Comme certains d'entre vous le savent déjà, j'ai été me balader du côté du sud-ouest de la France le week-end du 7 au 10 mars. J'ai voyagé seule cette fois aussi, voici l'itinéraire que j'ai fait en trains, autobus et métro. 

 

france

 

Je suis partie vendredi vers 11:00, directement après mes cours, en direction de San Sebastian, là où je prendrais un bus vers Biarritz. Lorsque je suis arrivée à la station de bus, il n'y avait que la possibilité de prendre le trajet qui passait par de petits villages (2 heures plutôt qu'une). Au départ. je me disais que c'était bien, car je pourrais voir de nouveaux paysages. Mais finalement, il s'agissait d'un chemin très très sinueux, en montagnes et l'autobus allait assez rapidement, donc malgré que je trouvais le décor magnifique, je ne me suis pas très bien sentie durant cette partie du voyage! Arrivée à San Sebastian, j'ai pris le premier autobus vers Biarritz, un trajet d'environ 2 heures. Je ne me suis pas tellement rendue compte du moment exact où on a passé la frontière, mais ça m'a fait tout drôle de voir les premiers écritaux en français! L'autobus a longé la côte nord tout le long du trajet, donc j'ai eu la chance d'avoir la vue sur la mer d'un côté et sur les villages de l'autre, c'était magnifique!

 

Biarritz

Biarritz est une station balnéaire le long de la côte ouest de la France. Dès que j'y suis arrivée (vers 16h), je me suis dirigée directement vers la plage. Une très jolie plage, avec un phare au loin et de gros rochers un peu partout. Les vagues étaient assez fortes pour permettre à une vingtaine de personnes de surfer. J'ai principalement longé la côte, puis vagabondé dans la ville et terminé par un souper fruits de mer (parce qu'il le faut bien quand on est à côté de l'océan). Ça m'a permis d'entendre à quoi ressemble le fameux accent ''chantant'' du sud de la France. Petite anecdote: on m'avait dit que la gare pour me rendre à Bordeaux était à l'extérieur de Biarritz (ce que je trouvais étrange) et en regardant la carte de la ville, je me suis rendue compte qu'il y avait un point assez central qui se nommait ''Gare du Midi'', donc j'ai demandé à mon serveur s'il était possible de prendre un train pour Bordeaux de là, ce à quoi il m'a répondu ''oui, j'imagine, c'est une gare, donc il ne devrait pas y avoir de problème''. J'ai marché un bon 45 minutes pour m'y rendre, et en arrivant, je me suis rendue compte qu'il y avait pleins d'affiches de spectacles un peu partout: et oui, c'était une salle de spectacle en fait! Je me suis renseignée auprès des gens dans le coin et apparemment, c'était une gare il y a 40 ans! Heureusement, j'ai trouvé un bus tout près qui m'a amenée à la bonne gare de trains, qui était effectivement à l'extérieur de la ville. 

 

Bordeaux

 Je suis arrivée à Bordeaux vers 21h le vendredi, et me suis dirigée tout de suite vers mon petit hôtel 2 étoiles. Fait divers sur moi: je suis allergique aux acariens (genre de petits microbes qui vivent dans les tissus) et à la poussière, mais normalement, avec un entretien normal de la maison, je n'ai aucun problème. Arrivée à ma chambre, ça sentait l'humidité et la poussière: pas bon pour moi ça! La chambre dans laquelle j'étais avait une salle de bain privée, mais aucune fan pour évacuer l'humidité de la douche, était en tapis et avait de gros rideaux épais à la fenêtre, bref le parfait mélange pour retenir acariens et poussière! Cela faisait des années que je n'avais pas eu de réactions allergiques aux acariens, mais cette nuit-là, c'était la totale. J'ai passé 2 jours à avoir la gorge irritée, enfin! Mon hôtel ne servait pas de déjeuner, mais je me disais que je trouverais bien un endroit pour manger quelque part à Bordeaux vers les 7h30-8h00... Erreur!! Tout était fermé le samedi matin! J'ai finalement pu prendre un croissant et un café vers 9h00 dans un café de terminus d'autobus!! J'ai donc visité Bordeaux durant l'avant-midi, la ville est très jolie, toute en bâtiments blancs, collés, à l'architecture large et impressionnante. Puis je suis partie vers 11h aux vignobles de St-Émilion, car c'était important pour moi de voir un vignoble et goûter au vin de la place. Je suis revenue en fin d'après-midi, j'ai visité encore d'autres secteurs de la ville, mangé une bouchée et pris le train pour Toulouse vers 17h. Parenthèse: À la gare de Bordeaux, j'ai eu mon premier contact avec les toilettes payantes (non, en fait, j'avais déjà vu cela, mais c'était en Colombie et j'avais associé cette pratique à pays en voie de développement), est-ce seulement moi ou c'est un peu étrange de charger 75 cennes pour aller faire pipi?!

