaine fois pour voir le sud, qui sait? 

Katherine Xx