 

Vignobles de St-Émilion

J'ai pris le train de Bordeaux vers St-Émilion (environ 1h de route), et c'était drôle de voir notre 'gare' en plein milieu d'un champ, littéralement. Débarquée à cette gare, j'avais un 20 minutes de marche à faire pour me rendre à la cité médiévale qu'est St-Émilion. J'ai adoré l'endroit: des vignobles à pertes de vue, des petites rues étroites en pierres, des vieux bâtiments à l'architecture médiévale, des dégustations de vin un peu partout, et la température parfaite pour cette visite (soleil et 20 degrés!) J'ai fait le tour du village en environ 30 minutes, puis j'ai visité le vignoble Galhauld, tenu par une famille. J'ai vu le champ où ils font pousser le raisin (durant l'été, et ils le récoltent fin septembre) et aussi leurs caves (des anciennes carrières), puis terminé par une dégustation de leur vin le plus populaire Chateau La Rose Brisson. J'ai finalement ramené 2 bouteilles (au diable le poids du sac). Vers 14h, je suis retournée vers Bordeaux pour y prendre mon train pour Toulouse plus tard. On m'avait dit qu'étant donné l'absence de gare réelle, je devais payer mon billet dans le train, finalement personne n'est venu me voir, donc j'ai eu l'aller-retour gratuit :-) 

 

Toulouse

Je n'ai pas tellement eu de coup de coeur pour cette ville, pour différentes raisons. J'avais entendu parler qu'elle était un peu dangereuse, c'est pourquoi je suis arrivée vers 19h30. J'ai demandé quelques indications pour me rendre à mon auberge de jeunesse, et le personnel de la gare m'a dit que c'était à 7 minutes de marche, mais qu'il valait mieux prendre le métro pour m'y rendre! Je ne pensais pas que c'était dangereux à ce point-là! Arrivée à mon auberge (après le stress de ma marche entre la station de métro et mon auberge), la fille de la réception me dit que j'ai été placée dans une chambre pour filles seulement (bref, comme j'avais demandé) et que, justement, il s'agissait de la même chambre qu'elle (je trouvais un peu étrange que l'employé dorme dans ma chambre, mais bon...) Elle m'a dit que j'avais une très bonne chambre, car j'avais une petite cuisinette (personnellement, ça m'était égal, car je me disais que je n'irai sûrement pas prendre mon temps de voyage pour faire l'épicerie et cuisiner, surtout que c'est bien plus intéressant de goûter à la nourriture locale). Arrivée à ma chambre, je croise une autre fille, une Française, bien sympatique. Quelques minutes après, 2 gars cognent et entrent avec leur clé dans notre chambre, et procèdent à se cuisiner leur souper. Voyant ma face pas contente, ils me disent qu'ils travaillent à l'auberge et qu'ils vont juste se cuisiner un petit souper et repartir après. Non mais, quoi de plus agréable qu'une bonne odeur d'ail, d'oignons et de viande dans sa chambre. J'ai donc été prendre ma douche, en espérant ne pas les revoir en sortant. J'ai ensuite remarqué qu'il y avait des produits hygiéniques restés dans la douche permanemment. Bref, les employés vivent à l'auberge. La qualité en général des infrastructures n'était pas terrible (toilette qui ne flush pas, lumière brulée, fenêtre qui ne ferme pas juste, etc.), mais c'était une auberge de jeunesse, donc j'aurais pu passer par-dessus cela. Mais un manque d'intimité comme cela (il y a une raison si j'ai choisi une chambre pour femmes seulement, et ce n'est sûrement pas parce que je désire voir deux hommes inconnus entrer à qui-mieux-mieux dans ma chambre), ça ne passait pas. J'ai donc été voir la réceptionniste et lui ai dit que je voulais annuler ma réservation pour la nuit suivante, car je n'étais pas à l'aise. Le dimanche matin, je me suis levée tôt et j'ai fait le tour de la ville en 5 heures de marche. La ville était très très sale et aussi très brune (les bâtiments sont tous pareils: construits avec de petites briques brunes)! J'ai bien vu quelques paysages jolis, mais sans plus. Je me suis rendue compte qu'il y avait une autre langue parlée: l'Ocitan. Aussi, j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup d'immigrants Marocains (marchés marocains, vêtements, nourritures, etc.) Mais bon, comme je disais, il n'y avait pas grand coup de coeur à l'horizon! En fin d'avant-midi, je suis allée à la gare en me demandant quel trajet j'allais prendre pour le retour, car maintenant, je n'avais plus de réservation pour ma prochaine nuit, donc j'avais le choix des villes. En entrant, j'ai vu qu'il y avait un train qui partait 10 minutes plus tard vers Bayonne (près de Biarritz justement), donc j'ai embarqué dedans pour un trajet de 4 heures. Durant le trajet de train, nous avons passé tout près des Pyrénées, c'était magnifique!! Tandis que j'étais dans le train, je me suis mis à repensé à une ville que j'avais vu à l'aller, St-Jean-De-Luz, que je trouvais superbe. J'ai donc décidé que je m'y rendrais à partir de Bayonne, en autobus.

 

St-Jean-de-Luz

 J'y suis arrivée vers 17h le dimanche soir. La petite station balnéaire est située en bordure de la côte ouest de la France et est bien plus touristique que je le pensais. Elle fait aussi partie des pays basques (qui sont au nord-est de l'Espagne et au sud-ouest de la France). L'architecture était superbe,il y avait partout de petites maisons blanches dont les persiennes étaient soient bleues soit rouges principalement, cela faisait une belle vue d'ensemble. En arrivant, bien qu'affamée (car il n'y avait aucune nourriture sur le train), j'ai été tout de suite me promener le long de la plage! J'ai ensuite attrapé un jus et un sandwich, et procédé à me trouver un endroit pour dormir. Après avoir fait le tour de quelques hôtels que je trouvais bien trop dispendieux (prix moyen de 120$ pour une nuit dans un hôtel 2 étoiles), j'ai finalement été dormir dans un hôtel dans la ville d'à côté (20 minutes de marche) pour le tiers du prix! Le paysage est magnifique: les montagnes, la mer, le port et ses multiples bateaux colorés, l'église, etc. J'ai terminé ma soirée sur une terrasse à déguster vin rouge  et carpaccio de boeuf  (nourriture aucunement typique, mais ô combien délicieuse!) Le lendemain matin, je suis partie vers 9h en autobus vers Hendaye, la fille frontière entre la France et l'Espagne. 

 

Hendaye

J'ai été agréablement surprise par la beauté d'Hendaye (opinion probablement biaisée par la température parfaite), que j'imaginais pas très jolie, vu qu'il ne s'agit que d'une frontière. Encore une fois, de belles montagnes, des cours d'eau, des dizaines de petits bateaux au port, des églises, etc. C'est un pont (sur lequel je me suis amusée à traversé bien sûr) qui relie la France à l'Espagne, ou plutôt Hendaye à Irun. Puis, simple retour vers San Sebastian en métro, et vers Pamplona en autobus le lundi en fin de journée. 

 

Bref, j'ai adoré ma petite escapade. Je me trouve tellement chanceuse d'avoir tous ces paysages magnifiques! Et en passant, contrairement aux stéréotypes de la culture 'latine', je n'ai jamais été courtisée ni au Portugal, ni en Espagne. Par contre, dans le sud de la France, c'était plusieurs fois par jour! J'ai été invitée à prendre des cafés, un homme m'a même demandé mon numéro de téléphone pour 'avoir des conseils si jamais il venait au Canada' (évidemment, je ne lui ai pas donné), les serveurs me faisaient des commentaires, même dans la rue ou au parc, des inconnus me complimentaient! On s'entend que je n'avais pas un look sexy du tout: pantalons de sport, running shoes, un gros sac à dos, le front un peu en sueur et le visage cerné, rien pour stimuler les hormones tant qu'à moi!! C'est très étrange, je ne sais pas s'il s'agit d'une micro-culture dans cette région, ou bien si ce sont les Français en général... Bref, il ne faut pas toujours se fier aux stéréotypes! 

Et comme toujours, puisqu'une image vaut mille mots, les photos sont disponibles dans l'album France :-)